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Faits Divers - Société
17/10/2014 - 00:59

Anorexie, boulimie: même combat

C'est en tout cas ce que soupçonne une équipe de chercheurs de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) qui a mis en évidence le fait que les anti-corps générés par l'organisme contre une protéine bactérienne produite par une bactérie intestinale non pathogène s'attaquent également à l'hormone principale de la satiété.



Anorexie, boulimie: même combat

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) regroupent tous les dysfonctionnements, de l'anorexie à l'hyperphagie* et à la boulimie. Jusqu'à présent, pour lutter contre les TCA, on explorait diverses pistes dont d'éventuels troubles psychologiques et le risque génétique. Aujourd'hui, avec cette protéine bactérienne, une autre cause apparaît, étrangère à la volonté individuelle comme à l'hérédité. De quoi déculpabiliser les patients et reconnaître leur bonne foi.  
La protéine en question est issue d'une souche non pathogène d'escherichia coli, une bactérie qui prolifère dans la flore intestinale (environ 100 000 milliards, soit au moins deux fois plus que le nombre moyen de cellules de l'organisme, selon Wikipedia).

Anorexie / boulimie: une protéine bactérienne mise en cause (inserm.fr): Les troubles du comportement alimentaire (TCA) tels que l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie touchent environ 5% à 10% de la population générale sans que l’on connaisse les mécanismes biologiques en cause. Des chercheurs de l’Unité Inserm 1073 "Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau" (Inserm/Université de Rouen) révèlent l’implication d’une protéine produite par certaines bactéries intestinales qui serait à l’origine de ces troubles. Les anticorps produits par l’organisme contre cette protéine réagissent aussi avec la principale hormone de la satiété en raison d’analogies de structures. Selon les chercheurs, ce mécanisme qui induit des variations de la prise alimentaire pourrait à terme être corrigé.

* Une personne victime d'hyperphagie n'a pas l'impression d'avoir le contrôle de sa prise alimentaire ni la possibilité de s'arrêter.

Sylvie Delhaye S. D.




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