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28/11/2007 - 20:38

Comment Vénus est devenue si différente de la Terre

Dans un lointain passé, Vénus devait être couverte d'océans: mais au lieu d'engendrer la vie, elle est devenue une fournaise dont l'atmosphère, analysée depuis avril 2006 par la sonde européenne Venus Express, est composée à 96,5% de CO2.



Cousine de notre planète bleue par sa masse et sa taille, l'étoile du Berger a une température de surface qui dépasse 450 degrés.

"L'eau présente sur Vénus dans le passé s'est tout simplement évaporée. Il y en a encore des traces dans son atmosphère et nous pouvons encore observer ce processus à l'oeuvre", a déclaré à l'AFP Hakan Svedhem, chercheur de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Au départ, "probablement parce que Vénus est plus proche du Soleil (108 millions de km contre 149 millions pour la Terre), l'atmosphère était un peu plus chaude et donc plus riche en vapeur d'eau, dont l'effet de serre est encore plus puissant que celui du CO2", ajoute M. Svedhem, qui présente cette semaine dans la revue britannique Nature une série d'articles consacrés à l'étoile du Berger.

Comme sur la Terre ou encore sur Mars, l'atmosphère vénusienne trouve son origine dans le "dégazage" des volcans, et était principalement composée dans sa jeunesse de vapeur d'eau et de dioxyde de carbone.



Sur Terre, une grande partie du CO2 a par la suite été piégée dans la lithosphère (roches) sous forme de dépôts calcaires, dans les océans et dans les organismes vivants, entraînant le cycle du carbone.

Sur Vénus à l'inverse, après l'évaporation de l'eau, "la teneur en CO2 de l'atmosphère était tellement élevée que l'effet de serre s'est emballé", explique M. Svedhem.

Explorée par plus de 30 vaisseaux depuis 1962, l'étoile du Berger est loin d'avoir révélé tous ses secrets: une épaisse couche de nuages d'acide sulfurique, probablement d'origine volcanique, avait jusqu'à présent empêché l'acquisition de bonnes images de sa structure atmosphérique et de sa surface.

Grâce à l'utilisation d'une nouvelle partie du spectre lumineux, Venus Express "dresse aujourd'hui une carte en trois dimensions de cette atmosphère, qui nous permet vraiment de comprendre beaucoup mieux que par le passé la météo et la circulation" de l'atmosphère vénusienne, assure M. Svedhem.

Les vents dans la haute atmosphère de Vénus soufflent à trois fois la vitesse d'un ouragan sur Terre à 70 km d'altitude, tandis que la planète ne tourne sur elle-même que très lentement, à raison d'un lever et d'un coucher du soleil tous les 177 jours.

Ces vents, dont la vitesse répartit uniformément les températures de surface et expliquent l'absence de saisons au sol, ont été mesurés en suivant les nuages d'acide sulfurique qui circulent dans la haute atmosphère.

Au sein de ces nuages, la sonde a mesuré une différence de 30 à 40 °C entre les températures diurnes et nocturnes, qui ne peuvent être expliquées par le seul rayonnement solaire. "De puissants courants descendants pourraient réchauffer l'air par compression", estime dans Nature Andrew Ingersoll, du California Institute of Technology.

Une autre interrogation concerne l'existence d'éclairs, qui ne devraient pas se produire dans des nuages qui s'apparentent à nos nappes de pollution.

Venus Express a cependant détecté des ondes électromagnétiques de basse fréquence qui durent une fraction de seconde et devraient résulter d'une décharge électrique.

"Peut-être n'avons nous pas pensé à tous les moyens par lesquels de l'électricité peut être générée dans l'atmopshère d'une planète", s'interroge M. Ingersoll qui pense que "si un jour nous parvenons à suivre les phénomènes climatiques sur Vénus comme nous le faisons pour la Terre, nous pourrions commencer à comprendre la météo en général".

H.V/Source Edicom



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