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Chroniques
13/11/2007 - 17:28

L’arche de Zoë, la pensée dominante et le Père Stanislas

Il m’arrive de le chercher, mon Père Stanislas, car j’ai beau écrire, commenter, lire, j’ai du mal à penser que les responsables de l’arche de Zoë sont de mauvaise foi, que l’Armée française, le Quai d’Orsay et l’Etat se soient faits complices involontaires et innocents de ce qu’aujourd’hui on appelle un vol d’enfants.



L’arche de Zoë, la pensée dominante et le Père Stanislas
Comment ces familles françaises d’accueil ne pouvaient-elles pas aider l’ONG en la pourvoyant de quelques centaines d’euros, contre rien, finalement, puisqu’elles étaient prêtes à accepter un enfant sans l’avoir choisi au préalable.
Et les volontaires de l’arche, même s’ils ont été payés, en quoi est-ce répréhensible de gagner quelques sous en faisant un truc chouette, sympa, qui consiste à essayer d’offrir à des enfants un avenir français ?

Les enfants seraient tous tchadiens, pas orphelins: et alors? Il faut simplement supposer que les parents de ces enfants ont, eux aussi, touché quelques sous pour regarder partir leurs enfants loin de la misère. Et quand bien même on les aurait déguisés en blessés. Que vaut il mieux lorsqu'on veut que son enfant vive ailleurs déguisé ou mourir ensanglanté?

Il y a dans nos banlieues françaises, des gens qui n'ont eu besoin ni de déguisements ni de mensonges. Ne m’a-t-on pas dit que certains de nos jeunes seraient partis vers l’Afghanistan et Al Qaïda sans se douter des suites que l’on connaît. La France, c’est mieux que les camps d’entraînement d’Al Qaïda, non?

J’ai fini par le trouver, le père Stanislas. Il était en panne de gitanes maïs et fouillait ses poches à la recherche de sa rouleuse. Une boite, quelques feuilles et une ou deux pincées de tabac. Il n’est pas commode, le Stanislas. Il me scrute et finit par me lancer: «Lis le Nouvel Obs, bon sang ! Ils pensent connaître la vérité, eux!»

Je le trouve, ce Nouvel Obs, encore emballé de cellophane. C’est le numéro 2244 du 8 au 14 novembre 2007. En couverture: «La vérité sur les enfants volés». Je me propulse tant bien que mal, de pub en pub, jusqu’à la page 84. Le chapô, déjà :
« Ils ont manipulé les familles, menti aux autorités, piégé les militaires, revendiqué le parrainage de Cécilia Sarkozy et monté une véritable action commando. Récit d’un incroyable fiasco de l’action humanitaire. »
Ils sont forts, les gars de l’arche de Zoë, non ?

Qu’y a-t-il de plus à dire? L’acte d’accusation semble dressé, la présomption d’innocence enterrée. L’intime conviction du Nouvel Obs n’attend pas celle des juges qui n’ont plus d’autre choix que d’instruire à charge pour avaliser encore et toujours la pensée dominante.

Dès lors, que devient le questionnement de cette chronique? Il est candide, je le sais. Et même le Père Stanislas, en bon philosophe, semble savoir que les juges n’ont pas besoin de juger: il leur suffit de lire. A moins que le Procureur de la République ne décide d’ouvrir une information pour divulgation de secrets de l’instruction. C’est une idée, ça, non ?

Et si cette information était ouverte par un magistrat tchadien qui demanderait l’extradition de nos responsables politiques qui passent leur temps à se laver les mains de toute la crasse de notre politique africaine? Ce serait super, non?

Il me faut aller jusque sur le blog de Jacques ATTALI pour trouver «quelque chose» qui puisse me consoler : «Les ONG ont un devoir de mensONGe.» Je n’en lis pas plus. Trop peur d’être déçu par ce nouvel ami de Nicolas Sarkozy. Mais, qui sait ? le Père Stanislas lira peut-être. Il est brave, lui.

Henri VARIO-NOUIOUA




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