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Europe
17/02/2015 - 00:46

La Grèce rejette les propositions de l'Eurogroupe

La réunion des Ministres des Finances de la zone euro a tourné court après un refus catégorique de la Grèce de poursuivre le plan d'aide de l'Union européenne dans ses termes actuels. Les ministres des Finances de la zone euro ont donné à la Grèce un délai jusqu'à vendredi pour solliciter une prolongation de son programme d'aide international. Le refus de ce lundi hypothèque les chances de succès des discussions sur sa dette.



La Grèce rejette les propositions de l'Eurogroupe
Des réunions techniques entre les équipes du gouvernement grec et celles de ses créanciers internationaux (la « troïka »  constituée du Fonds monétaire international [FMI], de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne [BCE]), ont eu lieu durant tout le week-end. Lundi matin, il semblait déjà peu probable qu’un accord politique soit scellé dès lundi.

En 2014, le PIB des États-Unis était de 17 416 milliards de dollars (Wikipedia). Selon des données de la Réserve Fédérale de Saint Louis, la dette américaine atteignait presque 60.000 milliards de dollars (exactement 59.400 milliards de dollars) au 31 mars 2014. Mais en fait de dette, il s’agissait essentiellement de dette privée, et non d’emprunts du gouvernement. La dette publique américaine s'élevait à 117% de son PIB en 2014.  

Contrairement aux États-Unis ou au Japon, qui est endetté à hauteur de 245% de son PIB, le problème de la Grèce, c'est que sa dette est détenue par des pays tiers et à 33% par la BCE.  En 2015, sa dette se monte à 175% de son PIB. La Grèce demandait dernièrement à l'Europe d'accorder à sa dette le statut de dette perpétuelle. Aucun commentateur n'a souhaité indiquer en quoi cette demande était irresponsable, comme l'indiquait aujourd'hui le ministre des finances allemand, ni quel serait le statut de la dette grecque dans le cadre d'une Europe fédérale. Pourtant, la fédération des pays européens est en projet. A l'opposé, si la Grèce, en situation de rupture complète, sortait de l'Europe et de la zone euro pour revenir à une monnaie nationale, la valeur d'échange de sa dette serait tout à fait différente.

Sylvie Delhaye S. D.