Editoweb, magazine multilingue, offre des Actualités et infos en temps réel et en continu et le référencement direct et en temps réel des entreprises - Edition et Publicité Magesta Ltd, London UK

France
01/04/2009 - 16:17

Limitations dans les soins aux personnes âgées

Il a suffi d'une circulaire sur le financement des établissements pour personnes âgées pour mettre le feu aux poudres. "L'Etat agresse les personnes âgées", s'insurge l'Association pour vivre et vieillir ensemble en citoyens (Avvec).



"Le gouvernement rationne les soins aux personnes âgées", renchérit la Fédération nationale Avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA), qui rassemble, pour elles, 300 établissements ou services "Il s'agit d'un recul important", affirme la Fédération hospitalière de France.

Tous dénoncent une circulaire qui revoit les conditions de financement des 8 000 établissements pour personnes âgées dépendantes de France. Ce texte crée une norme de financement qui a suscité une levée de boucliers : calculée à partir d'une grille intégrant notamment le nombre de résidents et leur degré de dépendance, elle permettra, pour chaque maison de retraite, de fixer un budget "soins" pris en charge par l'assurance-maladie.

Mais cette équation fonctionnera comme un couperet. Si les budgets des établissements dépassent le tarif plafond, leur progression sera considérablement limitée : leur enveloppe ne pourra augmenter de plus de 0,5 % en 2009, ce qui, selon les acteurs du secteur, reviendra à restreindre les soins. "Il faudra licencier du personnel ou augmenter les tarifs d'hébergement", soupire Claudy Jarry, le président de la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa), qui regroupe 900 établissements.

M. Jarry dirige, dans les Deux-Sèvres, une petite unité accueillant une trentaine de résidents souffrant de la maladie d'Alzheimer. Selon ses calculs, son établissement est au-dessus du tarif plafond. "Et pourtant, nous ne vivons pas dans le luxe ! Nos résidents sont en fauteuils roulants, ils ne peuvent ni manger, ni se laver seuls, et l'équipe ne compte que 27 personnes. Cela représente un ratio d'encadrement de 0,9, inférieur aux préconisations du plan Solidarité grand âge."

Parce qu'il dépasse le tarif plafond fixé par la circulaire, l'établissement dirigé par M. Jarry devra cependant réduire son budget. "Il faudra que je renonce à plus de quatre emplois en équivalent temps plein, s'insurge-t-il. Soit je ne remplace pas des départs à la retraite, et la qualité de vie des résidents en pâtira, soit je garde les personnels en augmentant le tarif d'hébergement, ce qui pèsera lourd sur le budget de nos malades et de leurs familles."

La secrétaire d'Etat chargée de la solidarité, Valérie Létard, admet que cette circulaire pénalisera certains établissements, mais elle revendique cette démarche au nom de la lutte contre les "inégalités". "Une bonne gestion des crédits publics passe par une répartition équitable, souligne-t-elle. C'est pourquoi des efforts modestes sont demandés à environ 7 % des établissements beaucoup mieux dotés que les autres, de façon à concentrer les moyens nouveaux sur les établissements qui ont besoin d'être davantage renforcés en moyens humains."

Si le secteur des personnes âgées vivait dans l'opulence, ce discours aurait sans doute une chance d'être entendu. Mais en France, les établissements pour personnes âgées dépendantes restent mal dotés : le taux d'encadrement des résidents dépasse à peine 0,6, un chiffre inférieur à celui de la plupart des pays du nord de l'Europe. "Depuis 2005, les conditions concrètes de la prise en charge n'ont que peu évolué et les difficultés rencontrées par les personnes âgées et leurs proches restent entières", souligne la Cour des comptes dans son rapport annuel.

Depuis le début des années 2000, et surtout depuis la canicule de 2003, des efforts financiers ont pourtant été accomplis : le taux d'encadrement a progressé de 17 % en huit ans et les crédits médico-sociaux destinés aux personnes âgées ont plus que doublé de 2002 à 2009. Le plan Solidarité grand âge du gouvernement de Dominique de Villepin a même prévu un taux d'encadrement d'un professionnel pour un résident pour les personnes âgées les plus dépendantes.

Pour beaucoup d'acteurs du secteur, ces efforts sont remis en cause par la circulaire sur le tarif plafond. "Les établissements à qui le gouvernement demande de restreindre leur budget ne sont même pas arrivés au taux d'encadrement prévu par le plan Solidarité grand âge ! regrette Didier Sapy, le directeur de la FNAQPA. Au lieu de tenter de combler le retard, le gouvernement demande aux moins pauvres de financer les plus pauvres."

Ces restrictions sont d'autant plus difficiles à accepter que la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie dispose, pour les personnes âgées, d'une enveloppe de plus de 500 millions d'euros qui n'a pas été consommée en 2008. "L'Etat vote des budgets mais par inertie administrative et, parfois, par mauvaise volonté, il s'arrange pour ne pas les dépenser, affirme Pascal Champvert, le président d'Avvec. Et l'année suivante, il nous les ressert sous la forme d'une reprise d'excédents !"

D'ici à 2050, le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans devrait plus que doubler. Ce phénomène est lié à l'augmentation de l'espérance de vie, qui a franchi, en 2004, le seuil historique des 80 ans, mais aussi au baby-boom de l'après-guerre : les générations nombreuses nées au lendemain de la seconde guerre mondiale atteindront le grand âge en 2030. Les années 2030-2040 devraient ainsi correspondre, selon la mission d'information du Sénat sur le cinquième risque, à un "pic" dans le processus de vieillissement.


Source: Yahoo News
Awa Diakhate



En bref
01/05/2012 11:04

Sénégal: L'Assureur ASKIA veut une directive UEMOA sur le respect des droits humains

Sénégal: L'Assureur ASKIA veut une directive UEMOA sur le respect des droits humains
 Mame Penda Gueye, Directeur des engagements et des affaires juridiques de la compagnie d’assurance sénégalaise Askia Assurances toutes branches au Sénégal, a proposé samedi que  l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA ) prenne une directive communautaire sur  le respect des droits humains sur les lieux de travail.  « Il faut la réadaptation des textes nationaux par la mise en place d’une directive communautaire sur le respect des droits humains dans les lieux de travail », estime Mme Gueye qui animait une communication sur les droits humains et la prévention des risques professionnels, à l’occasion de la commémoration du Mois africain de la prévention. La compagnie d'Assurances toutes branches ASKIA Sénégal qui de par ailleurs vient de mettre en ligne un site Web Forum  "Askia Aassurances Sénégal Infos "  prône l'augmentation des sanctions contre les violations des droits humains dans les entreprises tout en renforçant le contrôle des inspecteurs du travail. A propos de debat, il sera vif sur le tout nouveau site Web  Askia Aassurances Sénégal Infos et l'on nous assure que le theme des droits humains dans le travail en sera l'un des sujets.

Source:  www.starafrica.com/fr/emploi/  
Sylvie Delhaye

Partageons sur FacebooK


Inscription newsletter
S'identifier / Inscription gratuite