Les pactes n’ont pas toujours été accaparés par les partis politiques. Témoin cet extrait d’un
article de septembre 2001 en Espagne :
« Un nouveau pacte social est nécessaire qui corresponde à la nouvelle phase transnationale de l'accumulation capitaliste. La question à éclaircir est celle des termes de ce pacte et de sa viabilité pratique… La pleine reconnaissance de l'immigré comme sujet social (politique), condition préalable à toute intervention sur des bases solidaires réelles, exige la rupture du pacte citoyen que nous avons forgé au cours de ces dernières années. »
Dans ces années-là, ils avaient même un contenu philosophique ou idéologique.
A l’approche des élections présidentielles 2007 en France, et apparemment dans toute la zone francophone,
(Maroc, Kabylie, Sénégal) on a quitté l’idéologie pour rejoindre l’électoralisme. Bizarre, non ? Après tout, un programme présidentiel doit bien être supporté par une idéologie puisqu’il ne saurait consister en la longue énumération des milliers de mesures à prendre pour changer notre vie.
Si vous suivez les liens, vous constaterez que les pactes, au Maroc, en Algérie et au Sénégal, répandent une petite odeur de souffre.
Ségolène et Sarko, ici en France, ont pactisé:
pacte présidentiel, pacte républicain.
Pacte et souffre, l’un et l’autre ont-ils quelque chose en commun ? Chaque lecteur, en fonction des informations qu’il a rassemblées jusqu’ici, apportera sa réponse.
Toutefois, tous les lecteurs, ou presque, répondront la même chose si on leur demande quel mot est associé en priorité avec pacte : ils diront diable.
Voilà donc une campagne au cours de laquelle les deux principaux protagonistes ont choisi un mot-pilote lié au mal, à l’immensité des zones d’ombre tapies aux confins de nos esprits.
De deux choses l’une, soit ils ont commis une lamentable erreur de communication, soit ils pensent vraiment que le diable existe et ils s’apprêtent à incarner son règne.
Vous avez une autre hypothèse, vous ?