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19/10/2007 - 17:59

Procès pour les tortures commises à l'ESMA pendant la dictature argentine

BUENOS AIRES - Le premier procès pour les crimes commis pendant la "guerre sale" des années de la dictature argentine dans le centre de tortures clandestin le plus important du pays s'est ouvert jeudi: un ancien officier des garde-côtes risque la prison à perpétuité. Hector Febres, 66 ans, un des dirigeants de la tristement célèbre ESMA est poursuivi pour enlèvement et torture de quatre opposants.



Procès pour les tortures commises à l'ESMA pendant la dictature argentine
L'ESMA (Ecole Supérieure de Mécanique de la Marine), située dans un des quartiers résidentiels nord de Buenos Aires, est le sinistre symbole des années noires de la dictature militaire (1976-1983). Principal centre de tortures et d'exécutions clandestin, il fut le quartier général de la répression.

Elle doit devenir le Musée du souvenir des victimes de la dictature. Mais l'ESMA n'a toujours pas totalement été évacuée par les membres de la Marine, ce que dénoncent les militants des droits de l'homme. Le musée du souvenir n'ouvrira ses portes qu'une fois que le déménagement de la Marine sera achevé.

Hector Febres, 66 ans, un des dirigeants de la tristement célèbre ESMA est poursuivi pour enlèvement et torture de quatre opposants.

De nombreux autres agents militaires et leurs alliés civils sont également poursuivis par la justice argentine dans ce même cadre, et d'autres procès doivent s'ouvrir bientôt concernant l'ESMA.

Depuis la révocation en juin 2005 des lois d'amnistie des années 80 exonérant les militaires, à l'appel du président Nestor Kirchner qui a fait sienne la lutte pour les droits de l'homme et contre l'impunité, quelque 262 ex-militaires et policiers ont été entendus pour enlèvement extra-judiciaires, tortures et disparitions. Parmi eux, 30 anciens officiers, dont trois amiraux, sont entendus ou poursuivis pour des crimes commis à l'ESMA.

Quelque 5.000 personnes seraient passées par les cachots de l'ESMA. Seul un petit nombre d'entre eux ont survécu.

Ayant perdu toute existence juridique et déjà "disparus", les détenus arrivaient à l'ESMA, les yeux bandés et menottés, pour y subir des séances de torture à répétition et utilisant des moyens multiples. La plupart d'entre eux étaient ensuite exécutés, certains jetés vivants dans la mer au cours de "transferts" spéciaux par avion

Une maternité clandestine fonctionnait à l'ESMA, et nombre de bébés mis au monde par les "disparues" détenues dans l'Ecole de mécanique de la Marine furent ensuite adoptés par des membres du régime militaire, un des autres volets des procès entamés pour les crimes commis pendant ces années de "guerre sale".

Febres, 66 ans, y était un des tortionnaires les plus craints pour sa violence extrême, selon l'un de ses victimes, Carlos Lordkipanidse, qui devrait témoigner au procès. "Nous l'appelions 'jungle', car il était comme tous les animaux mis ensemble", a-t-il déclaré avant le procès.

Selon les chiffres officiels, 13.000 personnes ont "disparu" pendant les sept années où la junte a été au pouvoir en Argentine et mené la répression contre . Mais selon les organisations des droits de l'homme, le bilan réel est plus près des 30.000 morts.

La semaine dernière, le prêtre Christian von Wernich, ancien aumônier de la police a été condamné à la perpétuité pour avoir participé à la torture et à la disparition de plusieurs détenus politiques

H.V/Source Web




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