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31/03/2008 - 12:42

Retrait des miliciens de Sadr des rues à Bagdad et Bassorah

Après six jours de combat meurtriers avec les troupes régulières, les miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr ont quitté les rues de Bagdad et du grand port pétrolier de Bassorah.



Aucune présence de combattants de l'armée du Mahdi n'était visible à Sadr City, le bastion de cette puissante milice dans le nord-est de Bagdad, ni à Kazimiyah, un autre grand quartier chiite de la capitale irakienne.

Moqtada Sadr a ordonné dimanche à ses miliciens de se retirer des rues, après des combats dans Bagdad et dans le sud irakien notamment à Bassorah, qui ont fait au moins 320 morts et des centaines de blessés. Cette décision a été saluée par le gouvernement irakien.

"Nous obéissons aux ordres de Moqtada", a déclaré à l'AFP le porte-parole du mouvement sadriste dans l'ouest de Bagdad, Hamdallah al-Rekabi. "En dépit de notre engagement les forces d'occupation ont encore bombardé notre secteur", a-t-il dit.

L'armée américaine a affirmé qu'au moins 41 personnes décrites comme des "criminels" ont été tuées lors d'opérations visant des combattants chiites dimanche à Bagdad.

Une équipe servant un mortier a notamment été repérée sur le toit d'un immeuble et une frappe aérienne a détruit le bâtiment, faisant au moins 25 morts, selon un communiqué américain. Au moins 16 autres sont mortes dans d'autres raids.

"Il n'y a pas de miliciens dans les rues", a assuré à l'AFP Jaafar Souhail, un commerçant de Sadr City. "La vie normale est de retour. Les boutiques sont rouvertes et la circulation est normale".

Un combattant de la milice a toutefois averti être prêt à reprendre les armes si l'armée du Mahdi était attaquée. "Nous sommes restés chez nous, nous respectons les ordres de Moqtada", a dit à l'AFP Haïdar al-Assadi. "Mais nous sommes prêts à nous battre si les Américains entrent dans notre secteur".

"Nous avons décidé de nous retirer des rues de Bassorah et d'autres provinces. Nous voulons que les Irakiens arrêtent de verser le sang et qu'ils défendent l'indépendance et la stabilité du pays", a déclaré Moqtada Sadr dans son appel.

"C'est une bonne initiative qui va dans la bonne direction", a réagi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

Le mouvement sadriste, farouchement opposé à la présence américaine en Irak, accuse M. Maliki d'être à la solde des Américains et a demandé qu'il démissionne. Fort d'un important soutien populaire, il réclame que lui soit réservé plus de pouvoir.

Mais le gouvernement exige depuis des mois la dissolution de l'armée du Mahdi, une organisation paramilitaire qu'il ne contrôle pas.

Le quartier de Sadr City était théoriquement placé sous interdiction de circuler par les autorités irakiennes, mais le secteur est contrôlé par l'armée du Mahdi et les forces de sécurité ne sont pas présentes pour mettre en oeuvre cette décision.

Toutefois aucun véhicule ne peut sortir de Sadr City, encerclé par l'armée irakienne.
Des unités américaines sont déployées aux entrées du quartier et des tireurs d'élite ont pris position sur les toits, selon des habitants.

Dans le reste de Bagdad la circulation a repris après la levée le matin d'un couvre-feu qui empêchait depuis le 28 mars le déplacement des véhicules et des piétons.

De même, une interdiction diurne de circuler a été levée à Bassorah, à 550 km au sud de Bagdad, où les combats avaient commencé le 25 mars, mais le couvre-feu y est maintenu la nuit.

L'armée irakienne est déployée dans les avenues principales de cette deuxième ville d'Irak, en partie encore privée d'eau et d'électricité et où les commerces ont rouvert.

Par ailleurs, une salve de roquettes a explosé près d'un poste de contrôle dans la Zone verte, l'enclave fortifiée au coeur de Bagdad qui abrite les institutions irakiennes et l'ambassade des Etats-Unis, touchant cinq personnes, dont deux soldats américains, selon un témoin.

Source: yahoo news.




Arame Diène



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