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Asie & Extrême Orient
23/03/2009 - 15:45

Tata lance la voiture la moins chère du monde en Inde

Le groupe indien Tata a lancé ce lundi la voiture la moins chère du monde, la Nano, un véhicule "révolutionnaire" à 2.000 dollars (1.500 euros) pour les classes moyennes émergentes de l'Inde, mais aussi pour l'Occident en pleine crise économique.



"Nous sommes en passe d'offrir un nouveau moyen de transport au peuple indien et plus tard, je l'espère, à d'autres marchés ailleurs dans le monde", a déclaré Ratan Tata, président du conglomérat éponyme, lors d'une conférence de presse à Bombay, suivie à 14H00 GMT du lancement officiel de cette mini-automobile à ultra bas coûts.

Promise aux Indiens au tarif record de 100.000 roupies (2.000 dollars ou 1.500 euros) dans sa version la plus rudimentaire, la Nano pourrait être vendue en Europe en 2010-2011 --mais à 5.000 euros-- compte tenu d'équipements répondant aux normes de sécurité et de pollution, avait déclaré M. Tata au salon automobile de Genève en mars.

Alors que l'industrie automobile en Europe et aux Etats-Unis souffre de la récession, "la situation économique actuelle rend en quelque sorte (la Nano) plus attractive", a relevé M. Tata.

Les commandes en Inde débuteront le 9 avril pour des livraisons en juillet, a précisé le patron de la filiale Tata Motors, Ravi Kant.

Tata vise les dizaines de millions de foyers indiens positionnés entre les classes urbaines bourgeoises et les milieux défavorisés et qui ne peuvent pas s'offrir une voiture classique.

"J'ai observé ces familles sur des deux-roues: le père au guidon d'un scooter, son fils assis devant lui, sa femme juchée derrière et tenant leur bébé", expliquait M. Tata l'an passé. "Je me suis alors demandé comment concevoir pour ces familles un mode de transport sûr, abordable et pour tous les climats", avait-il raconté.

Mais seulement 30.000 à 50.000 exemplaires devraient être produits cette année, contre une prévision de 250.000 unités par an, à cause d'obstacles rencontrés par Tata Motors et qui a dû repousser de plusieurs mois la mise en production.

En octobre, le premier groupe automobile indien avait dû abandonner l'usine de la Nano quasiment achevée dans l'Etat du Bengale occidental (est) et en construire une autre au Gujarat (ouest). Après y avoir investi 350 millions de dollars, Tata avait été poussé hors du Bengale par des paysans ulcérés par la réquisition de leurs terres pour en faire une zone industrielle.

Déjà présentée au monde entier en janvier 2008, la Nano est animée d'un minuscule moteur de 624 cm3 --celui d'une bonne moto-- qui la fera plafonner à 105 km/h, sans climatisation, ni vitres électriques, ni direction assistée.

L'usine du Gujarat ne sera pas terminée avant la fin de l'année, a reconnu Tata, qui a donc assemblé ses premiers modèles dans ses autres sites.

"C'est un lancement à la va-vite, puisque la principale chaîne de production n'est même pas prête", a critiqué Mahantesh Sabarad, du courtier Centrum Broking. Et "nous sommes vraiment préoccupés par la demande des consommateurs", a-t-il expliqué en pointant "la contraction des salaires ces derniers mois et les grosses craintes pour l'emploi".

De fait, la dixième puissance économique de la planète est violemment frappée par la crise mondiale et au bord de la déflation, c'est à dire d'une baisse prolongée des prix risquant de plomber l'ensemble de l'activité.

Déjà, les ventes de voitures en Inde ont chuté de 20% fin 2008, après des années de croissance à deux chiffres.

Toutefois avec la Nano, "j'en aurai pour mon argent", s'est félicité Hasmukh Kakadia, un cadre financier qui veut se débarrasser de sa Ford Fiesta achetée 13.000 dollars. "Dans une économie en berne, je réfléchirais à deux fois avant de mettre de l'argent dans une nouvelle voiture. Mais pas pour celle-là", a-t-il dit.


Source: Yahoo News
Awa Diakhate



En bref
01/05/2012 11:04

Sénégal: L'Assureur ASKIA veut une directive UEMOA sur le respect des droits humains

Sénégal: L'Assureur ASKIA veut une directive UEMOA sur le respect des droits humains
 Mame Penda Gueye, Directeur des engagements et des affaires juridiques de la compagnie d’assurance sénégalaise Askia Assurances toutes branches au Sénégal, a proposé samedi que  l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA ) prenne une directive communautaire sur  le respect des droits humains sur les lieux de travail.  « Il faut la réadaptation des textes nationaux par la mise en place d’une directive communautaire sur le respect des droits humains dans les lieux de travail », estime Mme Gueye qui animait une communication sur les droits humains et la prévention des risques professionnels, à l’occasion de la commémoration du Mois africain de la prévention. La compagnie d'Assurances toutes branches ASKIA Sénégal qui de par ailleurs vient de mettre en ligne un site Web Forum  "Askia Aassurances Sénégal Infos "  prône l'augmentation des sanctions contre les violations des droits humains dans les entreprises tout en renforçant le contrôle des inspecteurs du travail. A propos de debat, il sera vif sur le tout nouveau site Web  Askia Aassurances Sénégal Infos et l'on nous assure que le theme des droits humains dans le travail en sera l'un des sujets.

Source:  www.starafrica.com/fr/emploi/  
Sylvie Delhaye

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