Sommaire

Editoweb Magazine propose des commentaires d'actualité et de la littérature, des textes littéraires - sciences fiction, polar, littérature fantastique, ésotérisme - et des infos en temps réel.

pub
INFOS DERNIERES - consultez des dépêches en temps réel: cliquez ici

Monde: Toute l'Actu
05/08/2005 - 21:35

Terrorisme: L'Iraq demande une définition



New York, Aug 4 2005 5:00PM
Comme l'a fait Kofi Annan à de nombreuses reprises, l'ambassadeur de l'Iraq a appelé aujourd'hui à l'adoption d'une définition du terrorisme à l'ONU, estimant qu'il était temps de cesser de prendre prétexte de la « lutte pour l'autodétermination ». Il a appelé à l'interdiction des messages de haine et des édits religieux qui incitent au terrorisme au prix d'une interprétation spécieuse de l'Islam rejetée par la majorité des musulmans.
« Notre lutte fait partie de la lutte mondiale contre le terrorisme », a déclaré aujourd'hui le représentant de l'Iraq, Samir Sumaida'ie, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue au Siège de l'ONU, à New York, à l'issue d'une séance du Conseil de sécurité au cours de laquelle a été adoptée une <" http://www.un.org/Docs/journal/asp/ws.asp?m=S/RES/494 (2005)">résolution condamnant sans réserve le terrorisme en Iraq, et rappelant que « tout acte de terrorisme est une menace à la paix et à la sécurité dans le monde » (voir notre <"http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=10839&Cr=terrorisme&Cr1=iraq">dépêche d'aujourd'hui).
« Le terrorisme n'existe pas dans le vide mais dans un environnement favorable », notamment lié au traitement médiatique. « Il existe des chaînes de télévision et des journaux qui le promeuvent pratiquement ouvertement et le glorifient, approuvant le recours au terrorisme en tant que moyen de parvenir à des objectifs politiques, sous la bannière de la liberté de parole », a déclaré le représentant iraquien.
« Nous pensons que la liberté de parole, comme toute liberté, doit avoir des limites en ce qu'elles ne causent pas de dommage à autrui et à la société en général », a-t-il affirmé, plaidant pour que « divers pays » prennent des mesures pour rendre illégal l'appel à la haine et au terrorisme.
« Ces actes devraient être illégaux tout comme l'introduction de terroristes sur le territoire d'un autre Etat ».
Le représentant iraquien a aussi plaidé pour l'interdiction des édits religieux qui donnent une « légitimité » au terrorisme. « La plupart des autorités religieuses islamiques concordent pour dire que le terrorisme n'a pas sa place dans l'Islam » et que son approbation est fondée sur une interprétation très biaisée des enseignements de l'Islam, qui est rejetée par la majorité des musulmans » a-t-il affirmé.
« Mais nous savons qu'un nombre très limité de personnes peuvent causer d'énormes dommages - il a suffi de 19 personnes pour commettre les attentats du 11 septembre 2001 - et causent d'énormes dommages en Iraq », a-t-il rappelé, citant parmi d'autres les récents attentats qui ont causé la mort de 32 enfants.
« Chaque jour, de nouveaux kamikazes s'introduisent en Iraq, convaincus que par leurs actes ils iront droit au paradis ». Le conditionnement commence dans l'enfance, par la façon dont la religion est enseignée. »
« Au moment où ils portent la ceinture d'explosifs autour du corps, il est trop tard pour les arrêter. » « Il faut les arrêter bien avant », a-t-il déclaré.
« Les dirigeants religieux qui promeuvent cette idéologie doivent être mis au ban, en tout premier lieu par les musulmans, et leurs enseignements doivent donc être rendus illégaux », a-t-il déclaré, soulignant que la responsabilité en incombait aux Etats Membres du Conseil.
La résolution adoptée aujourd'hui impose une responsabilité très claire aux Etats Membres, a rappelé le représentant iraquien.
Interrogé sur la coopération de la Syrie et de l'Iran avec le gouvernement iraquien, Samir Sumaida'ie a indiqué que l'Iraq avait clairement fait savoir à la Syrie qu'il existait des individus qui finançaient et faisaient entrer des terroristes en Iraq.
« La Syrie continue de nous donner des garanties qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour lutter contre ces personnes, mais nous continuons d'observer un flot accru de terroristes entrant sur le territoire », a-t-il déclaré.
<"http://webcast.un.org/ramgen/pressconference/pc050804.rm"><img src="/News/dh/latest/media/video.gif" width="10" height="10" border="0"> <font color="red" size="1" face="Verdana"><strong>. Retransmission de la conférence de presse</strong></font><font size="1" face="Arial">[25mins]</font>
Ce matin, prenant la parole au <" http://www.un.org/french/docs/cs/">Conseil de sécurité, il a regretté que l'ONU n'ait pas encore de définition du terrorisme, déplorant que certains continuent de confondre la lutte pour l'autodétermination et le terrorisme.
« Aucun combattant pour l'indépendance ou l'autodétermination ne prend pour cible son propre peuple et ses services de base fondamentaux, ses pipeline pétroliers, les travailleurs humanitaires neutres de l'ONU, les diplomates étrangers, les coiffeurs qui rasent les barbes, les femmes qui ne couvrent pas leur tête, les employés qui réparent les écoles et les ponts et les gens qui vont au restaurant simplement pour passer du temps en famille ».
« Il ne devrait pas être si difficile de convenir d'une définition du terrorisme, au moins son élément de base ».
Le représentant a appelé à plus de ressources pour l'étude et l'analyse du terrorisme, et en particulier les attentats-suicides. Il faut allouer plus de ressources pour démanteler les structures terroristes. Cet effort ne peut être assuré par un seul pays. Il exige la coopération internationale, d'où l'importance de la résolution du Conseil de sécurité, a-t-il conclu.

<"http://webcast.un.org/ramgen/sc/sc050804am.rm"><img src="/News/dh/latest/media/video.gif" width="10" height="10" border="0"> <font color="red" size="1" face="Verdana"><strong>. Retransmission de la séance du Conseil de sécurité</strong></font><font size="1" face="Arial">[44mins]</font>

<"http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/CS8471.doc.htm">Voir le compte-rendu des autres déclarations au Conseil de sécurité de ce matin dans le communiqué de presse de l'ONU
Le 1er avril dernier, le Coordonnateur du Comité spécial chargé d'élaborer une convention générale sur le terrorisme, <"http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/L3084.doc.htm">réuni au siège de l'ONU, rappelait que la pierre d'achoppement restait la même.
Les pays de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) et du Mouvement des pays non alignés estimaient que « la définition du terrorisme contenue à la fois dans le <"http://www.un.org/french/secureworld/">Rapport sur les menaces, les défis et le changement du groupe de personnalités de haut niveau et dans le rapport du Secrétaire général intitulé « <"http://www.un.org/Docs/journal/asp/ws.asp?m=A/50/2005">Dans une liberté plus grande» « ignorait totalement le droit des mouvements de libération nationaux à lutter contre la domination coloniale et l'occupation étrangère, ce qui va à l'encontre du droit à l'autodétermination énoncé dans la Charte des Nations Unies ».
Ces délégations continuaient d'exiger une référence au terrorisme d'État, principalement dans le contexte du conflit israélo-palestinien, alors que le Secrétaire général continue de souligner que le meurtre de civils par un Etat est déjà condamné par le droit international, et qu'il doit « être possible de convenir simplement que 'le meurtre de civils non armés, quelque soit la cause défendue, est du terrorisme pur et simple' ».
Le Secrétaire général a appelé urgemment et de façon répétée à l'adoption d'une telle convention d'ensemble, la treizième au sein d'un dispositif contre le terrorisme qui comprend déjà

ONU NEWS



Dans la même rubrique :
< >

Mardi 2 Février 2010 - 23:19 Conditons d'Utilisation des Blogs Editoweb




Sport: football
Partageons sur FacebooK

Inscription newsletter


pub


LinkedIn
Viadeo