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Europe
01/02/2015 - 22:30

Ukraine: livrer des armes ou pas

Les pourparlers de paix sur la crise en Ukraine se sont achevés samedi à Minsk, la capitale biélorusse, sans qu'un accord n'ait pu être trouvé. Étaient présents aux négociations l'ancien président ukrainien Leonid Kuchma, les représentants des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lugansk, à l'est de l'Ukraine, l'ambassadeur russe en Ukraine Mikhail Zurabov, ainsi que le délégué spécial de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe Heidi Tagliavini.



Ukraine: livrer des armes ou pas
L'Europe, qui avait pourtant fait les yeux doux à l'Ukraine, déclare aujourd'hui que la décision de livrer des armes ou pas au gouvernement ukrainien revient à chaque état membre. Les combats et les bombardements continuent, faisant chaque jour des dizaines de morts, y compris des civils. Personne ne semble se demander comment sera accueilli le vainqueur, quel qu'il soit, par des civils engagés dans un conflit qu'ils n'ont pas souhaité.
«Notre rôle n’est pas d’attiser le conflit et de devenir cobelligérants indirects, mais une mesure comme la fourniture de matériel militaire ne me choque pas si elle s’insère dans un plan de paix global et une vision d’avenir des relations de l’Union européenne avec la Russie. Dans un tel cadre, aider les autorités légales à se défendre est une mesure conservatoire et un moyen de rétablir le rapport de forces sur le terrain afin de contraindre la Russie à un compromis sans pour autant l’humilier», déclarait samedi à Libération l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine. Fournir des armes pour engager un processus de paix semble le choix dans lequel Européens et Américains souhaitent s'engager. Les armes, en principe, ne servent pas à faire la paix.
Les Etats-Unis commencent à déclarer qu'une aide militaire à l'Ukraine est envisageable alors qu'ils ont longtemps estimé que des négociations accompagnées de sanctions pourraient résoudre le conflit ukrainien. L'éventualité d'une adhésion de l'Ukraine à l'Otan légitime l'intervention américaine. Le temps de la non-ingérence est bel et bien révolu. Affaiblir un pays, la Russie, qui couvre une si grande partie du monde et compte une population si nombreuse n'est pas une solution viable à long terme. C'est même le contraire. Si l'Europe n'avait pas laissé entendre à l'Ukraine qu'elle pouvait envisager d'adhérer, y aurait-il eu un conflit aussi aigu?

Sylvie Delhaye S. D.