Depuis mercredi après-midi, après l'annonce de ces mesures, le KKE et le PAME ont été en première ligne de l'organisation de la contre-attaque contre cette offensive généralisée envers le peuple.
Le jour où ces nouvelles mesures ont été annoncées, les forces du PAME ont tout de suite organisé des manifestations dans 55 villes aux quatre coins de la Grèce. Le PAME en a appelé à une mobilisation générale pour unifier les résistances, pour organiser la guerre contre la guerre du capital et de ses partis.
L'appel à la mobilisation militante a été diffusé dans les rues d'Athènes et d'autres grandes villes. Des milliers de travailleurs ont participé à des manifestations, rassemblements et à d'autres mobilisations prenant des formes différentes, organisés par le PAME qui appelle le peuple à rejeter cette politique et à lutter pour la mettre en échec. Ces initiatives se sont spontanément transformés en manifestations de masse qui ont dénoncé frontalement ces mesures.
Ce matin, les forces du PAME ont procédé à un sit-in massif devant le bâtiment du Ministère des Finances dans le centre d'Athènes, ainsi que devant un certain nombre d'autres édifices gouvernementaux dans tout le pays.
L'action s'est intensifiée aujourd'hui avec de grands rassemblements et manifestations dans plus de 62 villes de toute la Grèce.
Ce vendredi 5, le jour où le parlement adoptera ces mesures, le PAME appellera à une grève nationale. La classe ouvrière a le devoir de réagir à la guerre lancée contre elle. Les travailleurs doivent se battre pour eux-mêmes, leurs enfants et pour les nouvelles générations.
“C'est une tragédie pour le peuple que de perdre ses droits, de voir ses salaires diminués malgré les longues luttes menées ces dernières années, malgré les sacrifices endurés et même le sang versé. Mais, surtout, ce serait une honte – et nous ne croyons pas que cela se passera comme ça – que ces mesures barbares soient adoptées sans que le peuple ne résiste, sans que le peuple contre-attaque, et que cela donne l'impression même que le peuple accepterait ces mesures” a déclaré Aleka Papariga, secrétaire-générale du Parti Communiste de Grèce, dans une conférence de presse exceptionnelle.