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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Vie du PCF et du MJCF

Le Parti communiste français s'est doté vendredi, pour la première fois de son histoire, d'une direction collégiale de neuf membres, animée par Pierre Laurent, ex-directeur de la rédaction de L'Humanité, au côté de la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet + réactions


Le PCF se dote d'une direction collégiale
Cette "coordination nationale", "renouvelée et rajeunie" selon les voeux de Mme Buffet, devra "animer au quotidien les décisions prises" par le Conseil national (parlement) et le Comité exécutif national (CEN) élu samedi, selon le porte-parole du parti, Olivier Dartigolles.

La nouvelle instance devra être totalement entérinée en février par les quelque 230 membres du Conseil national désignés lors du 34e congrès du PCF qui s'est tenu à la Défense (Hauts-de-Seine) mi-décembre.

La direction collégiale comporte donc au total neuf membres : huit pour gérer "toutes les grandes tâches régaliennes" du parti, et M. Laurent, 51 ans, pour animer cette coordination. "L'objectif est d'installer cette nouvelle équipe pour préparer le passage de relais" avec Mme Buffet, a déclaré M. Laurent.

Elue en 2001 dans le cadre d'une direction bicéphale avec Robert Hue, Mme Buffet dirigeait seule le parti depuis 2002. Celle qui avait annoncé vouloir quitter la direction en 2007 a prévu de céder, dans un an ou deux, sa place, une fois que cette "coordination" aura "pris corps".

M. Dartigolles, 38 ans, se voit confier des responsabilités élargies côté communication "pour faire face à la crise d'image que nous avons". Jacques Chabalier, 43 ans, sera chargé de la vie du parti. Robert Injey, 46 ans, du projet communiste, Patrice Bessac, 30 ans (Fédération de Paris) des questions d'expérimentation et de transformation du PCF. Lydie Benoit, 50 ans, s'occupera des élections, Jean-Marc Coppola, 48 ans, des élections européennes et de l'Europe.

Enfin, Eric Corbeaux, 47 ans, de la Fédération du Nord, sera en charge de l'emploi et des lieux de travail, et Jean-Charles Nègre, 60 ans, du pôle Moyens (logistique, finances, etc.).

Le Comité exécutif national a été, lui, resserré à 32 personnes (contre une cinquantaine auparavant), en respectant la parité, ce qui n'est pas le cas de la direction collégiale (une femme sur neuf).

Marie-Pierre Vieu, une élue des Hautes-Pyrénées qui avait mené une liste alternative avec les "communistes unitaires" (16,38%) pour transformer le PCF, face à Mme Buffet (67,72%), entre au Comité exécutif, avec deux de ses alliés. "Le débat sur la transformation du parti se poursuit et il va falloir qu'il se développe (...) nos critiques restent intactes", a-t-elle indiqué.

Le député-maire "orthodoxe" de Vénissieux (Rhône) André Gerin (10,26%) et Nicolas Marchand (5,62%), un "idenditaire", ne participeront pas à l'exécutif du parti.

En préambule de cette première réunion du Conseil national depuis le Congrès, la déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France, Hind Khoury, a été accueillie, et longuement applaudie, par les représentants communistes. Le "massacre des Palestiniens" en cours à Gaza, crée "une dépression nationale. Il faut aider ces gens", a-t-elle lancé, très émue.

En signe de soutien, une banderole géante de huit mètres sur neuf "Halte à la guerre", symbolisée par une immense colombe, a été accrochée sur la façade du siège du PCF, place du colonel Fabien (XIXe arrondissement de Paris).

Où va le noyau dirigeant du PCF ? Jean Jacques KARMAN, Conseiller Général d’Aubervilliers
Membre de la direction nationale du PCF; Porte-parole de la Gauche Communiste du PCF


La situation devient surréaliste. A peine sorti du 34ème congrès, où :

* deux textes critiques envers celui de ce noyau dirigeant, ont rassemblé 40% des votants
* la liste conduite par Marie George Buffet a perdu 25% des voix par rapport au 33ème congrès
* cette même liste a été confrontée, pour la première fois dans toute l’histoire du PCF, à trois listes alternatives qui ont réalisé près de 33%

l’équipe dirigeante fait comme si rien n’avait eu lieu. Comme au bon vieux temps du monolithisme total, ce noyau dirigeant impose ses vues.

Membre de la commission statutaire pour la proposition de l’exécutif du Conseil National, j’ai écouté Marie-George Buffet annoncer la liste de ses membres et ceux de la coordination. Plusieurs interventions, parmi les dix membres de cette commission, ont été critiques. Moi-même j’ai fait remarquer que les statuts soulignent que les directions doivent être à l’image du parti et que la liste des noms énoncés faisait l’impasse total sur deux listes alternatives. A la fin de cette commission, Marie-George Buffet n’a fait aucune modification de sa liste.

Quelques minutes après, devant le Conseil National, cela a été de même. Beaucoup d’interventions critiques, mais aucune modification. Si certains membres de l’ex-exécutif (y compris des ex proches de Marie-George Buffet) sont écartés car devenus gênants, le fait le plus marquant, c’est qu’il n’y a aucun représentant des deux textes qui ont rassemblé 40 % des communistes.

Devant mes remarques, Marie-George Buffet a affirmé que nous ne lui avions pas fait de proposition. En ce qui me concerne cela est vrai, puisque j’ai jugé que mes divergences politiques étaient trop importantes. Mais ce n’est pas vrai pour mon camarade André Gérin qui à deux reprises le lui a proposé.

Les résultats du premier vote du nouveau Conseil National devraient faire réfléchir ce noyau dirigeant, car là aussi, c’est du jamais vu : 40% des membres du Conseil National, lors de leur premier vote, ont voté contre la liste de Marie George Buffet.

Ce qui est le plus inquiétant, c’est que cette équipe dirigeante va devoir avancer des propositions de réponses concrètes à la crise qui va se développer et peut-être devenir explosive. Et tout aussi inquiétante est que l’idée de métamorphose du PCF n’est pas morte pour certains membres de cet exécutif.

Le monolithisme, enfanté hier par le stalinisme, est aujourd’hui le meilleur allié de l’immobilisme réformiste. Face à la crise du capitalisme, tout le monde reconnaît que Karl Marx avait raison. Alors utilisons le marxisme comme « boussole » pour renverser ce vieux monde pourri, y compris pour un meilleur fonctionnement du PCF.

Compte-rendu du Conseil national du 9 janvier 2009 par Caroline ANDREANI

Marie-George Buffet a ouvert le nouveau conseil national sur une initiative de solidarité avec la population de Gaza, en invitant la déléguée de la Palestine en France, son excellence Hind Khouri, à témoigner de la situation.

A suivi une interruption de deux heures durant lesquelles s’est réunie une commission chargée d’examiner les propositions de Marie-George Buffet pour l’exécutif. Deux de nos camarades y participaient, Marie-Christine Burricand et Jean Jacques Karman, avec un mandat de nos 17 élus au CN : proposer notre participation à cet exécutif.

Lorsque les travaux du CN ont repris, Marie-George Buffet a présenté une liste de 32 personnes (au lieu de 55 précédemment), sans aucun des élus de notre liste alternative ni de celle de Nicolas Marchand. Par contre, Bernard Calabuig et Marie-Pierre Vieu y figurent.

Cet exécutif est composé d’une coordination d’une dizaine de personnes, animée par Pierre Laurent. Cette coordination sera un outil de travail au quotidien, non pas un secrétariat à l’ancienne. Marie-Georges Buffet a ensuite détaillé les responsabilités des membres de l’exécutif, en soulignant que l’important n’était pas d’y participer (sic !), mais de travailler dans le conseil national. Elle a ajouté que la liste avait été composée en fonction des capacités des uns et des autres à impulser le travail dans leur secteur de responsabilité.

Nos deux camarades qui ont participé à la réunion préparatoire nous ont expliqué que la liste était complètement ficelée dès le début de la réunion de la commission, et que MG Buffet n’a pas bougé d’un iota malgré les propositions qui lui ont été faites de notre part et de la part de Nicolas Marchand notamment. A quoi bon une commission dans ce cas-là ?

Dans la discussion qui a suivi, plusieurs de nos camarades sont intervenus. Jean Jacques Karman a dénoncé une mascarade et une violation manifeste des statuts, qui sans reconnaître un véritable droit de tendances, exigent que les sensibilités soient représentées à tous les niveaux de direction du Parti. Marie-Christine Burricand a rappelé que nous avions fait des propositions pour l’exécutif, et que si elle décryptait correctement de discours de MG Buffet, cela signifiait que nos camarades n’étaient pas en capacité d’exercer des responsabilités nationales. A chacun d’apprécier. Emmanuel Dang Tran a dit qu’il jugeait cet exécutif parfaitement insatisfaisant, parce qu’il laisse de côté une fraction importante des communistes.

A la question de savoir pourquoi aucun de nos 17 élus n’avait été retenu, personne n’a jugé bon de répondre.

A noter que plusieurs camarades du CN ont eux aussi relevé que nous étions, ainsi que Nicolas Marchand, exclus de l’exécutif et que cela n’avait rien de satisfaisant.

Parmi les interventions surprenantes, celle de Bernard Calabuig, qui s’est félicité de pouvoir être d’une part dans l’exécutif, et d’autre part de continuer à participer à la construction d’une force politique alternative à gauche.

Plusieurs interventions, qui ne venaient pas de nos rangs, ont mis en cause :

-le fonctionnement anti-démocratique de MG Buffet, notamment la façon cavalière et anti-démocratique dont elle désigne son « dauphin »

-les risques d’un retour à un secrétariat ancienne manière

-un manque de conception de direction qui pourrait conduire le nouveau CN à n’être qu’une chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs

-l’inadéquation entre l’organigramme proposé pour l’exécutif et les choix de congrès (conception ancienne, dépassée, ne prenant pas en compte des questions fortes comme la crise, les questions de culture, le communisme, l’enjeu des questions de l'entreprise et de l'économie, etc.)

-le décalage entre ce qui est proposé et les besoins de nouvelles formes d’intervention

-la nécessité d’une meilleure cohérence entre les commissions et le CN, afin qu'elle ne soient pas uniquement des chambres de réflexion.

Malgré ces critiques souvent vives, MG Buffet a expliqué qu’elle ne comprenait aucune des préventions qui s’exprimaient. Elle a balayé d’un revers de main les propositions nominales qui lui ont été faites. Elle ne s’est bien entendu pas expliquée sur notre mise à l’écart.

Au total, sur plus de 230 camarades élus lors du congrès, seuls 148 étaient présents au moment du vote sur l’exécutif. Sur ces 148 votants, 88 bulletins étaient « complets », 60 étaient donc « incomplets » (barrés, raturés, avec des mentions, etc.) L’exécutif est donc élu par 88 voix sur 233, donc par 38 % des membres du Conseil national.

Marie-George Buffet n’a donc pas beaucoup d’amour propre si elle se satisfait de ce résultat.

Cette première phase du CN a été suivie du rapport de Patrice Bessac dressant une liste impressionnante d’initiatives à venir. Là, il convient d’être circonspect. Notre expérience depuis le 33e congrès nous a montré à maintes reprises que ce ne sont pas forcément les grandes ambitions qui mènent aux grandes réalisations.

Le prochain Conseil national est fixé au 7 février : il devra traiter de l’organigramme de l’exécutif (qui sera finalisé) et des élections européennes.

Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur le nouveau Comité exécutif national. Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris


La proposition, qui tombe cette après-midi, de composition du Comité exécutif national n’est pas acceptable. Le problème n’est pas que le nouveau CEN soit plus resserré et plus homogène que le précédent. C’est qu’il est blindé et que la cohérence politique qui unit la quasi-totalité de ses membres va à l’encontre de ce que les communistes viennent d’exprimer et de décider, de leurs attentes.

Dans la longue période de 18 mois, depuis l’échec total de la stratégie de la direction sortante en 2007 jusqu’au congrès qui devait avoir un caractère extraordinaire, les communistes se sont prononcés pour la défense de l’existence du Parti, pour qu’il retrouve son identité, sa combattivité, son indépendance. Ils l’ont dit à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007. Ils l’ont redit dans la préparation du congrès, sans ambiguïté malgré les modalités biaisées de son organisation.

Voilà que nous retrouvons dans la nouvelle équipe ceux qui ont décidé et appliqué la stratégie de l’échec et ceux, le plus souvent les mêmes, qui se sont prononcés pour la « métamorphose », le « dépassement », en fait la disparition du Parti et de ce qu’il représente. On retrouve ceux [refondateurs notamment] qui le répètent ouvertement depuis des années [mais qui n’ont pas osé soumettre leur texte au vote des communistes]. On retrouve ceux qui ont lancé un appel dans le même sens, après le vote des communistes [texte initié notamment par Cohen-Séat]. On retrouve ceux qui ont présenté une liste alternative au congrès [Vieu] pour l’élection du CN pour appuyer le plus loin dans la « métamorphose ».

Les masques tombent sur ces manœuvres tactiques.

Je ne vois pas comment cette nouvelle direction exécutive pourra mettre en œuvre les choix des communistes. Je me demande quel rôle dirigeant le CEN va laisser au Conseil national lui-même.

La composition du nouveau CEN tourne le dos à l’exigence de rupture avec la stratégie des derniers congrès. Mais elle se manifeste, réellement, de plus en plus fortement comme l’exigence de « faire vivre et renforcer le PCF » en partant des luttes.

L’impulsion devra largement venir de fédération, de sections, de cellules.

Evidemment, je voterai contre la proposition de CEN.

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / Adhérent à la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Les publications sur ce blog n'engagent pas la responsabilité de la section de Vaulx-en-Velin du PCF, mais uniquement de son auteur.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Roine (69) - Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Roine dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Roine (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Les publicacions en aquest bloc no comprometen la responsabilitat de la secció de Vaulx-en-Velin, però només el seu autor.

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