Pour le PS, "il faut prendre acte de cette décision regrettable et soutenir tous les présidents de région qui veulent, avec ceux qui partagent leur bilan dans les régions depuis six ans, porter, dès le premier tour, un projet qui protège les Français et qui ouvre des perspectives d'avenir pour nos territoires".
Le premier tour sera en effet "décisif pour créer la dynamique politique indispensable pour la victoire en mars 2010", juge M. Le Foll, pour qui "au second tour, devront se rassembler, sans exclusive, tous ceux qui, sur un projet clair, voudront battre la droite lors des régionales de 2010".
Vincent Peillon a, quant à lui, regretté que le PCF fasse le choix de s'allier au parti de Jean-Luc Mélenchon. "Il y a aujourd'hui à l'intérieur de la gauche un certain nombre de gens, dont Jean-Luc Mélenchon, qui prennent une responsabilité extrêmement grave parce qu'ils font le jeu de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. Le PCF envisage une fusion des listes au deuxième tour avec le PS et Europe Écologie mais exclut toute alliance régionale avec le MoDem. Vincent Peillon a souhaité qu'un "large rassemblement du PCF au MoDem" puisse se former sur la base d'un "contrat de gouvernement".
"Tous ceux qui, pour des raisons individuelles, des raisons de petites boutiques qu'ils viennent de créer, ne veulent pas entrer dans ce rassemblement jouent contre leur propre camp", a ajouté le député européen. Lors des élections régionales de 2004, le Parti communiste avait mené des listes autonomes dans une minorité de régions.