Diaz Cartaya affirma à Prensa Latina qu’alors, il se surprit lui-même mais aussi qu’il avait éprouvé une grande fierté en obtenant deux choses très importantes : « L’une d’elle, précisa-t-il, fut d’être accepté dans le Mouvement et l’autre de devenir l’auteur de « l’Hymne du 26 juillet », nom définitif de ce qui était initialement intitulé « Marche de la Liberté ».
D’après les historiens et les amis de la plus grande des Antilles, ce chant dépassa les frontières cubaines et prit un caractère universel. Après les assauts et prisonnier avec ses camarades d’idées et d’armes, Diaz Cartaya changea une strophe à partir d’une observation de Fidel Castro qui écrivit
dans une note…et à Thompson (pseudonyme de l’auteur) qu’il se souvienne du sang versé.
A partir de cette suggestion, il écrivit alors : « Le sang qui a été versé dans la province d’Oriente, nous ne devons pas l’oublier et pour cela, nous devons être unis, nous souvenant de ceux qui sont morts » et il substitua cela à un des passages originaux.
Des années plus tard, mis en musique par Carlos Faxas et d’autres camarades de Radio Cadena Habana, en février 1957, l’Hymne du 26 juillet fut à nouveau modifié comme en témoigne son créateur. Le mot « oriente » (dans la strophe indiquée) fut remplacé par Cuba pour éviter la régionalisation, indique aussi le père de la Marche d’Amérique Latine.
En accord avec des révolutionnaires connus, cet hymne fut présent dans les prisons, les actions clandestines, les combats et de nombreux épisodes héroïques. Peut-être le plus connu est-il celui d’une visite de Batista à la prison modèle de l’Ile des Pins (aujourd’hui « Ile de la Jeunesse »). Ceux que l’on appelait les Moncadistes l’entonnèrent avec force pour qu’il soit impossible au tyran de ne pas l’écouter. Depuis les débuts de Radio Rebelde, créée par le légendaire guérilléro argentin cubain Ernesto Che Guevara le 24 février 1958 dans la Sierra Maestra, l’hymne fut chanté entre les émissions.
Traduit dans plusieurs langues dont le russe, l’anglais, le français, le chinois et l’allemand, il devint aussi après le triomphe de la Révolution, un chant populaire au niveau national et international.