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Aujourd'hui, 13 août 2007, le Président Fidel Castro fête ses 81 ans. Tous nos voeux l'accompagnent!







LE TEMOIGNAGE ECRIT
Il y a dans le monde de nombreux événements de grande importance, dont quelques-uns sont en rapport avec Cuba. A notre pays arrivent souvent des nouvelles bien plus susceptibles de créer une prise de conscience qu’une simple réflexion de moi-même .

Quel terrible choc m’a produit l’interview de Gerardo Hernandez Nordelo, un de nos Cinq Héros, réalisée par la BBC et diffusée hier par la télévision , quel contenu humlain, quelle profondeur, quel brillant, quelque chose qui ne peut venir que d’un esprit qui a souffert neuf ans d’injustes tortures psychiques! .S’il vous plaît, nous demandons que la Table Ronde nous suive et informe sur le processus historique en rapport avec le destin de nos héroïques compatriotes.

Au Brésil, alors que la presse continue à chercher des nouvelles et donne des informations sur les activités des deux boxeurs après que, n’obéissant plus aux règles, ils se sont absentés du logement de la délégation cubaine.

Un câble de EFE, daté du 3 août à Rio de Janeiro, donne l’information suivante :
« Après avoir été surpris le jeudi dans une station balnéraire au nord de Rio de Janeiro où ils ont passé plusieurs jours en compagnie d’un impresario cubain et d’un autre, allemand, et de trois prostituées, les boxeurs furent conduits ce matin à un hôtel où ils ont été gardés par des agents de la police fédérale.

Rigondeaux et Lara furent retenus jeudi dans la station balnéaire de Araruama par des agents de la Police Militaire de Rio de Janeiro. Dans leurs déclarations devant la police fédérale, les deux boxeurs ont dit que, repentis, ils voulaient retourner à Cuba et qu’ils supposaient avoir été victimes d’un mauvais coup, c’est à dire qu’ils ont été drogués par les impresarii avant d’être enlevés de la Villa Panaméricaine. Les athlètes refusèrent l’aide de deux avocats qui se présentèrent au siège de la police fédérale et qui insistaient pour les représenter.

Les deux Cubains, cependant, furent aperçus dans différentes stations balnéaires du littoral nord de Rio de Janeiro en totale liberté et jouissant des commodités d’habitations, de fêtes arrosées de boissons alcooliques et en galante compagnie. Selon les propriétaires des maisons dans la station balnéaire de Saquarema interviewés par « O Globo » les deux boxeurs, en compagnie des impresarii cubain et allemand, passèrent plusieurs jours dans cette ville avant de partir pour Araruama en compagnie de trois prostituées rencontrées à Rio de Janeiro. « Ce sont de bonnes personnes, ils nous sont traitées comme si nous étions leurs fiancées et même, ils ont dit qu’ils allaient nous regretter, » a dit l’une des femmes qui a reconnu avoir reçu près de cent dollars par jour. »

Ce sont des détails désagréables mais essentiels et je ne peux pas employer d’autres mots que ceux utilisés par l’agence dans sa dépêche. J’imagine que les boxeurs eux-mêmes ont informé là-dessus leurs familliers adultes les plus proches.

Hier, lundi 6, un autre câble de la même agence affirmait : « La police brésilienne affirme qu’elle croit en la version des deux boxeurx cubains renvoyés dans leur pays après avoir disparu pendant les Jeux Panaméricains de Rio de Janeiro après avoir été drogués et trompés par deux impresarii qui voulaient les amener en Allemagne.

Nous croyons ce qu’ils ont dit et considérons leur version comme crédible et probable, » a déclaré aujourd’hui à EFE, le commissaire de la Police Fédérale Felicio Latera, responsable de l’enquête.

« La police fédérale brésilienne n’enquête pas sur la désertion supposée des deux Cubains mais sur les impresarii qui ont essayé de les emmener, » a affirmé le commissaire .

A cette même date et dans le même câble, l’agence EFE nous informa :
« Dans une interview avec un journal brésilien, l’impresario allemend Ahmet Öner, manager de quatre boxeurs cubains déjà réfugiés en Allemagne a admis avoir organisé la fuite de Rigondeaux et de Lara pour laquelle il affirme avoir payé environ un demi-million de dollars. »

Pour notre part, nous ne doutons pas que la police fédérale a cru dans le repentir des deux athlètes. La mission de cette institution était de gérer avec le consultat cubain, les papiers que les boxeurs leur demandaient de façon urgente et d’expliquer ce qui s’était passé pour eux après douze jours d’absence.

Pour la grande majorité de notre peuple, l’essentiel est de savoir quel a été le comportement moral des athlètes qu’elle éduque et forme au prix de si grands sacrifices.

La plus grande responsabilité, selon moi, appartient à Erislandy Lara, qui était le capitaine de l’équipe de boxe et à qui il incombait de faire respecter les règles et qui va directement se jeter dans les bras de mercenaires. Il a 24 ans et il est étudiant à l’université d’Education Physique et de Sport. Les deux boxeurs ignorent l’influence sur leur conduite des étroites relations d’amitié qu’ils avaient avec les trois boxeurs subornés au Venenzuela quoiqu’ils n’ont sûrement pas connu l’indiscrétion verbeuse avec laquelle le maître de l’entreprise mafieuse devait parler d’eux après qu’ils aient refusé d’assister au pesage.

Les deux athlètes se montrèrent rétifs à converser avec la presse. Un journaliste de « Granma », Miguel Hernandez, les attendit à l’aéroport et parla avec eux à ce sujet. Il fut déçu par leurs réponses alors qu’il essayait d’écrire un article convaincant sur la sincérité des boxeurs.

Julita Osendi , reporter à la télévision et bien informée sur les Jeux Panaméricains de Rio, demanda la permission de leur rendre visite et s’efforça de les persuader de parler en toute franchise. Ils furent plus ouverts et lui racontèrent quelques détails supplémentaires sur leur aventure insolite mais le résultat final fut le même.

J’ai demandé au compagnon Fernandez, vice-président du Conseil des Ministres qui fait partie, entre autres organismes à l’INDER , de m’envoyer une transcription de l’entrevue d’Osendi avec Erislandy Lara et Guillermo Rigondeaux. L’image ne suffisait pas, je désirais analyser chaque question et chaque réponse. Ce qui est écrit occupe deux fois l’espace qu’occupe cette réflexion.

Je demanderai à « Granma » qu’il la publie dans sa page sportive ou ailleurs pour garder une trace écrite de cette conversation.

De nombreux pays pauvres n’ont aucun problème avec le professionalisme mais chez eux, de nombreuses personnes meurent prématurément ou souffrent de maladies invalidantes par manque d’exercice. De cette tragédie, les pays riches et développés en souffrent aussi à cause des insuffisances de leur système pourri et de l’esprit mercantile de leurs services médicaux.

L’athlète qui abandonne sa délégation est comme le soldat qui abandonne ses compagnons au milieu du combat. Cuba possède un grand nombre de bons sportifs mais elle ne les a volés à personne. Le peuple jouit en outre de leurs merveilleuses prestations, cela fait partie de sa culture, de son bien-être et de sa richesse spirituelle.

La Révolution a tenu sa promesse, elle a promis de traiter humainement les deux athlètes, de les réunir immédiatement avec leur famille, de leur donner accès à la presse s’ils se souhaitaient et de leur donner un travail honorable en accord avec leurs connaissances. Nous avons également pris grand soin de leur état de santé, comme nous le faisons pour tous les citoyens.

Il était indispensable de les écouter, de connaître leur degré de repentir après cet épisode si douloureux. C’était une justice élémentaire.

Nous avons mis à la disposition de notre peuple les éléments que nous avons pu réunir pour leur permettre de porter un jugement. Maintenant, ils veulent repartir avec leur famille, ils sont arrivés au point de non-retour comme membres d’une délégation cubaine dans ce sport.

Nous,par contre , nous devons continuer la lutte. C’est le moment de constituer la liste des boxeurs cubains qui participeront aux Olympiades de Beijing avec un an d’avance. Ils doivent d’abord aller aux Etats-Unis pour participer aux championnats du Monde, un des trois événements qui permettent de se qualifier pour les Jeux Olympiques. Imaginez les requins de la mafia demandant de la chair fraîche !

Nous devons les avertir, nous n’avons pas peur de les leur amener à domicile. Cuba ne sacrifiera pas la moindre parcelle de son honneur et de ses idées pour des médailles d’or olympiques. La morale et le patriotisme de ses athlète prévaudront au-dessus de tout. Nous savons que dans la boxe la grandeur du ring et les gants ont été modifiés pour affecter notre pays qui obtient tant de médailles dans ce sport jusqu’à obtenir que les boxeurs professionnels soient inclus aussi dans les Olympiades.


Les autorités sportives sont en train d’analyser toutes les possibilités, y compris changer la liste des boxeurs ou de n’envoyer aucune délégation malgré les châtiments qui nous attendent. Elles étudient aussi les stratégies et les tactiques à suivre.

Nous maintiendrons notre politique de principe bien que le monde entre chaque fois davantage dans le professionalisme et comme au temps de Kid Chocolat – un véritable génie - il n’existait pas de médaille pour un sport sain, on ne concevait qu’un sport qui donnait du prix à lancer des balles irrattrapables, concocter des « home-runs » et donner et recevoir des coups sans aucune protection. Nous ne reviendrons jamais à une telle époque .

Le sport sain est incompatible avec le consumérisme et le gaspillage qui sont à la racine de l’actuelle et irréversible crise économique et sociale du monde globalisé.

Fidel Castro Ruz
7 août 2007
8h25 p.m

(traduction Gaston Lopez)


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Cuba Si France-Provence
Rédigé par Cuba Si France-Provence le 08/08/2007 à 11:53





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Aujourd’hui, la Brigade Henry Reeve est toujours à l’oeuvre en Bolivie, où le même phénomène de pluies cataclysmiques s’est reproduit cet hiver. Elle est également à l’oeuvre dans de nombreux pays d’Amérique Latine, d’Afrique, d’Asie, à la suite de cataclysmes divers : tremblements de terre, raz de marrées, éruptions volcaniques, inondations, etc...



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