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Voyages et Circuits touristiques au Sénégal - MTG Agence de voyages à Dakar
Margouillat Travel Group
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Un pays est à l'image de ses habitants et ses habitants sont multiples. C'est d'autant plus vrai au Sénégal, carrefour d'ethnies, de civilisations et de coutumes. Parmi celles-ci, les bassaris appartiennent peut-être aux seules qui ont su digérer le monde moderne tout en sauvegardant ce qui fait leur identité propre. Portrait d'un peuple qui, bien qu'ouvert à bon nombre d'évolutions, se refuse à sacrifier tout son passé et qui demeure la mémoire vivante du Sénégal Oriental.
Cascade de Dindéfélo
Situé dans le Sénégal Oriental, le pays bassari et le pays bédik abritent deux des ethnies les moins connues du pays : quelques milliers d’habitants fidèles à leurs coutumes ancestrales. Le circuit que vous propose Margouillat Travel Group vous permettra une découverte du Pays Bassari ainsi que du Pays Bédik et du Niokolo Koba, le plus grand parc national du Sénégal.
Coincés entre Kéougou, le parc national du Niokolo Koba et la Guinée, les villages bassari et bédik sont difficiles d’accès. Il est fréquemment admis de désigner l’ensemble de cette région sous le vocable unique de Pays Bassari. Son style unique est lié au mode de vie très traditionnel de ses habitants. Leur origine est assez controversée ; pour les uns, les bassaris viendraient de l’ancien empire du Mali qu’ils auraient fui pour échapper à la cruauté de la reine après la bataille de Kirima ; selon d’autres sources, ils seraient des descendants de Zoulou, donc originaires d’Afrique du Sud. Quant aux bédik, ils auraient quitté la Guinée pour échapper aux Peuls musulmans. Quoiqu’il en soit, ces deux ethnies sont très proches l’une de l’autre malgré, toutefois certaines différences marquantes, à commencer par le fait que les villages bédik sont les seuls du pays à se trouver en altitude.
La richesse de la culture bassari s’exprime surtout à travers les rites et les fêtes liés à la vie sociale et aux moissons. La cérémonie la plus importante est sans aucun doute celle de l’initiation marquant le passage au stade d’adulte qui a lieu en avril/mai. Si vous êtes de passage dans la région à cette période, vous aurez la possibilité d’y assister, sous réserve toutefois de faire montre d’un minimum de discrétion : si pour le voyageur il s’agit avant tout d’un spectacle haut en couleurs grâce aux tenues et peintures impressionnantes, il ne faut pas perdre de vue qu’elle un sens profond pour cette ethnie. Bien qu’elle ait plus ou moins adhéré au catholicisme, elle a conservé bon nombre des coutumes ancestrales qui en font un peuple hors du commun.
A l’origine chasseurs-cueilleurs, les bassaris sont devenus également agriculteurs au fil du temps. Au fur et à mesure de leur implantation dans le Sénégal Oriental, il fallait bien défricher ces terres sauvages et ils ont rapidement compris le parti qu’ils pouvaient en tirer pour se nourrir. Ceci explique les fêtes liées aux diverses étapes de l’agriculture, des plantations jusqu’aux moissons. L’artisanat y tient également une place très importante avec, entre autres, beaucoup d’objets taillés dans l’écorce de bambou.
La découverte des villages bédiks se mérite : leur implantation sur les seules montagnes du Sénégal est synonyme de grimpe, d’essoufflement, voire même d’un certain découragement qui peut pousser à se demander ce qu’on est venu faire dans cette galère. Mais à l’arrivée, le paysage époustouflant fait oublier ce qui avait ressemblé à un parcours du combattant : une vue dominante sur des dizaines de kilomètres à la ronde, un accueil plus qu’amical de la part des habitants… Cet effort prend alors tout son sens ! Il est à noter que ces villages sont généralement constitués de deux parties : le bas, sur la colline, majoritairement Peulh, et le haut habité par les Bédiks. Chacun d’entre eux possède sa spécificité : pour exemple Ibel, en bas, centre d’une des plus grandes exploitation de marbre du Sénégal et Iwol, en haut, possédant une église animiste dont la construction a dû être une épreuve épuisante ; Bandafassi et Ethiouar avec ses grottes sacrées surplombant la plaine. Vous vous sentirez –presque- dans la peau d’Indiana Jones au cours de la balade jusqu’aux cascades de Dindéfélo : une végétation extrêmement dense, des parois d’un ton ocre magnifique et, pour peu que vous soyez très courageux, un grand plongeon dans cette eau d’une fraîcheur saisissante. A défaut, vous pourrez y tremper juste les pieds !
Si les villages bassaris sont moins haut perchés, cela ne signifie pas que leur accès soit de tout repos : point de routes goudronnées mais des pistes régulièrement ponctuées de nids-de-poules du genre qui laisse autant de souvenirs ineffables que de bleus à l’arrière-train. Leur charme est indéniable : si Salemata en est la capitale, Ethiolo est sans doute le plus beau d’entre eux . Quant à Ebarakh, sa végétation est particulièrement appréciable.
Le parc national du Niokolo Koba appartient au patrimoine de l’UNESCO. Sanctuaire de la faune sénégalaise, il vous permettra de croiser grands et petits mammifères, reptiles, poissons, amphibiens, c’est-à-dire tout ce qui est représentatif de l’Afrique. Les grandes mares de Simenti, le long du fleuve Gambie, sont le lieu des grands attroupements. Il est également impossible de passer sous silence Mako qui permet l’accès aux villages des orpailleurs, métier d’une dureté implacable. Mentionnons enfin la ville de Tambacounda. Pour être honnête, elle ne présente pas un intérêt particulier en elle-même, hormis son effervescence perpétuelle en tant qu’intersection entre le Mali, la Guinée, la Gambie, la Casamance et Dakar. Mais c’est un passage incontournable sur l’axe du Niokolo Koba et elle a l’immense avantage d’offrir des hébergements de qualité qui assureront en douceur la transition entre le choc culturel que représente le pays bassari et ce que nous nommons présomptueusement la civilisation.
Consciente de l’effort physique que peut représenter cette découverte du Sénégal Oriental, l’agence Margouillat Travel Group s’est avant tout attachée à faire de ce circuit quelque chose qui ne ressemble pas à un marathon, le rendant ainsi accessible à tout un chacun. Il est pour nous hors de question de vous faire tout survoler et ne rien approfondir. Vous pourrez ainsi, à votre retour, garder en mémoire le souvenir de ce que sont véritablement les cultures bassari et bédik.
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Rédigé par Margouillat Travel Group le Vendredi 7 Octobre 2011 à 00:31
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