Afrique et Moyen-Orient
21/08/2009 14:16

Des combats font au moins 45 morts dans le sud de la Somalie

Quarante-cinq personnes au moins ont été tuées et 30 autres blessées au cours de combats entre insurgés et soldats pro-gouvernementaux dans le sud de la Somalie, rapportent des témoins.



Des miliciens soutenant le fragile gouvernement du président Cheikh Charif Ahmed ont attaqué des insurgés du groupe islamiste Al Chabaab à Bula Burde, dans la région méridionale du Hiran, et les affrontements qui ont suivi se sont soldés par 33 morts au moins et 22 blessés.

"J'ai dénombré 22 cadavres autour du pont où les deux groupes se battent depuis ce matin", a déclaré à Reuters par téléphone un notable local, Farah Ali.

Un autre habitant a aussi fait état de treize civils tués.

Dans un accrochage distinct, des activistes d'Al Chabaab ont repris jeudi la ville méridionale de Bualahawa à l'issue d'affrontements avec des miliciens pro-gouvernementaux qui ont fait au moins 12 morts, ont rapporté des témoins.

Des combattants de la milice Ahlu Sunna Waljamaca, qui soutient le gouvernement du président Ahmed, avaient évincé cette semaine les hommes d'Al Chabaab de Bulahawa. Mais le groupe islamiste y est revenu jeudi avec des renforts.

Un infirmier local, Abdiraxman Ali, a dit que les derniers combats s'étaient soldés par douze morts et huit blessés. "Il y a des morts des deux côtés, et notamment des civils."

Un porte-parole d'Al Chabaab à Bulahawa, Cheikh Osman, a déclaré à Reuters que les miliciens avaient repris le contrôle de la ville. "Nous avons battu la milice soutenue par l'Ethiopie", a-t-il dit.

Par ailleurs, un autre mouvement islamiste, Hizbul Islam, a repris la ville de Luuq, qu'il avait abandonnée la veille à des miliciens partisans du gouvernement, ont indiqué des habitants.

Les pays occidentaux estiment que la Somalie, où la guerre civile fait rage depuis 18 ans, est devenue un refuge pour les militants qui y préparent des attaques dans la Corne de l'Afrique et au-delà. La milice Al Chabaab, alliée d'Al Qaïda, contrôle d'importantes parties du pays.

Les rebelles islamistes accusent des soldats éthiopiens de combattre aux côtés des miliciens acquis au gouvernement, ce qu'un haut responsable d'Addis-Abeba a démenti à plusieurs reprises.


Source: Reuters via Yahoo News

Awa Diakhate








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