Asie & Extrême Orient
16/10/2008 16:21

Le 'Grand Bond en arrière' de la Chine

Pékin -La Chine a interrompu brutalement l'ascension du prix des matières premières. Hier, le groupe minier anglo-australien Rio Tinto attirait l'attention sur les signes de ralentissement chez le plus grand consommateur mondial.



 Depuis, Rio Tinto comme son concurrent BHP Billiton ont vu leur cours chuter de près de 10 % et leur valorisation diminuer de 10 milliards de livres sterling (près de 13 milliards d'euros). Lire la suite l'article

La Deutsche Bank estime qu'en ce qui concerne les principales matières premières, la Chine pèse pour 40 % dans l'accroissement de la demande mondiale. Les groupes miniers ont déclaré à plusieurs reprises que, sur le long terme, cette tendance était "inoxydable". Or, ce pays ne peut qu'être affecté par un ralentissement économique mondial dont il est clair que la durée et l'ampleur dépasseront les prévisions les plus pessimistes. Le cours des matières premières s'en ressent déjà : par rapport à son plus haut, le cuivre a perdu 20 % et les sidérurgistes chinois baissent leurs prix.

Or, les revers que connaissent les industries minières ne prennent pas encore en compte tous les effets du ralentissement mondial. Les retournements économiques mettent environ six mois à se répercuter sur le prix des matières premières. Actuellement, Rio Tinto souffre surtout des conséquences de la politique de restriction du crédit que la Chine a mis en place pour contenir sa croissance.

L'assouplissement du crédit sur le marché chinois devrait améliorer la situation, mais les 9 % à 10 % de croissance prévus pour la Chine en 2009 pourraient se révéler trop optimistes. Le spectre d'une récession conduit plutôt à tabler sur 8 % ou moins. Sur le long terme, elle suffira à alimenter la hausse du prix des matières premières. Mais le processus pourrait être plus lent et moins juteux que ne l'espèrent les producteurs.


Source: Yahoo News

Awa Diakhate








Flashback :