Dossiers
La proclamation d'une Amnistie générale des crimes et délits au profit de tous les membres du groupe de partis politiques tchadiens réunis à Cotonou,, à l'exception des personnes ayant commis des infractions du droit commun.
Sous la médiation de Son Excellence Dr. Boni Yayi, Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement de la République du Bénin.
Le Gouvernement de la République du Tchad, et le Groupe de partis politiques en exil réunis à Cotonou en République du Bénin
Conviennent de ce qui suit:
ARTICLE 1: L'adhésion de tous au respect de la constitution de la République du Tchad en toutes ses dispositions;
ARTICLE2: La proclamation d'une Amnistie générale des crimes et délits au profit de tous les membres du groupe de partis politiques tchadiens réunis à Cotonou,, à l'exception des personnes ayant commis des infractions du droit commun;
ARTICLE 3: Le Gouvernement de la République du Tchad veillera à ce que les effets personnels des membres du groupe de partis politiques en exil, signataires du présent Accord, soient exonérés de taxes douanières afin d'accompagner et de faciliter leur réinsertion sociale;
ARTICLE 4: La participation du groupe de partis politiques en exil réunis à Cotonou en République du Bénin selon les compétences, à la gestion de la chose publique, ainsi que l'intégration à la fonction publique des jeunes cadres diplômés dudit groupe;
ARTCLE 5: La réinsertion sociale des membres du groupe ainsi que la réhabilitation dans leurs cadres d'origine respectifs des agents de l'Etat,, membres dudit groupe;
ARTICLE 6: La mise en oeuvre effective des résolutions des Etats généraux de l'armée;
ARTICLE7: La transformation éventuelle, à sa demande, du groupe en une coalition de partis politiques ou en un parti politique, conformément aux textes en vigueur et selon une procédure accélérée;
ARTICLE 8: Qu'il soit fait appel, en cas de besoin, à l'UNHCR, pour organiser le retour volontaire des membres du groupe, signataire du présent accord;
ARTICLE 9: La prise en compte par le gouvernement de la République du Tchad des revendications spécifiques exprimées par les autres organisations non signataires qui adhèrent au présent accord et dont la liste est jointe en Annexe.
ARTICLE 10: La mise en place d'une commission tripartite comprenant les représentant du gouvernement de la république du Tchad, du groupe de partis politiques et du gouvernement de la République du Bénin, pays médiateur, pour le suivi de l'exécution du présent accord;
ARTICLE 11: Le présent Accord entre en vigueur dès la date de sa signature.
Fait à Cotonou le 8 octobre 2007
Pour le Groupe de partis politiques tchadiens réunis à Cotonou
1/ Mr. Younous Ibedou Awad, Président de L'Alliance Démocrates Résistants (ADR)
2/ Dr. Djembeté Le-Soromian, Président du Rassemblement Démocratique du Tchad (RDT)
3/ Mr. Abakar Oumar Mahamat, Président de l'Union du peuple tchadien pour la reconstruction nationale (UPTRN)
- Pour le Gouvernement de la République du Tchad
Dr. Haroun Kabadi
Ministre d'Etat à l'agriculture
Chef de délégation
- Pour la République du Bénin
Pays Médiateur
M. Issifou KOGUI N'DOUROU
Ministre d'Etat chargé de la défense nationale
Annexe
Liste des organisations adhérentes à l'Accord de Paix de Cotonou du 08 Octobre 2007
1-M. Acheikh ABDALLAH MAITAMAT Président de l'Alliance Nationale Républicaine (ANR)
2-M. PORTOiNGARNAULOUM
Président du Groupe des Patriotes Indépendants (GPI)
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Mardi 18 Décembre 2007 - 17:23
17:23
Mardi 18 Décembre 2007 - 17:23
17:23
Interviews
Cela faisait quatorze ans qu’Ahmat Yacoub, l’ex-secrétaire général du FNTR (Front national du Tchad rénové), l’un des nombreux mouvements rebelles tchadien, n’avait foulé le sol de N’djamena. S’il l’a fait de nouveau ce lundi, c’est pour apporter un gage de bonne volonté au président Déby dans la perspective de discussions générales de paix qu’il tente d’initier en compagnie d’autres opposants,
Le président Goukouny Weddeye est retourné lundi 30 juillet 2007 (pour la première fois au Tchad depuis 1993 date de la conférence nationale souvéraine tenue à N'djamena et à laquelle il a participé]code). Il a rencontré le président Idriss Déby Itno à la tête d’une délégation d’opposants dont faisait partie Ahmat Yacoub. L’ex-secrétaire général du FNTR explique à Afrik quelle a été leur démarche.
mardi 31 juillet 2007, par Zaïre Djaouane
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Cela faisait quatorze ans qu’Ahmat Yacoub, l’ex-secrétaire général du FNTR (Front national du Tchad rénové), l’un des nombreux mouvements rebelles tchadien, n’avait foulé le sol de N’djamena. S’il l’a fait de nouveau ce lundi, c’est pour apporter un gage de bonne volonté au président Déby dans la perspective de discussions générales de paix qu’il tente d’initier en compagnie d’autres opposants, parmi lesquels l’ex-président Goukouni Weddeye (1980-1982). Un processus indispensable, que Libreville tente de faciliter, alors que les rebelles succèdent aux rebelles depuis des années à la tête du Tchad sans laisser la moindre opportunité de paix durable aux citoyens. La stratégie du président Déby a longtemps consisté à phagocyter l’opposition, comme il l’a récemment fait avec l’ex-chef du FUC (Front uni pour le changement) Mahamat Nour. Mais Ahmat Yacoub assure que la délégation reçue ce lundi au palais présidentiel de N’djamena ne s’y laissera pas prendre et que son seul but est d’impulser des discussions générales inter-tchadiennes.
Afrik : Pourquoi avoir accepté de rencontrer le président Déby ?
Ahmat Yacoub : Notre mission était d’inciter les uns et les autres, toutes les parties impliquées dans la crise tchadienne, à se mettre autour d’une table et dialoguer. Maintenant, nous avons rencontré le président Déby et il y a d’autres étapes : celle d’aller vers les politico-militaires, les partis politiques, la société civile... Cela nécessiterait d’autres voyages, en Libye (où une délégation des mouvements militaires se trouve depuis plusieurs semaines pour des discussions inter-tchadiennes qui bloquent, ndlr), au Soudan, là où les partis en présence se trouvent.
Afrik : Des opposants reprochent déjà à la délégation d’avoir discuté avec le président Déby...
Ahmat Yacoub : Nous n’y sommes pas allés pour discuter. Nous y sommes allés pour remettre un message de paix et amener le président Idriss Déby à nous soutenir dans notre démarche. Si nous avions discuté, cela aurait signifié que nous étions des représentants des parties en présence... or nous voulons les impliquer.
Afrik : L’opposition politico-militaire soutient-elle votre démarche ?
Ahmat Yacoub : Aujourd’hui, la communication est très facile. Nous sommes en contact permanent avec toutes les parties en présence. Maintenant, il faut leur expliquer de vive voix notre démarche. Celle à laquelle le président Déby a apporté son soutien.
Afrik : Les politico-militaires avaient pourtant refusé en avril dernier de soutenir le président Goukouny Weddeye, qui avait rencontré Idriss Déby à Libreville...
Ahmat Yacoub : C’était une incompréhension. Au départ, les gens croyaient qu’il s’agissait d’un ralliement, comme le capitaine Mahamat Nour l’a récemment fait. Au fur et à mesure que les choses avançaient, les gens ont adhéré à la démarche. Et la rencontre de lundi était dans la suite de celle d’avril dernier. Les parties en conflit sont en contact permanent avec le président Goukouni Weddeye.
Afrik : Pourquoi les discussions entre le gouvernement tchadien et les mouvements rebelles bloquent-elles à Tripoli ?
Ahmat Yacoub : Elles sont bloquées car les politico-militaires posent une question sur la modification de la Constitution. Ils souhaitent que le Premier ministre ai plus de prérogatives face à un président tout-puissant. Ils réclament également un régime parlementaire.
Afrik : Ne souhaitent-ils pas également le départ du président Déby ?
Ahmat Yacoub : Nous sommes dans une autre logique. Nous avons évolué. Il s’agit d’ouvrir des discussions non pas séparées, comme cela s’est fait depuis 17 ans, mais avec tout le monde. Quand j’ai rencontré Idriss Déby, le 18 février dernier (dans la foulée du sommet Afrique-France), des opposants m’ont attaqué en croyant que j’allais me rallier. Cela a encore été le cas hier (lundi, lors de la rencontre).
Source: Alwihda - Afrik
mardi 31 juillet 2007, par Zaïre Djaouane
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Cela faisait quatorze ans qu’Ahmat Yacoub, l’ex-secrétaire général du FNTR (Front national du Tchad rénové), l’un des nombreux mouvements rebelles tchadien, n’avait foulé le sol de N’djamena. S’il l’a fait de nouveau ce lundi, c’est pour apporter un gage de bonne volonté au président Déby dans la perspective de discussions générales de paix qu’il tente d’initier en compagnie d’autres opposants, parmi lesquels l’ex-président Goukouni Weddeye (1980-1982). Un processus indispensable, que Libreville tente de faciliter, alors que les rebelles succèdent aux rebelles depuis des années à la tête du Tchad sans laisser la moindre opportunité de paix durable aux citoyens. La stratégie du président Déby a longtemps consisté à phagocyter l’opposition, comme il l’a récemment fait avec l’ex-chef du FUC (Front uni pour le changement) Mahamat Nour. Mais Ahmat Yacoub assure que la délégation reçue ce lundi au palais présidentiel de N’djamena ne s’y laissera pas prendre et que son seul but est d’impulser des discussions générales inter-tchadiennes.
Afrik : Pourquoi avoir accepté de rencontrer le président Déby ?
Ahmat Yacoub : Notre mission était d’inciter les uns et les autres, toutes les parties impliquées dans la crise tchadienne, à se mettre autour d’une table et dialoguer. Maintenant, nous avons rencontré le président Déby et il y a d’autres étapes : celle d’aller vers les politico-militaires, les partis politiques, la société civile... Cela nécessiterait d’autres voyages, en Libye (où une délégation des mouvements militaires se trouve depuis plusieurs semaines pour des discussions inter-tchadiennes qui bloquent, ndlr), au Soudan, là où les partis en présence se trouvent.
Afrik : Des opposants reprochent déjà à la délégation d’avoir discuté avec le président Déby...
Ahmat Yacoub : Nous n’y sommes pas allés pour discuter. Nous y sommes allés pour remettre un message de paix et amener le président Idriss Déby à nous soutenir dans notre démarche. Si nous avions discuté, cela aurait signifié que nous étions des représentants des parties en présence... or nous voulons les impliquer.
Afrik : L’opposition politico-militaire soutient-elle votre démarche ?
Ahmat Yacoub : Aujourd’hui, la communication est très facile. Nous sommes en contact permanent avec toutes les parties en présence. Maintenant, il faut leur expliquer de vive voix notre démarche. Celle à laquelle le président Déby a apporté son soutien.
Afrik : Les politico-militaires avaient pourtant refusé en avril dernier de soutenir le président Goukouny Weddeye, qui avait rencontré Idriss Déby à Libreville...
Ahmat Yacoub : C’était une incompréhension. Au départ, les gens croyaient qu’il s’agissait d’un ralliement, comme le capitaine Mahamat Nour l’a récemment fait. Au fur et à mesure que les choses avançaient, les gens ont adhéré à la démarche. Et la rencontre de lundi était dans la suite de celle d’avril dernier. Les parties en conflit sont en contact permanent avec le président Goukouni Weddeye.
Afrik : Pourquoi les discussions entre le gouvernement tchadien et les mouvements rebelles bloquent-elles à Tripoli ?
Ahmat Yacoub : Elles sont bloquées car les politico-militaires posent une question sur la modification de la Constitution. Ils souhaitent que le Premier ministre ai plus de prérogatives face à un président tout-puissant. Ils réclament également un régime parlementaire.
Afrik : Ne souhaitent-ils pas également le départ du président Déby ?
Ahmat Yacoub : Nous sommes dans une autre logique. Nous avons évolué. Il s’agit d’ouvrir des discussions non pas séparées, comme cela s’est fait depuis 17 ans, mais avec tout le monde. Quand j’ai rencontré Idriss Déby, le 18 février dernier (dans la foulée du sommet Afrique-France), des opposants m’ont attaqué en croyant que j’allais me rallier. Cela a encore été le cas hier (lundi, lors de la rencontre).
Source: Alwihda - Afrik
Afrique/Tchad
La zone frontalière tchado-soudanaise vit depuis deux semaines une tension due aux informations selon lesquelles une attaque imminente se prépare contre la ville frontalière d'Eljeneina
En réponse aux multiples attaques des rebelles tchadiens contre les forces gouvernementales, les autorités tchadiennes semblent prendre au sérieux la menace des politico-militaires.
Par Ahmat Yacoub
La zone frontalière tchado-soudanaise vit depuis deux semaines une tension due aux informations selon lesquelles une attaque imminente se prépare contre la ville frontalière d'Eljeneina (capital du Darfour occidental). Les armées des deux pays et leurs opposants sont tous en état d'alerte maximum. A en croire ces informations, les rebelles du Darfour auraient reçu une importante aide militaire de la part du régime tchadien. En réponse aux multiples attaques des rebelles tchadiens contre les forces gouvernementales, les autorités tchadiennes semblent prendre au sérieux la menace des politico-militaires. Les derniers affrontements de fin octobre, qui ont opposé l'armée tchadienne aux forces rebelles ont fait un nombre important de morts et de blessés dans les deux camps. Tombée dans une embuscade, la garde républicaine aurait perdu plus d'une cinquantaine de corps. La décision du Président Déby serait d'aider les rebelles soudanais à s'emparer de la ville soudanaise d'Eljeneina. Le Tchad estime que les rebelles tchadiens préparent leurs opérations militaires contre ses forces à partir d'Eljeneina. Dans une attaque éclair contre un convoi de l'armée soudanaise près de la frontière avec le Tchad, les rebelles soudanais du Mouvement pour l'égalité et la justice ont déclaré avoir infligé une défaite à l'armée régulière soudanaise. "Nous avons défait deux bataillons, capturé 29 soldats et pris le contrôle de nombreux véhicules et armes de guerre", a indiqué à la BBC Mr. Abdel Aziz Al-Nour, un commandant rebelle. Une information aussitôt démentie par l'armée soudanaise qui reconnaît toutefois l'accrochage.
La semaine dernière, le même groupe rebelle a affirmé avoir attaqué un gisement pétrolier exploité par une firme chinoise dans le centre du Soudan. L'attaque a été dénoncée par Pékin qui a demandé que la sécurité de ses ressortissants au Soudan soit complétement assurée. Les rebelles accusent la Chine de protéger le Soudan contre tout vote de sanctions internationales. Pékin est le premier client de l'or noir soudanais.
La communauté internationale a finalement décidé d'envoyer des forces au Tchad et au Soudan, pour empêcher les atrocités devenues monnaie.
Par Ahmat Yacoub
La zone frontalière tchado-soudanaise vit depuis deux semaines une tension due aux informations selon lesquelles une attaque imminente se prépare contre la ville frontalière d'Eljeneina (capital du Darfour occidental). Les armées des deux pays et leurs opposants sont tous en état d'alerte maximum. A en croire ces informations, les rebelles du Darfour auraient reçu une importante aide militaire de la part du régime tchadien. En réponse aux multiples attaques des rebelles tchadiens contre les forces gouvernementales, les autorités tchadiennes semblent prendre au sérieux la menace des politico-militaires. Les derniers affrontements de fin octobre, qui ont opposé l'armée tchadienne aux forces rebelles ont fait un nombre important de morts et de blessés dans les deux camps. Tombée dans une embuscade, la garde républicaine aurait perdu plus d'une cinquantaine de corps. La décision du Président Déby serait d'aider les rebelles soudanais à s'emparer de la ville soudanaise d'Eljeneina. Le Tchad estime que les rebelles tchadiens préparent leurs opérations militaires contre ses forces à partir d'Eljeneina. Dans une attaque éclair contre un convoi de l'armée soudanaise près de la frontière avec le Tchad, les rebelles soudanais du Mouvement pour l'égalité et la justice ont déclaré avoir infligé une défaite à l'armée régulière soudanaise. "Nous avons défait deux bataillons, capturé 29 soldats et pris le contrôle de nombreux véhicules et armes de guerre", a indiqué à la BBC Mr. Abdel Aziz Al-Nour, un commandant rebelle. Une information aussitôt démentie par l'armée soudanaise qui reconnaît toutefois l'accrochage.
La semaine dernière, le même groupe rebelle a affirmé avoir attaqué un gisement pétrolier exploité par une firme chinoise dans le centre du Soudan. L'attaque a été dénoncée par Pékin qui a demandé que la sécurité de ses ressortissants au Soudan soit complétement assurée. Les rebelles accusent la Chine de protéger le Soudan contre tout vote de sanctions internationales. Pékin est le premier client de l'or noir soudanais.
La communauté internationale a finalement décidé d'envoyer des forces au Tchad et au Soudan, pour empêcher les atrocités devenues monnaie.
Ahmat Yacoub
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