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35ème congrès PCF : Le Front de Gauche ne doit pas se constituer en parti !

Nicolas Maury

Intervention de Pasquale Noizet (PCF Paris - membre du CN) concernant le texte stratégie

Notre parti doit se tourner vers les abstentionnistes, les plus précaires notamment les femmes, et ceux qui ne croient plus que la politique peut changer leur vie.

Il faut prendre en compte cette période de crise manifeste du capitalisme et mener un débat populaire sur les acquis qui disparaissent et avancer des propositions concrètes. Cela ne doit pas seulement demeurer des mots mais devenir des actes. C’est ce que l’on attend d’un parti dont l’objectif historique est le socialisme et le moteur, rester un parti révolutionnaire. C’est le moment, camarades, d’être à la hauteur des enjeux qui s’imposent.

Au dernier congrès, nous avons opté pour des fronts. Le front de gauche en est un. Attention à ce que notre message communiste ne s’y dilue pas. Je conçois les fronts et le front de gauche comme des plateformes communes pour réunir des forces et militer sur tous les fronts de luttes. Il ne s’agit pas, comme j’ai pu l’entendre, de proposer à des citoyens qui soutiennent ce mouvement, d’y adhérer. Cela voudrait dire que le front de gauche serait la constitution d’un parti. Ce mouvement est constitué de partis, de syndicats etc. Qui veut y adhérer, le peut. Beaucoup sont déjà dans des associations. C’est un front populaire qu’il faut atteindre et ne pas perdre de vue notre projet communiste.

A ce titre, il est nécessaire d’avancer l’idée de nationaliser les banques.

Ne boudons pas l’expérience du socialisme en Amérique latine notamment nos camarades cubains qui, malgré l’embargo américain, mettent en place une société plus juste (santé, éducation, gratuites, parité dans les instances politiques, droits des femmes ; plus de 70% font des études universitaires.

En France : les travailleurs sans papiers font partie de la classe la plus précarisée, la plus méprisée du patronat et du gouvernement. Le vote des résidents étrangers doit plus que jamais être l’une de nos préoccupations en cohérence avec les luttes que nous avons menées avec eux.


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