A Perpignan, les catalans commémoraient le traité des Pyrénées (1659)
Perspective communiste
Nicolas Garcia, Secrétaire fédéral du PCF 66 et Conseiller département des Pyrénées-Orientales
Elles et ils n’étaient pas loin du millier, venus du sud où résidents du nord, pour se souvenir qu’un jour de 1659, suite à la guerre de 30 ans la Catalogne fut explosée, le Roussillon et la Cerdagne rejoignant le royaume de Louis XIV et plus tard la France. Signé par Mazarin et Don Luis de Haro, respectivement Premiers ministres du roi de France Louis XIV et de Philippe IV d’Espagne, le traité des Pyrénées scellait la fin du conflit opposant les deux puissances depuis 1635 et de l’intervention française dans la guerre de Trente Ans (1618-1648).
Ce conflit était surtout une guerre menée contre les Habsbourg d’Espagne au profit de la France, qui, sous Louis XIV, menait une politique effrénée d’expansion pour la domination de l’Europe. La France, victorieuse à la bataille des Dunes (1658), peut annexer Cerdagne et Roussillon sans oublier de reprendre l’Artois cédé à Charles Quint en 1529. Philippe IV protège cependant ses alliés : Condé est réhabilité et la France évacue la Lorraine et les places fortes du duc de Savoie. La paix est scellée par l’union de Louis XIV et de l’infante Marie-Thérèse, union qui a le double avantage, aux yeux des Bourbons, de fragiliser le lien privilégié entre les branches espagnole et autrichienne des Habsbourg et de leur offrir une option sur la difficile succession à venir de la couronne d’Espagne.
En attendant un vrai Pays avec une histoire, une langue, un patrimoine, une culture… est coupée, séparée, éloignée. D’aucuns pensent même, surtout parmi les manifestants du 4 novembre, que malgré les efforts des populations, facilités par une monnaie commune et des frontières plus perméables ( l’Europe a au moins ce petit avantage), les « autorités » enfonce le clou de la séparation. Ils en veulent pour preuve l’épisode du nom de la région (dont l’issue est encore incertaine quoi qu’on en dise) mais aussi le fait que la France peine encore à ratifier la charte européenne des langues régionales, à modifier l’article 2 de sa constitution et à donner un vrai statut aux langues de France.
Mes obligations politiques m’ont conduit à être à Paris toute la journée du 5 novembre, car même si c’est pour des raisons bien différentes de nombre de participants, j’aurai sans doute été faire un tour à ce rassemblement.
Source le blog de Nicolas Garcia
Ce conflit était surtout une guerre menée contre les Habsbourg d’Espagne au profit de la France, qui, sous Louis XIV, menait une politique effrénée d’expansion pour la domination de l’Europe. La France, victorieuse à la bataille des Dunes (1658), peut annexer Cerdagne et Roussillon sans oublier de reprendre l’Artois cédé à Charles Quint en 1529. Philippe IV protège cependant ses alliés : Condé est réhabilité et la France évacue la Lorraine et les places fortes du duc de Savoie. La paix est scellée par l’union de Louis XIV et de l’infante Marie-Thérèse, union qui a le double avantage, aux yeux des Bourbons, de fragiliser le lien privilégié entre les branches espagnole et autrichienne des Habsbourg et de leur offrir une option sur la difficile succession à venir de la couronne d’Espagne.
En attendant un vrai Pays avec une histoire, une langue, un patrimoine, une culture… est coupée, séparée, éloignée. D’aucuns pensent même, surtout parmi les manifestants du 4 novembre, que malgré les efforts des populations, facilités par une monnaie commune et des frontières plus perméables ( l’Europe a au moins ce petit avantage), les « autorités » enfonce le clou de la séparation. Ils en veulent pour preuve l’épisode du nom de la région (dont l’issue est encore incertaine quoi qu’on en dise) mais aussi le fait que la France peine encore à ratifier la charte européenne des langues régionales, à modifier l’article 2 de sa constitution et à donner un vrai statut aux langues de France.
Mes obligations politiques m’ont conduit à être à Paris toute la journée du 5 novembre, car même si c’est pour des raisons bien différentes de nombre de participants, j’aurai sans doute été faire un tour à ce rassemblement.
Source le blog de Nicolas Garcia
