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ArcelorMittal: les travailleurs reçus "comme des terroristes" à Strasbourg

Perspective communiste

Des confrontations ont eu lieu avec la police, faisant plusieurs blessés

La présence de 1.500 travailleurs d'ArcelorMittal, mercredi à Strasbourg, a conduit à une confrontation avec la police. Selon les syndicats, leur membres ont été reçus "comme des terroristes" et plusieurs personnes ont été blessées. Il y a aussi eu des interpellations.

Les syndicats sont venus à Strasbourg, d'une part pour exposer leurs revendications au Parlement européen à la suite des pertes d'emplois massives annoncées par ArcelorMittal et d'autre part pour défendre l'industrie sidérurgique en Europe. Ils avaient rendez-vous avec plusieurs parlementaires, représentants de la Commission européenne et le président du Parlement européen Martin Schultz.

Alors que des délégués syndicaux belges, français et luxembourgeois rencontraient leurs interlocuteurs, les travailleurs présents en dehors du Parlement sont entrés en confrontation avec la police.

"Cela ne me surprend pas. Dès notre arrivée, nous avons été traités comme une bande de criminels. C'est inacceptable", explique David Camerini de la CSC.
Des panneaux de signalisation et des bouteilles auraient été jetés contre les services d'ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Plusieurs manifestants ont été interpellés.

Au total, environ 1.500 métallos d'ArcelorMittal dont une majorité provenant de Liège se sont rendus à Strasbourg. Les travailleurs voulaient manifester mais ils n'ont pas reçu d'autorisation en raison de la présence du président tunisien au Parlement européen.

Le communiqué du PCF 67 :

"Près de 1500 métallurgistes français, belges et luxembourgeois ont manifesté [..] devant le Parlement européen pour défendre la sidérurgie européenne mis à mal par les vautours de la finance notamment par le multimilliardaire Lakshmi Mittal. Depuis ce matin les autorités ont choisi la stratégie de la tension : bus de manifestants arrêtés à la frontière, manifestants fouillés et empêchés de défiler.

Ainsi, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre entrainant de violentes charges policières avec trois blessés parmi les ouvriers. Après les coups de matraques de l’Elysée, les canons à eau de Namur, des syndicalistes sont envoyés à l’hôpital à Strasbourg…C’est donc ça le message que l’Europe envoie aux sidérurgistes, inscrits sur les flash-ball ?

Le PCF67 tient à dénoncer cette tentative de décrédibiliser les syndicalistes et de criminaliser leurs actions porteuses d’intérêt général. Nous demandons que la facture des dégâts perpétrés à Strasbourg soit remboursée par Lakshmi Mittal, principal responsable de la colère sociale qui s’est exprimée dans nos rues.


Enfin, nous nous félicitons de la convergence des luttes entre les travailleurs français et les travailleurs d’autres pays européen : tous ensemble dans toute l’Europe pour la maitrise publique de la sidérurgie !


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