Bolivie : Le NON remporte le référendum constitutionnel
Perspective communiste
Le processus bolivarien, et progressiste, en Amérique Latine semble tomber en panne. Après l'Argentine, le Venezuela, c'est au tour de la Bolivie de voir les forces réactionnaires et étasuniennes reprendre le dessus
L'option du Non à la modification de la Constitution permettant que le binôme présidentiel bolivien présente sa candidature pour les élections de 2019 s'est imposée avec 51,31 de voix sur le Oui, qui en a remporté 48,69 lors du référendum réalisé dimanche en Bolivie.
« Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre. » Le président bolivien, Evo Morales, a reconnu, mercredi 24 février, l’échec du référendum du dimanche 21 février, qui lui aurait permis de briguer un quatrième mandat. Invités à modifier l’article 168 de la Constitution de 2009, les six millions d’électeurs ont répondu « non » à 51,3 %, après décompte de 99,72 % des bulletins.
Ce référendum « est la première grosse erreur stratégique du gouvernement qui, jusque-là, a rondement mené toutes ses campagnes électorales depuis 2005 », explique Laurent Lacroix, sociologue et chercheur associé à l’Ecole des hautes études de l’Amérique latine, qui nuance toutefois la portée de ce revers. Mais si le « non » l’a emporté, il ne s’agit pas pour autant d’un vote « contre Morales ni contre sa politique, mais contre la modification de la Constitution ». « C’est véritablement un non démocratique. L’attachement à la Constitution est très fort en Bolivie. Le retour à la démocratie date de 1982, les Boliviens y tiennent vraiment. »
« Nous respectons les résultats, cela fait partie de la démocratie », a déclaré le dirigeant socialiste lors d’une conférence de presse au palais présidentiel, avant d’ajouter : « Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre », « la lutte continue ».
Le président bolivien Evo Morales avait réitéré que son gouvernement respecterait les résultats du référendum et s'est dit reconnaissant du soutien des paysans et des indiens. Avant le scrutin, l'ancien berger de lamas devenu le premier président amérindien de la Bolivie s'était montré serein face à une éventuelle défaite : «Je suis prêt. Avec un tel bilan (à la tête de la Bolivie), je retournerai heureux et content chez moi. J'adorerais être dirigeant sportif», avait-il confié au quotidien espagnol El Pais.
« Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre. » Le président bolivien, Evo Morales, a reconnu, mercredi 24 février, l’échec du référendum du dimanche 21 février, qui lui aurait permis de briguer un quatrième mandat. Invités à modifier l’article 168 de la Constitution de 2009, les six millions d’électeurs ont répondu « non » à 51,3 %, après décompte de 99,72 % des bulletins.
Ce référendum « est la première grosse erreur stratégique du gouvernement qui, jusque-là, a rondement mené toutes ses campagnes électorales depuis 2005 », explique Laurent Lacroix, sociologue et chercheur associé à l’Ecole des hautes études de l’Amérique latine, qui nuance toutefois la portée de ce revers. Mais si le « non » l’a emporté, il ne s’agit pas pour autant d’un vote « contre Morales ni contre sa politique, mais contre la modification de la Constitution ». « C’est véritablement un non démocratique. L’attachement à la Constitution est très fort en Bolivie. Le retour à la démocratie date de 1982, les Boliviens y tiennent vraiment. »
« Nous respectons les résultats, cela fait partie de la démocratie », a déclaré le dirigeant socialiste lors d’une conférence de presse au palais présidentiel, avant d’ajouter : « Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre », « la lutte continue ».
Le président bolivien Evo Morales avait réitéré que son gouvernement respecterait les résultats du référendum et s'est dit reconnaissant du soutien des paysans et des indiens. Avant le scrutin, l'ancien berger de lamas devenu le premier président amérindien de la Bolivie s'était montré serein face à une éventuelle défaite : «Je suis prêt. Avec un tel bilan (à la tête de la Bolivie), je retournerai heureux et content chez moi. J'adorerais être dirigeant sportif», avait-il confié au quotidien espagnol El Pais.
