Chypre : Les résultats des élections démontrent qu'aucune politique de gauche n'est possible dans le cadre de l'Union Européenne
Perspective communiste
Nicos Anastasiades (DISY - droite) a obtenu 45,4% des suffrages au 1er tour de la présidentielle, loin devant le candidat soutenu par les communistes (AKEL du Président sortant Demetris Christofias), Stavros Malas, qui obtient un score de 26,9%.
Nicos Anastasiades, candidat du principal parti de droite, est arrivé largement en tête (45,4%) de la présidentielle chypriote dimanche et affrontera lors du second tour le 24 février Stavros Malas (26,9%), soutenu par les communistes au pouvoir, selon les résultats définitifs. Les sondages réalisés à la sortie des urnes avaient crédité M. Anastasiades, un avocat de 66 ans et vétéran de la politique chypriote, de 51% des voix, provoquant un concert de klaxons dans les rues de Nicosie, mais le calme est revenu au fur et à mesure de l'annonce des résultats du dépouillement.
Le scrutin se déroule dans un contexte de profonde crise économique et d'impasse dans les négociations en vue d'une éventuelle réunification de l'île coupée en deux depuis l'invasion turque de 1974. Alors que la reprise n'est pas attendue avant 2015 et que le chômage connaît une hausse exponentielle, Chypre négocie depuis juin un plan de sauvetage international évalué à 17 milliards d'euros --l'équivalent de son PIB annuel--, dont 10 milliards pour renflouer ses banques plombées par leur exposition à la dette grecque.
Dans une semaine, il devra affronter M. Malas, un chercheur en génétique de 45 ans, ancien ministre de la Santé, soutenu par les communistes du parti Akel du président sortant Demetris Christofias, qui ne se représentait pas. Lui aussi partisan du plan de sauvetage international, M. Malas a devancé de justesse Giorgos Lillikas (24,9%), un autre indépendant soutenu par les socialistes, le seul des principaux candidats à promettre de trouver le moyen de tirer profit dès maintenant des réserves de gaz découvertes au large de Chypre pour éviter l'austérité liée à un prêt international.
« Nous parlons maintenant d'une élection à deux tours. Les urnes sont les seules juges. Il va y avoir une bataille pour le second tour, et nous pouvons l'emporter », a déclaré dimanche soir Nicos Katsourides, un responsable d'Akel s'exprimant au nom de M. Malas. Selon des responsables électoraux, environ 83% des quelque 545.000 électeurs se sont prononcés, ce qui marque une baisse par rapport aux scrutins précédents où la participation dépassait régulièrement les 90%. Le vote est obligatoire, mais la loi est de moins en moins appliquée.
Pendant la journée, beaucoup d'électeurs à Nicosie se sont dits ravis de voir partir M. Christofias, accusé de ne pas avoir vu venir la crise, mais également réalistes quant aux capacités de son successeur à faire face à la crise. « J'ai essayé de choisir le meilleur parmi tous ces pires », a expliqué Christodoulos Kiriakides, un comptable de 30 ans votant à Nicosie. « Je veux quelqu'un qui fera de son mieux pour l'économie, sans être un vendu aux forces étrangères. Et j'espère qu'il fera ce qu'il a dit ».
Le scrutin se déroule dans un contexte de profonde crise économique et d'impasse dans les négociations en vue d'une éventuelle réunification de l'île coupée en deux depuis l'invasion turque de 1974. Alors que la reprise n'est pas attendue avant 2015 et que le chômage connaît une hausse exponentielle, Chypre négocie depuis juin un plan de sauvetage international évalué à 17 milliards d'euros --l'équivalent de son PIB annuel--, dont 10 milliards pour renflouer ses banques plombées par leur exposition à la dette grecque.
Dans une semaine, il devra affronter M. Malas, un chercheur en génétique de 45 ans, ancien ministre de la Santé, soutenu par les communistes du parti Akel du président sortant Demetris Christofias, qui ne se représentait pas. Lui aussi partisan du plan de sauvetage international, M. Malas a devancé de justesse Giorgos Lillikas (24,9%), un autre indépendant soutenu par les socialistes, le seul des principaux candidats à promettre de trouver le moyen de tirer profit dès maintenant des réserves de gaz découvertes au large de Chypre pour éviter l'austérité liée à un prêt international.
« Nous parlons maintenant d'une élection à deux tours. Les urnes sont les seules juges. Il va y avoir une bataille pour le second tour, et nous pouvons l'emporter », a déclaré dimanche soir Nicos Katsourides, un responsable d'Akel s'exprimant au nom de M. Malas. Selon des responsables électoraux, environ 83% des quelque 545.000 électeurs se sont prononcés, ce qui marque une baisse par rapport aux scrutins précédents où la participation dépassait régulièrement les 90%. Le vote est obligatoire, mais la loi est de moins en moins appliquée.
Pendant la journée, beaucoup d'électeurs à Nicosie se sont dits ravis de voir partir M. Christofias, accusé de ne pas avoir vu venir la crise, mais également réalistes quant aux capacités de son successeur à faire face à la crise. « J'ai essayé de choisir le meilleur parmi tous ces pires », a expliqué Christodoulos Kiriakides, un comptable de 30 ans votant à Nicosie. « Je veux quelqu'un qui fera de son mieux pour l'économie, sans être un vendu aux forces étrangères. Et j'espère qu'il fera ce qu'il a dit ».
