Conséquences des lois LRU et Fioraso : L'université Versailles-Saint-Quentin n'exclut pas de fermer
Perspective communiste
Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche abat une chape de plomb sur l'université, à coups d'asphyxie budgétaire, de régionalisation des diplômes et de co-pilotage des formations par le MEDEF ; autant de mesures qui font obstacle au progrès professionnel, social et scientifique de la France
La question se pose au moment où le président de l'université Versailles-Saint-Quentin (UVSQ), Jean-Luc Vayssière, envisage sérieusement cette option. « Un soutien accru de l'Etat, en matière de dotation et d'emplois, qui compense significativement le déficit structurel de l'UVSQ, est urgent. Faute de cela, l'hypothèse d'une fermeture en février, après les examens en début d'année, n'est plus à exclure », indique un communiqué de la présidence.
La dotation budgétaire 2014 est jugée « inacceptable »
Mardi 17 décembre, le conseil d'administration qui devait voter le budget 2014 n'a pu se dérouler. Etudiants, enseignants-chercheurs et syndicats ont envahi la salle, empêchant la tenue de cette réunion. « Ce budget prévisionnel n'intégrait que les recettes certaines et les dépenses incompressibles. Il était donc sincère mais en déficit de 5,2 millions d'euros », fait-on valoir à l'UVSQ. Une manière de répondre à la Cour des comptes, qui avait fait état dans son rapport sur l'établissement de « déclarations de recettes insincères ».
L'université ne comprend pas le revirement du ministère. Il y a quelques semaines, celui-ci avait indiqué qu'il soutiendrait l'établissement, en quasi-cessation de paiement à la fin de l'année, sous la forme d'une avance remboursable d'environ 4 millions d'euros. Au final, elle n'est que de 800 000 euros.
Or, pour l'UVSQ, ces 800 000 euros ne font « pas du tout » le compte. D'autant que la dotation budgétaire 2014 est jugée « inacceptable » : 18 emplois et aucune augmentation de crédits de fonctionnement.
Fermeture de UVSQ ?
« Il nous manque 5 millions d'euros pour équilibrer notre budget, on fait comment ? s'interroge-t-on dans l'entourage de Jean-Luc Vayssière. Nous sommes aujourd'hui dans l'impossibilité de fonctionner. Et si le recteur prend la main [gère l'université] et qu'il présente un budget à l'équilibre, la prestation ne sera pas la même pour les étudiants. »
Une ministre isolée qui paye les pots cassés de sa loi
Déjà, les universités sont nombreuses à se libérer du carcan austéritaire imposé par la ministre. Il ne reste plus beaucoup de soutien au ministre en dehors de son parti et du BN de l'UNEF.
Depuis quelques semaines, les relations sont extrêmement tendues entre les universités et Geneviève Fioraso, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. C'est un véritable bras de fer qui les oppose désormais.
Dans l'Hérault, le site universitaire de Béziers ne fermera pas ; à Grenoble ou à Lyon, les budgets de récession sont rejetés, et de nombreux établissements doivent encore s'exprimer ; à Toulouse, les mesures de sélection par tirage au sort sont remises aux calendes grecques.
La dotation budgétaire 2014 est jugée « inacceptable »
Mardi 17 décembre, le conseil d'administration qui devait voter le budget 2014 n'a pu se dérouler. Etudiants, enseignants-chercheurs et syndicats ont envahi la salle, empêchant la tenue de cette réunion. « Ce budget prévisionnel n'intégrait que les recettes certaines et les dépenses incompressibles. Il était donc sincère mais en déficit de 5,2 millions d'euros », fait-on valoir à l'UVSQ. Une manière de répondre à la Cour des comptes, qui avait fait état dans son rapport sur l'établissement de « déclarations de recettes insincères ».
L'université ne comprend pas le revirement du ministère. Il y a quelques semaines, celui-ci avait indiqué qu'il soutiendrait l'établissement, en quasi-cessation de paiement à la fin de l'année, sous la forme d'une avance remboursable d'environ 4 millions d'euros. Au final, elle n'est que de 800 000 euros.
Or, pour l'UVSQ, ces 800 000 euros ne font « pas du tout » le compte. D'autant que la dotation budgétaire 2014 est jugée « inacceptable » : 18 emplois et aucune augmentation de crédits de fonctionnement.
Fermeture de UVSQ ?
« Il nous manque 5 millions d'euros pour équilibrer notre budget, on fait comment ? s'interroge-t-on dans l'entourage de Jean-Luc Vayssière. Nous sommes aujourd'hui dans l'impossibilité de fonctionner. Et si le recteur prend la main [gère l'université] et qu'il présente un budget à l'équilibre, la prestation ne sera pas la même pour les étudiants. »
Une ministre isolée qui paye les pots cassés de sa loi
Déjà, les universités sont nombreuses à se libérer du carcan austéritaire imposé par la ministre. Il ne reste plus beaucoup de soutien au ministre en dehors de son parti et du BN de l'UNEF.
Depuis quelques semaines, les relations sont extrêmement tendues entre les universités et Geneviève Fioraso, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. C'est un véritable bras de fer qui les oppose désormais.
Dans l'Hérault, le site universitaire de Béziers ne fermera pas ; à Grenoble ou à Lyon, les budgets de récession sont rejetés, et de nombreux établissements doivent encore s'exprimer ; à Toulouse, les mesures de sélection par tirage au sort sont remises aux calendes grecques.
