Honduras : Retour du Président Manuel Zelaya "Oui nous avons pu ! " crie le peuple
Nicolas Maury
Manuel Zelaya a effectué un retour triomphal samedi au Honduras au milieu d'une foule de partisans, deux ans après le coup d'Etat qui l'avait évincé du pouvoir. Des dizaines de milliers de partisans vêtus de rouge l'ont attendu durant des heures
Ce retour n’est dû qu’à la force croissante des latino-américains, aux syndicats, aux mouvements paysans, indigènes et aux organisations populaires progressistes du Honduras, au travail constant des médiateurs du Venezuela, de la Colombie, du Brésil, du Nicaragua...
Les États-Unis avaient cru que le coup porté à l’unité de l’ALBA en organisant il y a deux ans ce coup d’État avec leurs élèves locaux de la School of Americas, puis en finançant la dictature et ses mercenaires, pourrait durer et servir de tête de pont pour reconquérir leur influence perdue en Amérique Latine. Mais ni le black-out médiatique, ni les assassinats sélectifs, ni la terreur généralisée, n’ont pu empêcher l’effort conjugué de la résistance hondurienne et des gouvernements latino-américains.
Les États-Unis avaient cru que le coup porté à l’unité de l’ALBA en organisant il y a deux ans ce coup d’État avec leurs élèves locaux de la School of Americas, puis en finançant la dictature et ses mercenaires, pourrait durer et servir de tête de pont pour reconquérir leur influence perdue en Amérique Latine. Mais ni le black-out médiatique, ni les assassinats sélectifs, ni la terreur généralisée, n’ont pu empêcher l’effort conjugué de la résistance hondurienne et des gouvernements latino-américains.
Ce colosse moustachu d'1 mètre 90 est arrivé en provenance du Nicaragua voisin, où il avait passé la nuit précédente après un exil de 16 mois en République dominicaine. Certains ont fait un malaise en raison de la chaleur, supérieure à 30 degrés Celsius.
Le 28 juin 2009, M. Zelaya, élu sous l'étiquette libérale en 2006, mais auteur d'un virage à gauche deux ans plus tard qui avait divisé son parti, avait été arrêté au saut du lit, en pyjama, par l'armée de ce petit pays pauvre d'Amérique centrale. Avec l'aval du Congrès et de la Cour suprême.
Ces trois institutions dénonçaient sa volonté d'organiser une consultation, selon elles illégale, visant à réformer la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat. Le retour de M. Zelaya est rendu possible par l'annulation récente des poursuites pour corruption et haute trahison à son encontre.
Le 28 juin 2009, M. Zelaya, élu sous l'étiquette libérale en 2006, mais auteur d'un virage à gauche deux ans plus tard qui avait divisé son parti, avait été arrêté au saut du lit, en pyjama, par l'armée de ce petit pays pauvre d'Amérique centrale. Avec l'aval du Congrès et de la Cour suprême.
Ces trois institutions dénonçaient sa volonté d'organiser une consultation, selon elles illégale, visant à réformer la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat. Le retour de M. Zelaya est rendu possible par l'annulation récente des poursuites pour corruption et haute trahison à son encontre.
L’écran de Telesur montre en direct et en continu la fête de dizaines de milliers de citoyen(ne)s au poing levé, aux cris de "Unidad, Unidad !", et "Si se pudo !, si se pudo !" ("oui nous avons pu, nous avons pu !") qui donnent l’abrazo collectif à leur "héros" Mel Zelaya. Le drapeau du Che pointe et les chansons du Front National de la Résistance Populaire rappellent l’impunité des militaires putschistes.
"Un message d'espoir"
"C'est un message d'espoir et d'optimisme pour les démocraties d'Amérique latine," a déclaré l'ex-président au micro de la chaîne internationale Telesur, basée au Venezuela de son allié Hugo Chavez. Il est arrivé à 14h25 heure locale à l'aéroport international de Tegucigalpa, en provenance de Managua, au Nicaragua, où il était arrivé vendredi soir.
Ce nombre croissant d’heure en heure exprime un immense saut de conscience. Les visages souffrants du peuple victime du coup d’État ont fait place aux larmes de joie, à un peuple différent, qui commence à sortir de manière incroyable, dans une ambiance indescriptible, d’une histoire qui au Honduras semblait liée pour toujours à l’armée et à une élite anachroniques, éternelles gardiennes du cimetière et de la misère.
M. Zelaya, 58 ans, est revenu accompagné de son épouse Xiomara Castro, de sa fille, de ses deux petites-filles et de personnalités internationales, comme l'ancien président panaméen, Martin Torrijos, le chef de la diplomatie du Venezuela, Nicolas Maduro, ou l'ex-sénatrice colombienne, Piedad Cordoba.
Après les retrouvailles avec ses partisans, il devait être reçu au palais présidentiel par le chef de l'Etat du Honduras, Porfirio Lobo. L'adoption en février d'une réforme de la Constitution, autorisant des référendums sur des points comme celui interdisant toute réélection du président, pourrait lui permettre de briguer un nouveau mandat en 2013, d'autant qu'il revient avec un fort capital politique.
"Un message d'espoir"
"C'est un message d'espoir et d'optimisme pour les démocraties d'Amérique latine," a déclaré l'ex-président au micro de la chaîne internationale Telesur, basée au Venezuela de son allié Hugo Chavez. Il est arrivé à 14h25 heure locale à l'aéroport international de Tegucigalpa, en provenance de Managua, au Nicaragua, où il était arrivé vendredi soir.
Ce nombre croissant d’heure en heure exprime un immense saut de conscience. Les visages souffrants du peuple victime du coup d’État ont fait place aux larmes de joie, à un peuple différent, qui commence à sortir de manière incroyable, dans une ambiance indescriptible, d’une histoire qui au Honduras semblait liée pour toujours à l’armée et à une élite anachroniques, éternelles gardiennes du cimetière et de la misère.
M. Zelaya, 58 ans, est revenu accompagné de son épouse Xiomara Castro, de sa fille, de ses deux petites-filles et de personnalités internationales, comme l'ancien président panaméen, Martin Torrijos, le chef de la diplomatie du Venezuela, Nicolas Maduro, ou l'ex-sénatrice colombienne, Piedad Cordoba.
Après les retrouvailles avec ses partisans, il devait être reçu au palais présidentiel par le chef de l'Etat du Honduras, Porfirio Lobo. L'adoption en février d'une réforme de la Constitution, autorisant des référendums sur des points comme celui interdisant toute réélection du président, pourrait lui permettre de briguer un nouveau mandat en 2013, d'autant qu'il revient avec un fort capital politique.
L'OEA avait exclu le Honduras de ses rangs après le coup d'Etat et attendait le retour de Zelaya pour le réintégrer en son sein, permettant de débloquer l'aide internationale, vitale pour ce pays où 70% des près de huit millions d'habitants vivent avec moins de 4 dollars (3 euros) par jour.
Zelaya revient avec l'intention affichée de mener une "lutte pacifique et démocratique" pour reprendre le pouvoir aux élites qui l'en ont évincé.
L'adoption en février d'une réforme de la Constitution, autorisant des référendums sur des points comme celui interdisant toute réélection du président, pourrait lui permettre de briguer un nouveau mandat en 2013, d'autant qu'il revient avec un fort capital politique.
Zelaya "a aidé les pauvres, ce qu'aucun président n'avait fait. C'est pour cela que nous sommes tous là, car nous espérons aussi que sous sa direction, on puisse faire quelque chose avec le Front de résistance (FNRP)", rassemblement de mouvements sociaux créé après le coup d'Etat, a déclaré Arnulfo Mendez, 62 ans.
Si la Constitution n'est pas réformée l'ancien président pourrait laisser la place à son épouse, Xiomara Castro, 51 ans, très en vue après le putsch.
"Elle a gagné ce droit dans la rue après le coup d'Etat, elle exerce un leadership"
Zelaya revient avec l'intention affichée de mener une "lutte pacifique et démocratique" pour reprendre le pouvoir aux élites qui l'en ont évincé.
L'adoption en février d'une réforme de la Constitution, autorisant des référendums sur des points comme celui interdisant toute réélection du président, pourrait lui permettre de briguer un nouveau mandat en 2013, d'autant qu'il revient avec un fort capital politique.
Zelaya "a aidé les pauvres, ce qu'aucun président n'avait fait. C'est pour cela que nous sommes tous là, car nous espérons aussi que sous sa direction, on puisse faire quelque chose avec le Front de résistance (FNRP)", rassemblement de mouvements sociaux créé après le coup d'Etat, a déclaré Arnulfo Mendez, 62 ans.
Si la Constitution n'est pas réformée l'ancien président pourrait laisser la place à son épouse, Xiomara Castro, 51 ans, très en vue après le putsch.
"Elle a gagné ce droit dans la rue après le coup d'Etat, elle exerce un leadership"
