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Ils ne lacheront pas : Grève générale en Grèce

Nicolas Maury

Ce jeudi nouvelle grève générale, la sixième depuis le début de l'année, pour protester contre la réforme des retraites. le texte, adopté hier par le Parlement, prévoit un recul de l'âge légal à 65 ans et des baisses de pensions

Une nouvelle grève générale paralysait jeudi 8 juillet les transports maritimes, ferroviaires et aéroportuaires en Grèce pour protester contre la loi sur la réforme des retraites et l'austérité, adoptée mercredi soir par le Parlement.

Une manifestation, à l'appel des deux grandes centrales syndicales grecques - la GSEE pour le secteur privé et l'Adedy pour les fonctionnaires - réunissait en fin de matinée des milliers de personnes dans un quartier du centre de la capitale. Les manifestants étaient réunis sous des banderoles appelant à trouver "D'autres solutions", affirmant que "Le gouvernement doit partir", l'accusant de "Voler notre vie" et invitant les Grecs au "Soulèvement!".

Des milliers d'autres manifestants avaient répondu de leur côté dans un autre quartier à l'appel du PAME, le front Syndical Ouvrier et du Parti Communiste (KKE), et leurs banderoles affirmaient que "La ploutocratie doit payer pour la crise". Les deux cortèges distincts se dirigeaient vers le Parlement, à quelques centaines de mètres.

Ils ne lacheront pas : Grève générale en Grèce
Plus de 80 vols intérieurs et internationaux ont été annulés tandis que 110 étaient reportés en raison d'un arrêt de travail de 4 heures des contrôleurs aériens et de la grève de 24 heures observée par les employés de l'aviation civile, a-t-on appris auprès de l'aéroport international d'Athènes, Elefthérios-Vénizelos. Tous les navires sont restés à quai et les touristes devant voyager vers les îles ont été prévenus par les compagnies maritimes que les itinéraires de jeudi seraient reportés à vendredi. La grève affectait l'administration, les hôpitaux et les entreprises publiques, privant le pays de toute information pendant 24 heures, le syndicat des journalistes s'étant rallié au mot d'ordre.

Outre le recul de l'âge du départ à la retraite de 60 ans à 65 ans, le texte de la réforme des retraites, adopté mercredi soir par la majorité socialiste au Parlement, prévoit des coupes de 7% en moyenne dans les pensions. Le gouvernement socialiste s'est engagé à ces mesures auprès de la zone euro et du Fonds monétaire international, en contrepartie du sauvetage financier du pays via des prêts de 110 milliards d'euros sur trois ans.

Le Parlement grec a adopté un projet de loi sur la réforme des pensions de retraites pour les salariés du secteur privé.


Ce qui doit être encore considéré comme un projet, a été voté dans son principe par 159 députés de la majorité social-démocrate (PASOK) et deux indépendants, sur 298 présents. Les autre députés des partis de l'opposition - Nouvelle-Démocratie (droite), Laos (parti d'extrême-droite), le parti communiste (KKE) et la gauche radicale (Syriza), ont voté contre.

Le porte parole des députés du KKE, Thanassis Pafilis, a informé depuis la tribune de l'Assemblée que les communistes quitternt l'hémicycle après le vote nominal en première lecture et ne participeront pas au débat article par article du projet de loi. Enfin, il a annoncé que le KKE ne participera pas non plus aux réunions des commissions parlementaires de jeudi, en solidarité avec la grève des employés du Parlement qui se sont associés à la grève nationale de 24h.


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