La droite remporte les élections législatives au Népal
Perspective communiste
Sans surprise, après des années d'égarement politique du mouvement communiste et une mobilisation sociale considérable en décembre 2025, la droite s'est imposée lors des élections législatives anticipées au Népal.
Pour la première fois depuis la fin de la monarchie et de la fin de la guerre populaire, le Népal ne sera pas dirigé par un communiste ou un membre du Nepali Congress.
Article et traduction Nico Maury
La droite a remporté les élections législatives au Népal.
Le Rastriya Swatantra Party, parti du rappeur et maire de Katmandou, Balendra Shah, a remporté la majorité absolue des sièges à la Chambre des représentants du Népal.
Le Parti nationaliste indépendant (RSP) a remporté 47,84 % du vote populaire au scrutin proportionnel et 44,17 % des voix au scrutin par circonscription. Le RSP, avec 182 sièges (+162), disposera de la majorité absolue à la Chambre basse de l'Assemblée nationale du Népal.
Symbole de cette victoire, son dirigeant Balendra Shah, 35 ans, a battu KP Sharma Oli, premier ministre renversé en septembre lors de l'insurrection des jeunes de la Génération Z, dans sa circonscription de Jhapa 5.
Il devrait être nommé prochainement Premier ministre.
Le Congrès népalais a pris la seconde place du scrutin avec 16,24 % des voix au scrutin proportionnel et 19,08 % au scrutin de circonscriptions. Il remporte 38 sièges (-51). Le Nepali Congress a obtenu ses meilleurs résultats dans la province de Karnali, où il a remporté cinq des douze sièges de la province.
Le Parti communiste du Népal – marxiste-léniniste unifié a plutôt bien résisté malgré la défaite symbolique de KP Sharma Oli, son président. Le CPN-UML remporte 13,44 % au scrutin proportionnel et 15,42 % au scrutin de circonscriptions. Le CPN-UML remporte 25 sièges (-53). Le CPN-UML reste fort dans ses bastions historiques des collines de l'Est, où il remporte quatre de ses neuf sièges.
KP Sharma Oli a félicité Balendra Shah pour sa victoire et a annoncé que l'UML "restera parmi le peuple, nous continuerons à travailler pour lui et nous irons de l’avant en renforçant encore davantage ce lien de confiance". Il reconnait la défaite de l'UML : "En démocratie, le verdict final appartient au peuple, et il est du devoir de mon parti et du mien de l'accepter. J'accepte le mandat du peuple avec le plus grand respect".
Cependant, le CPN devait faire face à une concurrence significative dans la région de la part du Shram Sanskriti Party (un parti formé en décembre 2025 par une branche progressiste de la Gen-Z), qui y remporta ses trois sièges. Le CPN-UML obtient trois sièges dans les hautes zones de Sudurpaschim et aucun siège dans les provinces de Madhesh, Bagmati et Gandaki.
Le Parti communiste népalais, dirigé par le maoïste Pushpa Kamal Dahal, ne réussit pas à cristalliser la colère populaire sur son vote. Le NCP remporte 7,49 % des voix au scrutin proportionnel et 9,27 % au scrutin de circonscriptions. Le NCP remporte 17 sièges (-28). Le NCP tire ses soutiens dans les bastions maoïstes traditionnels de Karnali et de l'ancienne zone de Bheri, mais n'a remporté aucun siège à Koshi et Gandaki.
L'ancien Premier ministre et coordinateur du Parti communiste népalais, Pushpa Kamal Dahal, a été élu à la Chambre des représentants pour la circonscription de Rukum Est. Il a obtenu 10.240 voix sur les 19.188 exprimées. Son principal adversaire, Leelamani Gautam du CPN-UML, a obtenu 3462 voix. De même, Kusum Devi Thapa du Congrès népalais (NC) a recueilli 3081 voix. Cette victoire marque le cinquième succès de Dahal aux élections législatives.
À noter que les monarchistes du Rastriya Prajatantra Party ne parviennent pas à progresser, ni à profiter des révoltes de la jeunesse. Le RPP remporte 5 sièges (-9).
Le Nepal Workers Peasants Party (parti qui se réclame du Juché) perd son siège au Congrès. Le Parti socialiste populaire du Népal, le Janamat Party et le Rastriya Janamorcha perdent tous leurs sièges.
Le Rastriya Swatantra Party, parti du rappeur et maire de Katmandou, Balendra Shah, a remporté la majorité absolue des sièges à la Chambre des représentants du Népal.
Le Parti nationaliste indépendant (RSP) a remporté 47,84 % du vote populaire au scrutin proportionnel et 44,17 % des voix au scrutin par circonscription. Le RSP, avec 182 sièges (+162), disposera de la majorité absolue à la Chambre basse de l'Assemblée nationale du Népal.
Symbole de cette victoire, son dirigeant Balendra Shah, 35 ans, a battu KP Sharma Oli, premier ministre renversé en septembre lors de l'insurrection des jeunes de la Génération Z, dans sa circonscription de Jhapa 5.
Il devrait être nommé prochainement Premier ministre.
Le Congrès népalais a pris la seconde place du scrutin avec 16,24 % des voix au scrutin proportionnel et 19,08 % au scrutin de circonscriptions. Il remporte 38 sièges (-51). Le Nepali Congress a obtenu ses meilleurs résultats dans la province de Karnali, où il a remporté cinq des douze sièges de la province.
Le Parti communiste du Népal – marxiste-léniniste unifié a plutôt bien résisté malgré la défaite symbolique de KP Sharma Oli, son président. Le CPN-UML remporte 13,44 % au scrutin proportionnel et 15,42 % au scrutin de circonscriptions. Le CPN-UML remporte 25 sièges (-53). Le CPN-UML reste fort dans ses bastions historiques des collines de l'Est, où il remporte quatre de ses neuf sièges.
KP Sharma Oli a félicité Balendra Shah pour sa victoire et a annoncé que l'UML "restera parmi le peuple, nous continuerons à travailler pour lui et nous irons de l’avant en renforçant encore davantage ce lien de confiance". Il reconnait la défaite de l'UML : "En démocratie, le verdict final appartient au peuple, et il est du devoir de mon parti et du mien de l'accepter. J'accepte le mandat du peuple avec le plus grand respect".
Cependant, le CPN devait faire face à une concurrence significative dans la région de la part du Shram Sanskriti Party (un parti formé en décembre 2025 par une branche progressiste de la Gen-Z), qui y remporta ses trois sièges. Le CPN-UML obtient trois sièges dans les hautes zones de Sudurpaschim et aucun siège dans les provinces de Madhesh, Bagmati et Gandaki.
Le Parti communiste népalais, dirigé par le maoïste Pushpa Kamal Dahal, ne réussit pas à cristalliser la colère populaire sur son vote. Le NCP remporte 7,49 % des voix au scrutin proportionnel et 9,27 % au scrutin de circonscriptions. Le NCP remporte 17 sièges (-28). Le NCP tire ses soutiens dans les bastions maoïstes traditionnels de Karnali et de l'ancienne zone de Bheri, mais n'a remporté aucun siège à Koshi et Gandaki.
L'ancien Premier ministre et coordinateur du Parti communiste népalais, Pushpa Kamal Dahal, a été élu à la Chambre des représentants pour la circonscription de Rukum Est. Il a obtenu 10.240 voix sur les 19.188 exprimées. Son principal adversaire, Leelamani Gautam du CPN-UML, a obtenu 3462 voix. De même, Kusum Devi Thapa du Congrès népalais (NC) a recueilli 3081 voix. Cette victoire marque le cinquième succès de Dahal aux élections législatives.
À noter que les monarchistes du Rastriya Prajatantra Party ne parviennent pas à progresser, ni à profiter des révoltes de la jeunesse. Le RPP remporte 5 sièges (-9).
Le Nepal Workers Peasants Party (parti qui se réclame du Juché) perd son siège au Congrès. Le Parti socialiste populaire du Népal, le Janamat Party et le Rastriya Janamorcha perdent tous leurs sièges.
