La gauche perd le Kerala et le Tamil Nadu
Perspective communiste
Les élections régionales qui se sont déroulées dans plusieurs états d'Inde ont donné la victoire aux forces réactionnaires et populistes.
Les communistes du Left Democratic Front perdent le Kerala au profit de la coalition dirigée par l'Indian Congress, le Tamil Nadu tombe entre les mains du populiste Chandrasekaran Joseph Vijay. Enfin, au Bengale-occidental, Mamata Banerjee est renversée par les nationalistes du BJP.
Article et traduction Nico Maury
Après deux mandats, l'Indian Congress reprend le Kerala aux communistes
Le résultat n'était pas une surprise, même si un espoir demeurait. Après plusieurs élections difficiles, notamment une lourde défaite aux élections locales, le Left Democratic Front a perdu les élections régionales.
L'Indian Congress a remporté 63 des 140 sièges de l'Assemblée législative du Kerala (28,79 % des voix). Les partis coalisés dans l'UDF permettent de donner une large majorité à l'INC pour diriger le nouveau gouvernement. Ainsi l'Indian Union Muslim League remporte 22 sièges (11,01 %), le Kerala Congress remporte 7 sièges, le Revolutionary Socialist Party 3 sièges, le Revolutionary Marxist Party of India 1 siège, le Kerala Congress (Jacob) 1 siège et le Communist Marxist Party Kerala State Committee 1 siège.
L'UDF dispose d'une large majorité avec 98 sièges (dont 5 pour des organisations communistes).
Le Left Democratic Front remporte 35 sièges (-64). Le Parti communiste d'Inde (Marxiste) reste le plus important parti communiste avec 26 sièges et 21,77 % des voix. Le Parti communiste d'Inde remporte 8 sièges et 6,64 % des voix. Et le Rashtriya Janata Dal remporte 1 siège.
Alors que la vague UDF submergait le Kerala, trois districts sont restés rouges. Le LDF a remporté la majorité des sièges dans les districts de Thrissur, Palakkad et Kannur. À Thrissur, le LDF a obtenu neuf sièges sur treize, à Palakkad, sept sur douze et à Kannur, six sur onze.
Dans le district de Thiruvananthapuram (là où se trouve la capitale de l'État), le LDF remporte cinq sièges sur quatorze. L'UDF a obtenu sept sièges et le BJP, deux.
Le LDF remporte 8 128 438 voix (37,64 %, soit une baisse de 7,79 points). Le CPI(M) remporte 4 700 662 de voix (21,77 % soit un recul de 3,61 points) et le CPI remporte 1 434 524 suffrages (6,64 % soit une baisse de 0,94 points).
Enfin, les nationalistes du BJP remportent 3 sièges et 11,42% des voix et 4 candidats indépendants sont élus (dont un affilié au LDF).
Le LDF, fort d'une base politique solide, peut réaliser un retour en force malgré un revers important lors de ces élections régionales. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire politique du Kerala que ce genre de défaite arrive.
Pour le CPI(M) la défaite du LDF aux élections était inattendue. Le parti accepte cette défaite et s'engage à corriger ses erreurs. Le LDF a gouverné pendant dix ans, rompant avec la tradition d'alternance politique au Kerala. Il a tenu toutes ses promesses et a su mobiliser le peuple lors de catastrophes naturelles et d'épidémies. Le LDF a sorti le Kerala de l'extrême pauvreté et est devenu un modèle pour l'ensemble du pays en matière de programmes sociaux.
Le CPI(M) s'attendait à ce que le gouvernement LDF se poursuive. Les critiques et les lacunes seront examinées et corrigées. Il est extrêmement préoccupant que le BJP ait réussi à remporter trois sièges. C'est le LDF qui a affronté le BJP dans ces trois circonscriptions et qui a perdu de justesse. L'UDF est arrivé troisième dans chacune d'elles.
Le résultat n'était pas une surprise, même si un espoir demeurait. Après plusieurs élections difficiles, notamment une lourde défaite aux élections locales, le Left Democratic Front a perdu les élections régionales.
L'Indian Congress a remporté 63 des 140 sièges de l'Assemblée législative du Kerala (28,79 % des voix). Les partis coalisés dans l'UDF permettent de donner une large majorité à l'INC pour diriger le nouveau gouvernement. Ainsi l'Indian Union Muslim League remporte 22 sièges (11,01 %), le Kerala Congress remporte 7 sièges, le Revolutionary Socialist Party 3 sièges, le Revolutionary Marxist Party of India 1 siège, le Kerala Congress (Jacob) 1 siège et le Communist Marxist Party Kerala State Committee 1 siège.
L'UDF dispose d'une large majorité avec 98 sièges (dont 5 pour des organisations communistes).
Le Left Democratic Front remporte 35 sièges (-64). Le Parti communiste d'Inde (Marxiste) reste le plus important parti communiste avec 26 sièges et 21,77 % des voix. Le Parti communiste d'Inde remporte 8 sièges et 6,64 % des voix. Et le Rashtriya Janata Dal remporte 1 siège.
Alors que la vague UDF submergait le Kerala, trois districts sont restés rouges. Le LDF a remporté la majorité des sièges dans les districts de Thrissur, Palakkad et Kannur. À Thrissur, le LDF a obtenu neuf sièges sur treize, à Palakkad, sept sur douze et à Kannur, six sur onze.
Dans le district de Thiruvananthapuram (là où se trouve la capitale de l'État), le LDF remporte cinq sièges sur quatorze. L'UDF a obtenu sept sièges et le BJP, deux.
Le LDF remporte 8 128 438 voix (37,64 %, soit une baisse de 7,79 points). Le CPI(M) remporte 4 700 662 de voix (21,77 % soit un recul de 3,61 points) et le CPI remporte 1 434 524 suffrages (6,64 % soit une baisse de 0,94 points).
Enfin, les nationalistes du BJP remportent 3 sièges et 11,42% des voix et 4 candidats indépendants sont élus (dont un affilié au LDF).
Le LDF, fort d'une base politique solide, peut réaliser un retour en force malgré un revers important lors de ces élections régionales. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire politique du Kerala que ce genre de défaite arrive.
Pour le CPI(M) la défaite du LDF aux élections était inattendue. Le parti accepte cette défaite et s'engage à corriger ses erreurs. Le LDF a gouverné pendant dix ans, rompant avec la tradition d'alternance politique au Kerala. Il a tenu toutes ses promesses et a su mobiliser le peuple lors de catastrophes naturelles et d'épidémies. Le LDF a sorti le Kerala de l'extrême pauvreté et est devenu un modèle pour l'ensemble du pays en matière de programmes sociaux.
Le CPI(M) s'attendait à ce que le gouvernement LDF se poursuive. Les critiques et les lacunes seront examinées et corrigées. Il est extrêmement préoccupant que le BJP ait réussi à remporter trois sièges. C'est le LDF qui a affronté le BJP dans ces trois circonscriptions et qui a perdu de justesse. L'UDF est arrivé troisième dans chacune d'elles.
L'autre grande défaite de la gauche en Inde est au Tamil Nadu, voisin du Kerala. Le Tamilaga Vettri Kazhagam (Parti de la Victoire du Tamilakam) de Chandrasekaran Joseph Vijay a remporté les élections législatives. Le TVK remporte 108 des 234 sièges de l'Assemblée législative et 34,92 % des voix. Il ne dispose pas de majorité pour diriger l'état et devra soit s'appuyer sur la coalition de gauche ou sur les nationalistes.
L'Alliance progressiste laïque conduite par M.K Stalin subit une lourde défaite. Le Dravida Munnetra Kazhagam remporte 59 sièges (24,19 % des voix), l'Indian Congress 5 sièges (3,37 % des voix), le Desiya Murpokku Dravida Kazhagam gagne 1 siège, le Viduthalai Chiruthaigal Katchi remporte 2 sièges, IUML remporte 2 sièges, le CPI remporte 2 sièges et le CPI(M) aussi. Au total la SPA disposera de 78 sièges à l'Assemblée législative (-86).
Il y avait 10 candidats communistes engagés dans ce scrutin. Le Parti communiste d'Inde remporte 326 488 voix et 2 circonscriptions et le Parti communiste d'Inde (Marxiste) 293 817 et 2 circonscriptions. Le CPI et le CPI(M) conservent leurs sièges à l'Assemblée législative.
Enfin, la dernière coalition, celle dirigée par les nationalistes du All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam et du BJP remporte 53 sièges (-22) et 27,21 % des voix (-14,85).
La campagne a été marquée par des contestations relatives aux listes électorales et à la citoyenneté, à la sécurité des frontières et à l'immigration clandestine, ainsi que par des débats plus larges sur l'identité, la gouvernance, la sécurité des femmes, l'emploi, le développement et le rejet du pouvoir en place après 15 ans de règne de Mamata Banerjee. Un agenda politique qui permet aux nationalistes de faire tomber le Bengale occidental.
Le BJP a remporté une victoire totale avec 207 des 293 sièges de l'état (45,84 % des voix). Le Trinamool Congress (TMC) tombe à 80 sièges et 40,80 % des voix. L'Indian Congress, qui participait aux élections seul, remporte 2 sièges. La scission du TMC, l'Aam Janata Unnayan Party, remporte 2 sièges.
Le Left Front remporte 2 sièges. Le All India Secular Front conserve son siège et le Parti Communiste d'Inde (Marxiste) fait son retour en remportant la circonscription de Domkal. Md. Mostafijur Rahaman est élu avec 107 882 voix (41,85 %) et une avance de 16 296 suffrages sur son challenger du TMC. Dans de nombreuses circoncriptions, le CPI(M) prend la seconde place : Bhagabangola (22,73 %), Jalangi (26,52 %).
Au niveau du Left Front, les principaux résultats donnent :
Le CPI(M) remporte 4.45 % des voix (2 839 067 suffrages) et 1 siège.
Le CPI remporte 0,16% des voix (99 223 suffrages)
Le All India Forward Bloc : 0,28 % des voix (176 980 suffrages)
Le CPI(ML) Libération : 0,07 % des voix (46 399 suffrages)
Le RSP : 0, 10% des voix (64 209 suffrages)
En Assam, et à Puducherry (Pondichéri) le BJP a remporté les élections législatives.
