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Le 10 juin, VOTEZ COMMUNISTE!

Nicolas Maury

Ne laissez pas « d’état de grâce » à Sarkozy-Fillon-Juppé pour précipiter leur politique de casse sociale! Engagez la riposte! Le 10 juin, VOTEZ COMMUNISTE!

Le 10 juin, VOTEZ COMMUNISTE!
Sarkozy-Fillon-Juppé veulent faire très vite parce qu’ils savent très bien que le peuple ne restera pas longtemps tétanisé par le résultat des présidentielles. Le Président sait que ceux qui se sont laissés prendre par son discours populiste ne tarderont pas revenir à la réalité d’un pouvoir qui n’aura jamais été aussi proche des grands patrons, des grands intérêts financiers.

Son agitation effrénée, un jour dans les hôpitaux, le lendemain auprès des salariés d’Airbus tend un rideau de fumée sur la nature de sa politique avant les législatives. Ses annonces précises, même présentées de façon démagogique, la révèlent : casse du contrat de travail avec la fin du CDI, cadeaux fiscaux pour les plus riches mais hausse de la TVA pour tous, nouvelle restriction des moyens accordés à l’école, des remboursements de soin, atteinte au droit de grève, SMIC maintenu au plus bas… Travailler plus pour, à la fin du compte, gagner moins ! Et il veut faire passer toutes ces contre-réformes structurelles destinées à briser les résistances profondes de notre pays à la domination du capitalisme mondialisé, « en même temps et non pas l’une derrière l’autre», le plus tôt possible dès l’été.

Sarkozy doit son élection à l’absence de véritable alternative à « gauche ». Cet état de fait, le glissement à droite, continuent de plus bel, du moins du côté du PS ! Mme Royal ne trouve rien d’autre à reprocher à M. Sarkozy que de lui reprendre ses idées. Ses amis de « gauche » européens, MM. Zapatero, Prodi et Blair s’entendent avec lui pour infliger aux peuples une nouvelle version de la constitution européenne. Mme Royal, M. Delanoë ou M. Bayrou affichent leur objectif politique : les élections de 2012 !

Communistes, nous n’avons pas l’intention d’attendre 2012, ni d’entrer dans le jeu des combinaisons et de la recomposition politiciennes. Nous faisons résolument le choix de l’opposition radicale à la politique au service du MEDEF et des luttes. Elles n’ont jamais cessé et se développent à PSA, dans les Monoprix, à France Télécom (40% de grévistes cette semaine), dans les hôpitaux, à l’éducation nationale, dans les universités…

Au Portugal cette semaine, une grève générale à l’appel de la CGT-P, avec le soutien du seul Parti Communiste Portugais, a été massivement suivie dans tous les secteurs d’activité. Elle a sonné l’heure de la riposte massive à la politique « ultra-libérale » du gouvernement de M. Socrates, ami de MM. Barroso et Sarkozy.

Nous nous inscrivons dans ce choix de la lutte sociale et politique, dans la suite des 55% de NON à la « constitution » européenne, du mouvement contre le CPE, de la bataille massive contre la loi Fillon en 2003, du rejet du plan Juppé en 1995 ou des luttes de 1968 dont Sarkozy voudrait effacer le souvenir. Ensemble, nous pouvons mettre en échec la politique commanditée par le MEDEF.

Le 10 juin, votez des militants toujours à votre disposition dans les quartiers et les entreprises de la 13ème circo, décidés à engager immédiatement la riposte avec vous. Votez pour ceux qui font le choix de la lutte et refusent la résignation !

Exprimez un choix clair se dégageant de la logique du moindre mal! VOTEZ COMMUNISTE !

SARKOZY-FILLON-JUPPE: les premières mesures annoncées contre l’intérêt du plus grand nombre et du pays:

– 4 franchises de 10 euros sur les dépenses de santé de chaque ménage: injuste et dangereux pour la prévention alors que de plus en plus de salariés renoncent à des soins faute d’argent.

- Déduction d’impôt aux emprunts immobiliers: très coûteux (3,5 milliards d’euros par an, la moitié du budget du logement), injuste (les plus riches, acheteurs des biens les plus chers en profiteront le plus ainsi que les banques—pour notre part, nous nous prononçons pour l’extension des prêts à taux 0 pour l’accession sociale à la proprieté), totalement inefficace pour répondre à la crise sociale du logement (cette mesure encourage la hausse des prix du foncier, détourne l’argent public du logement social…).

- Exonération d’impôt et de charges sur les heures supplémentaires: pervers! Totalement aberrant alors qu’il y a entre 3 et 6 millions de chômeurs et 1,5 millions de salariés à temps partiel subi. Ce dispositif va encourager les patrons à ne pas embaucher, à geler les salaires pour 35 heures, à déguiser des heures normales en heures sup. Il va coûter très cher, 5 milliards d'euros par an à la Sécurité sociale et au budget de l’Etat.

- Mise en cause de la carte scolaire: le poison à la place du remède pour les quartiers difficiles, l’entrée dans une logique de mise en concurrence des établissements aux dépens de toute l’éducation nationale (nos propositions: modifier les contours de la carte scolaire, y intégrer le privé sous contrat pour une véritable mixité sociale).


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