Le Venezuela sous la tutelle des États-Unis (PCV)
Perspective communiste
[Cette note a été rédigée avant l'annonce du grand pillage du pétrole vénézuélien.]
Note du Parti communiste du Venezuela sur la situation politique, économique et diplomatique du pays.
Le 3 janvier de cette année, les États-Unis ont mené une opération militaire contre le Venezuela et ont enlevé celui qui exerçait de facto la présidence de la République, Nicolás Maduro, ainsi que son épouse, Cilia Flores, tout en assassinant sans pitié des membres du personnel vénézuélien et cubain chargés de la protection présidentielle.
Le PCV a immédiatement condamné cette action, la qualifiant d'acte d'agression impérialiste lâche, totalement contraire au droit international. De même, nous dénonçons l'absence de réponse militaire de la part de l'État vénézuélien pour défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale, bafouées par l'attaque des forces militaires des États-Unis et la présence quotidienne qui s'en est suivie d'officiers et de troupes étrangères sur notre territoire.
Le peuple vénézuélien a ainsi pris conscience de son impuissance face aux prétentions d’une puissance étrangère et de l’incapacité de l’État à garantir la souveraineté et la sécurité nationale. Les discours provocateurs contre l’impérialisme et les promesses de défendre la patrie « au prix de sa vie, s’il le fallait » se sont finalement révélés n’être que la rhétorique creuse d’une élite qui, de manière honteuse, met le territoire vénézuélien et ses richesses naturelles au service des intérêts des tyrans du Nord.
Cela confirme nos dénonciations, formulées depuis des années, concernant la nature du PSUV. Le seul intérêt de sa direction est de conserver le pouvoir à tout prix : non seulement en détruisant les droits du travail et en bafouant les libertés démocratiques, mais aussi à travers la reddition du pays et en réduisant à néant les luttes menées depuis des décennies par le peuple vénézuélien, les véritables révolutionnaires et patriotes, pour conquérir une nation libre et souveraine.
Le PCV a immédiatement condamné cette action, la qualifiant d'acte d'agression impérialiste lâche, totalement contraire au droit international. De même, nous dénonçons l'absence de réponse militaire de la part de l'État vénézuélien pour défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale, bafouées par l'attaque des forces militaires des États-Unis et la présence quotidienne qui s'en est suivie d'officiers et de troupes étrangères sur notre territoire.
Le peuple vénézuélien a ainsi pris conscience de son impuissance face aux prétentions d’une puissance étrangère et de l’incapacité de l’État à garantir la souveraineté et la sécurité nationale. Les discours provocateurs contre l’impérialisme et les promesses de défendre la patrie « au prix de sa vie, s’il le fallait » se sont finalement révélés n’être que la rhétorique creuse d’une élite qui, de manière honteuse, met le territoire vénézuélien et ses richesses naturelles au service des intérêts des tyrans du Nord.
Cela confirme nos dénonciations, formulées depuis des années, concernant la nature du PSUV. Le seul intérêt de sa direction est de conserver le pouvoir à tout prix : non seulement en détruisant les droits du travail et en bafouant les libertés démocratiques, mais aussi à travers la reddition du pays et en réduisant à néant les luttes menées depuis des décennies par le peuple vénézuélien, les véritables révolutionnaires et patriotes, pour conquérir une nation libre et souveraine.
Immédiatement après l’assaut militaire des États-Unis et l’enlèvement de Maduro, l’illégitimité dans l’exercice du pouvoir politique s’est poursuivie par le biais d’un gouvernement « de transition », présidé par Delcy Rodríguez, qui, aux côtés de Jorge Rodríguez et de Diosdado Cabello, forme ce qu’on appelle le triumvirat de l’indignité. Ce groupe a orienté son action vers la cession du pays et de ses ressources stratégiques au service des intérêts de domination continentale et mondiale de l’impérialisme états-unien et du sionisme israélien du pays et de ses ressources stratégiques, en parfaite convergence avec certains secteurs de l’opposition bourgeoise.
Avec cynisme, la direction corrompue et traîtresse du PSUV tente de justifier son entente diplomatique avec le gouvernement des États-Unis en invoquant un prétendu pragmatisme visant à préserver le soi-disant gouvernement « révolutionnaire ». Cependant, la cession de la souveraineté énergétique aux entreprises transnationales, l’adoption de positions qui rejoignent la politique étrangère impérialiste et la présence de la CIA, ainsi que des marines des États-Unis sur le territoire vénézuélien, révèlent un comportement subordonné à des intérêts étrangers à ceux de la nation et éloigné de tout principe révolutionnaire.
Ce comportement contredit également l'argument selon lequel ils n'agissent que sous la menace.
Le groupe dirigeant n'a même pas dénoncé officiellement auprès des instances internationales compétentes l'emploi de la force militaire des États-Unis pour intimider une nation souveraine. Une véritable direction révolutionnaire aurait combattu l'interventionnisme impérialiste sur tous les fronts et défendu avec cohérence la souveraineté nationale.
Parmi les premières mesures adoptées par le soi-disant « gouvernement de transition » figurait l'arrêt total de l'approvisionnement en pétrole brut et en carburants à destination de Cuba. Peu après, celui-ci a lancé une réforme globale de la loi organique sur les hydrocarbures, qui renforce la cession du secteur pétrolier aux entreprises transnationales, perpétuant ainsi les privilèges spéciaux accordés par Maduro à Chevron.
Cela a mis fin à une conquête historique de la souveraineté nationale sur les hydrocarbures, dont la défense avait constitué l’un des grands combats du prolétariat pétrolier et du Parti communiste du Venezuela depuis 1936. Ce combat a connu un tournant décisif avec la nationalisation du secteur pétrolier en 1975, puis s’est amplifié sous le gouvernement d’Hugo Chávez.
Trump a admis avec cynisme que les États-Unis avaient déjà largement amorti le coût de l’opération militaire contre Caracas grâce au contrôle du pétrole vénézuélien, auquel s’ajoute une part de plus de 13 milliards de dollars en à peine six mois. Face à ce pillage, le triumvirat composé des frères Rodríguez et de Diosdado Cabello garde le silence et laisse les richesses pétrolières du pays tomber entre les mains de l’impérialisme, alors que près de 70 % des foyers vénézuéliens vivent dans la pauvreté et qu’un tiers est confronté à l’extrême pauvreté.
Du défaitisme du PSUV à l'instauration d'un protectorat impérialiste
La récente tragédie provoquée par les tremblements de terre du 24 juin a mis en évidence l'effondrement institutionnel du pays et l'inexistence d'un gouvernement solidaire avec les besoins de la population. Elle a également confirmé le manque d'autonomie des dirigeants, qui ont autorisé l'entrée de forces militaires des États-Unis et de responsables de l'État sioniste d'Israël sous prétexte d'aide humanitaire.
Comment une nation souveraine, dirigée par une élite qui se proclame encore « révolutionnaire », a-t-elle pu finir par devenir un protectorat néocolonial pétrolier ? Pour le comprendre, il faut prendre en compte le rôle historique attribué au Venezuela dans la division internationale du travail : celui de fournisseur stratégique d’énergie fossile pour les puissances impérialistes occidentales, en particulier pour les États-Unis.
La lutte inter-impérialiste pour le contrôle des ressources vénézuéliennes s'est intensifiée en raison de la présence croissante de capitaux russes, chinois, turcs et iraniens. Dans ce contexte, et face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, le gouvernement de Donald Trump a mis en œuvre son plan d’agression contre le Venezuela. Cependant, les événements et le comportement des dirigeants civils et militaires vénézuéliens indiquent qu’il ne s’agissait pas uniquement d’une opération militaire, mais aussi d’une manœuvre politique visant à subordonner les dirigeants au pouvoir aux intérêts de l’impérialisme des États-Unis.
Cette situation a été favorisée par la crise profonde de l'accumulation capitaliste et l'effondrement des prix du pétrole, auxquels le gouvernement de Nicolás Maduro a répondu par des années de politiques anti-ouvrières, anti-populaires et antidémocratiques. Le détournement des fonds publics, le transfert d’énormes ressources vers la bourgeoisie parasitaire et le capital financier, ainsi qu’une politique économique favorable au grand capital, ont aggravé les inégalités et alimenté le rejet de larges secteurs populaires.
Parallèlement, une politique du travail visant à s’attaquer aux salaires et à démanteler les droits acquis par les travailleurs au cours de décennies de lutte a été mise en œuvre. Sous le prétexte d’une fausse résistance aux sanctions impérialistes criminelles, une politique de surexploitation de la main-d’œuvre s’est généralisée, passant par la destruction des salaires, l’affaiblissement des conventions collectives, les restrictions au droit de grève et à la liberté syndicale, ainsi que la criminalisation judiciaire de la lutte ouvrière.
À ce processus s’est ajoutée l’offensive contre les libertés démocratiques et la participation politique. La direction du PSUV a ordonné le démantèlement judiciaire de nombreux partis. Dans le cas du PCV — dont cela fera bientôt trois ans —, la procédure judiciaire a porté atteinte au droit à la défense et aux garanties constitutionnelles. Finalement, un tribunal subordonné au pouvoir politique a cédé la personnalité juridique du PCV à des militants du PSUV. La classe
ouvrière vénézuélienne s’est ainsi retrouvée dépouillée de son principal instrument de participation politique et électorale.
Malgré cette illégalisation de facto, le PCV continue de se battre ; il exige le rétablissement de sa personnalité juridique et de sa marque politique, et est prêt à recourir à toutes les formes de lutte nécessaires pour défendre les intérêts de la classe ouvrière et du peuple travailleur.
Parallèlement, l'enrichissement des hauts responsables militaires grâce à des affaires liées à l'État a miné le moral et les institutions des forces armées. La corruption, l’autoritarisme, le manque de transparence, les violations des droits sociaux et humains et le mépris de la volonté populaire exprimée lors des élections présidentielles de 2024 ont aggravé l’effondrement institutionnel de la République. À cela s’est ajoutée l’attitude d’une opposition qui a ouvertement promu l’intervention impérialiste comme une fausse issue à la crise politique, contribuant ainsi à
créer les conditions qui ont facilité l’opération militaire des États-Unis.
La récente tragédie provoquée par les tremblements de terre du 24 juin a mis en évidence l'effondrement institutionnel du pays et l'inexistence d'un gouvernement solidaire avec les besoins de la population. Elle a également confirmé le manque d'autonomie des dirigeants, qui ont autorisé l'entrée de forces militaires des États-Unis et de responsables de l'État sioniste d'Israël sous prétexte d'aide humanitaire.
Comment une nation souveraine, dirigée par une élite qui se proclame encore « révolutionnaire », a-t-elle pu finir par devenir un protectorat néocolonial pétrolier ? Pour le comprendre, il faut prendre en compte le rôle historique attribué au Venezuela dans la division internationale du travail : celui de fournisseur stratégique d’énergie fossile pour les puissances impérialistes occidentales, en particulier pour les États-Unis.
La lutte inter-impérialiste pour le contrôle des ressources vénézuéliennes s'est intensifiée en raison de la présence croissante de capitaux russes, chinois, turcs et iraniens. Dans ce contexte, et face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, le gouvernement de Donald Trump a mis en œuvre son plan d’agression contre le Venezuela. Cependant, les événements et le comportement des dirigeants civils et militaires vénézuéliens indiquent qu’il ne s’agissait pas uniquement d’une opération militaire, mais aussi d’une manœuvre politique visant à subordonner les dirigeants au pouvoir aux intérêts de l’impérialisme des États-Unis.
Cette situation a été favorisée par la crise profonde de l'accumulation capitaliste et l'effondrement des prix du pétrole, auxquels le gouvernement de Nicolás Maduro a répondu par des années de politiques anti-ouvrières, anti-populaires et antidémocratiques. Le détournement des fonds publics, le transfert d’énormes ressources vers la bourgeoisie parasitaire et le capital financier, ainsi qu’une politique économique favorable au grand capital, ont aggravé les inégalités et alimenté le rejet de larges secteurs populaires.
Parallèlement, une politique du travail visant à s’attaquer aux salaires et à démanteler les droits acquis par les travailleurs au cours de décennies de lutte a été mise en œuvre. Sous le prétexte d’une fausse résistance aux sanctions impérialistes criminelles, une politique de surexploitation de la main-d’œuvre s’est généralisée, passant par la destruction des salaires, l’affaiblissement des conventions collectives, les restrictions au droit de grève et à la liberté syndicale, ainsi que la criminalisation judiciaire de la lutte ouvrière.
À ce processus s’est ajoutée l’offensive contre les libertés démocratiques et la participation politique. La direction du PSUV a ordonné le démantèlement judiciaire de nombreux partis. Dans le cas du PCV — dont cela fera bientôt trois ans —, la procédure judiciaire a porté atteinte au droit à la défense et aux garanties constitutionnelles. Finalement, un tribunal subordonné au pouvoir politique a cédé la personnalité juridique du PCV à des militants du PSUV. La classe
ouvrière vénézuélienne s’est ainsi retrouvée dépouillée de son principal instrument de participation politique et électorale.
Malgré cette illégalisation de facto, le PCV continue de se battre ; il exige le rétablissement de sa personnalité juridique et de sa marque politique, et est prêt à recourir à toutes les formes de lutte nécessaires pour défendre les intérêts de la classe ouvrière et du peuple travailleur.
Parallèlement, l'enrichissement des hauts responsables militaires grâce à des affaires liées à l'État a miné le moral et les institutions des forces armées. La corruption, l’autoritarisme, le manque de transparence, les violations des droits sociaux et humains et le mépris de la volonté populaire exprimée lors des élections présidentielles de 2024 ont aggravé l’effondrement institutionnel de la République. À cela s’est ajoutée l’attitude d’une opposition qui a ouvertement promu l’intervention impérialiste comme une fausse issue à la crise politique, contribuant ainsi à
créer les conditions qui ont facilité l’opération militaire des États-Unis.
Pour une alternative démocratique, populaire et souveraine
À l'heure actuelle, le Département d'État états-unien coordonne, avec le triumvirat de l'indignité — les frères Rodríguez et Diosdado Cabello — et avec des secteurs dociles de l'opposition, la mise en œuvre d'un soi-disant plan de « transition démocratique », dont le véritable objectif est de consolider le contrôle des États-Unis sur le Venezuela.
Nous estimons que ce processus est contraire à l'ordre constitutionnel. Il est inacceptable que l'avenir politique du Venezuela soit décidé sous la tutelle d'une puissance étrangère.
Face à cette situation, le PCV, aux côtés de diverses organisations politiques et sociales, poursuit l'élaboration d'une politique d'unité populaire et démocratique visant à rétablir la Constitution, à défendre la souveraineté nationale et à lutter contre le pillage, l'autoritarisme et la tutelle étrangère.
L'objectif est de rassembler les forces au sein d'un grand mouvement national en faveur du rétablissement des droits sociaux et des libertés démocratiques, ainsi que de la souveraineté et de l'indépendance de la patrie. Il s'agit pour le peuple vénézuélien de reprendre le chemin de sa lutte historique pour l'émancipation et contre toute forme de domination étrangère.
Avec cette conviction, notre parti a convoqué son XVIIᵉ congrès national en mars 2027 et se prépare à célébrer son centenaire le 5 mars 2031.
À l'heure actuelle, le Département d'État états-unien coordonne, avec le triumvirat de l'indignité — les frères Rodríguez et Diosdado Cabello — et avec des secteurs dociles de l'opposition, la mise en œuvre d'un soi-disant plan de « transition démocratique », dont le véritable objectif est de consolider le contrôle des États-Unis sur le Venezuela.
Nous estimons que ce processus est contraire à l'ordre constitutionnel. Il est inacceptable que l'avenir politique du Venezuela soit décidé sous la tutelle d'une puissance étrangère.
Face à cette situation, le PCV, aux côtés de diverses organisations politiques et sociales, poursuit l'élaboration d'une politique d'unité populaire et démocratique visant à rétablir la Constitution, à défendre la souveraineté nationale et à lutter contre le pillage, l'autoritarisme et la tutelle étrangère.
L'objectif est de rassembler les forces au sein d'un grand mouvement national en faveur du rétablissement des droits sociaux et des libertés démocratiques, ainsi que de la souveraineté et de l'indépendance de la patrie. Il s'agit pour le peuple vénézuélien de reprendre le chemin de sa lutte historique pour l'émancipation et contre toute forme de domination étrangère.
Avec cette conviction, notre parti a convoqué son XVIIᵉ congrès national en mars 2027 et se prépare à célébrer son centenaire le 5 mars 2031.
