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Le président du Mexique refuse de participer au "Sommet des Amériques" de Biden

Perspective communiste

Un revers politique de plus pour le Président des États-Unis, Joe Biden.

Le "Sommet des Amériques" de Joe Biden, censé inaugurer une nouvelle ère dans les relations des États-Unis avec l'Amérique latine, connaît son premier revers avec le refus du président mexicain d'y participer à la suite de l'exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.

Article et traduction Nico Maury

Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO) a annoncé qu'il ne participerait pas à l'événement diplomatique : "Je ne vais pas au sommet parce qu'on n'invite pas tous les pays de l'Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles : l'exclusion, vouloir dominer sans raison, ne pas respecter la souveraineté des pays, l'indépendance de chaque pays". Il ajoute que "nous pensons que c'est pour continuer la vieille politique d'interventionnisme, de manque de respect envers les nations et leurs peuples".

Le blocus étasunien contre Cuba est un génocide

En outre, AMLO a accusé des politiciens étasuniens d'avoir soutenu les "sanctions" contre Cuba, dénonçant que le maintien de ce blocus empêche la nourriture et les médicaments d'atteindre le peuple cubain.

"C'est un type de génocide, une énorme violation des droits de l'homme", a-t-il déclaré, concluant que "c'est trop pour nous d'assister à un sommet dans ce contexte".

Le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros, a remercié son homologue mexicain pour sa position ferme concernant le soi-disant Sommet des Amériques.

"Position déterminante et ferme du président du Mexique. Nous apprécions votre solidarité avec les peuples du Nicaragua, de Cuba et du Venezuela. Les pays de ce continent méritent d'être respectés. Nous défendrons toujours la souveraineté et l'indépendance des peuples. Union !"

Cuba dénonce un sommet tinté d'arrogance d'un gouvernement étasunien qui "a une fois de plus opté pour l'exclusion pour tenter de réaliser un événement sans apports concrets, mais bénéfique pour l'image de l'impérialisme".

Le gouvernement cubain salue l'action du président mexicain Andrés Manuel López Obrador et l'attitude claire des pays membres de la CARICOM contre les exclusions, ainsi que la position ferme du président bolivien Luis Arce Catacora et de la présidente hondurienne Xiomara Castro.


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