Les collèges de Saint Denis toujours au pain sec, bien sûr Hanotin (PS) ne dit rien
Perspective communiste
Mercredi 15 janvier, alors que le ministre de l’Éducation nationale annonçait les grandes lignes de sa politique en faveur de l’enseignement prioritaire, c’était l’heure des DHG dans les collèges. Le DHG, ou Dotation horaire globale, c’est une enveloppe de moyens, exprimés en heures d’enseignement, attribués aux établissements en fonction des effectifs. Et à Saint-Denis, pour la plupart des collèges, elle est en baisse. 20 heures de moins à Triolet, 40 heures en moins à Barbusse ou à La Courtille, 90 heures à Fabien !
Parallèlement, au Conseil des ministres, à Paris, Vincent Peillon annonçait 1 161 heures à se partager entre tous les établissements de Seine-Saint-Denis. De quoi faire rire jaune chez les enseignants de collèges réunis en assemblée générale inter-établissements quelques jours plus tard : « On ne sait même pas les critères retenus pour attribuer ces heures. Est-ce que les établissements qui sont déjà labellisés Éclair seront prioritaires ? », s’interroge une enseignante de Barbusse.
Un de ses collègues ajoute : « De 400 à 450 heures devraient être réservées à six collèges prioritaires. Le reste pour les 56 autres que compte le département… » L’avis est partagé par beaucoup : « C’est une réforme qui ne représente même pas 1% du budget de l’Éducation nationale, c’est dérisoire. Ils vont simplement rogner un peu sur les moyens des établissements qui ne vont pas trop mal pour donner à ceux qui sont vraiment en crise. L’ennuyeux, c’est que ça va se voir en Seine-Saint-Denis, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’établissements qui vont bien et à qui on peut prendre des moyens. »
Les professeurs sont d’autant plus remontés, que les prévisions d’effectifs de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, pour la rentrée prochaine, leur apparaissent sous-estimées. Dans certains cas, le nombre d’élèves prévu semble s’arrêter, comme par magie, une seule unité avant le nombre qui déclencherait une ouverture de classe supplémentaire ! Mais s’il y a réellement des élèves en plus, comme la hausse démographique constatée dans les écoles primaires, depuis plusieurs années, le laisse soupçonner ? « L’inspection laissera passer le mouvement de mutation et, s’il faut affecter des profs en plus dans de nouvelles classes, ils bricoleront avec des vacataires, des collègues non formés, ou qui se partagent entre plusieurs villes. »
Les rendez-vous demandés – et parfois obtenus – auprès de la direction départementale n’ont pas apporté beaucoup d’espoir, mais la confirmation que les moyens manquent, en dépit des annonces venues d’en haut, ne serait-ce que pour rattraper le retard cumulé ces dernières années. Plusieurs collèges de Saint-Denis (Barbusse, Elsa-Triolet, La Courtille, Iqbal-Masih, Fabien) seront en grève jeudi 6 février (les manifestants se sont donnés rendez-vous devant la basilique à 16h avant de se rendre à Bobigny). Et un mouvement à l’échelle du département est pressenti pour la semaine suivante.
http://www.lejsd.com/index.php?s=21&r=20183
Mais il est ou Hanotin ? N'est-ce pas sa délégation au conseil général ?
Un de ses collègues ajoute : « De 400 à 450 heures devraient être réservées à six collèges prioritaires. Le reste pour les 56 autres que compte le département… » L’avis est partagé par beaucoup : « C’est une réforme qui ne représente même pas 1% du budget de l’Éducation nationale, c’est dérisoire. Ils vont simplement rogner un peu sur les moyens des établissements qui ne vont pas trop mal pour donner à ceux qui sont vraiment en crise. L’ennuyeux, c’est que ça va se voir en Seine-Saint-Denis, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’établissements qui vont bien et à qui on peut prendre des moyens. »
Les professeurs sont d’autant plus remontés, que les prévisions d’effectifs de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, pour la rentrée prochaine, leur apparaissent sous-estimées. Dans certains cas, le nombre d’élèves prévu semble s’arrêter, comme par magie, une seule unité avant le nombre qui déclencherait une ouverture de classe supplémentaire ! Mais s’il y a réellement des élèves en plus, comme la hausse démographique constatée dans les écoles primaires, depuis plusieurs années, le laisse soupçonner ? « L’inspection laissera passer le mouvement de mutation et, s’il faut affecter des profs en plus dans de nouvelles classes, ils bricoleront avec des vacataires, des collègues non formés, ou qui se partagent entre plusieurs villes. »
Les rendez-vous demandés – et parfois obtenus – auprès de la direction départementale n’ont pas apporté beaucoup d’espoir, mais la confirmation que les moyens manquent, en dépit des annonces venues d’en haut, ne serait-ce que pour rattraper le retard cumulé ces dernières années. Plusieurs collèges de Saint-Denis (Barbusse, Elsa-Triolet, La Courtille, Iqbal-Masih, Fabien) seront en grève jeudi 6 février (les manifestants se sont donnés rendez-vous devant la basilique à 16h avant de se rendre à Bobigny). Et un mouvement à l’échelle du département est pressenti pour la semaine suivante.
http://www.lejsd.com/index.php?s=21&r=20183
Mais il est ou Hanotin ? N'est-ce pas sa délégation au conseil général ?
