Les communistes d'Extrême-Orient et de Sibérie sont ciblés par Poutine
Perspective communiste
Le Kremlin sévit contre les militants et élus du Parti communiste de la fédération de Russie avant les élections législatives.
C'est dans les places fortes du KPRF que la répression est la plus forte, notamment dans la région sibérienne de l'Altaï.
Article et traduction Nico Maury
La République de l'Altaï, l'une des plus grandes régions agricoles de Russie avec une population de plus de 2 millions d'habitants, a longtemps été un terrain difficile à conquérir pour la Russie unie.
Lors des élections régionales de 2021, les communistes ont remporté 24 des 68 sièges à l'assemblée régionale. Leur forte présence au sein du parlement régional constitue une gêne pour Russie unie, dont les initiatives se heurtent régulièrement à une résistance ouverte de la part des députés communistes.
Lors des élections, le KPRF a également obtenu un score impressionnant de 31 % des voix dans la région de l'Altaï contre 33 % pour Russie unie.
Le KPRF aurait très probablement remporté la victoire au scrutin de liste si deux partis perturbateurs (téléguidés par Poutine), les Communistes de Russie et les Retraités de Russie, n'avaient pas figuré sur les bulletins de vote.
Dans la seule région de l'Altaï en Sibérie, pas moins de 11 membres du KPRF ont été arrêtés au cours des trois derniers mois, dont la vice-présidente de l'assemblée régionale, Daria Zulina. Cette région est un bastion du KPRF et cela représente une gêne pour Russie unie.
Anton Artsibashev, député du Parti communiste à l'assemblée de l'Altaï, explique que ces arrestations font suite à des avertissements de responsables du Kremlin selon lesquels le parti ne devait pas s'opposer au parti au pouvoir, Russie unie, lors des élections régionales prévues en septembre.
"Il s’agit d’un acte d’intimidation", écrit Artsibaschev dans un message diffusé sur la chaîne Telegram du Parti communiste. "Cependant, nous continuerons le combat. Ils ne parviendront pas à nous arrêter."
Le Kremlin ne souhaite pas que les partis d'opposition historique deviennent un point de ralliement pour les votes de protestation.
Les arrestations et les persécutions se multiplient en Russie contre les communistes.
Pour le Kremlin, le Parti communiste doit conserver une certaine crédibilité auprès de ses électeurs, mais ne peut pas se montrer trop contestataire. Autrement, il s'expose à la répression.
Au-delà de la région de l'Altaï, les membres du Parti communiste de Primorié et de Lipetsk, ainsi que de la république de Bouriatie, ont également subi une pression croissante.
Dans la république voisine de l'Altaï, les membres du Parti communiste ont été contraints de faire preuve de prudence après s'être opposés avec véhémence aux réformes controversées imposées par Andreï Tourtchak, chef nommé par le Kremlin, notamment une refonte de l'autonomie locale qui a déclenché l'une des plus importantes manifestations de temps de guerre en Russie l'année dernière.
Une telle pression vise à réduire l'activité militante du Parti communiste et à limiter ses candidatures.
Lors des élections régionales de 2021, les communistes ont remporté 24 des 68 sièges à l'assemblée régionale. Leur forte présence au sein du parlement régional constitue une gêne pour Russie unie, dont les initiatives se heurtent régulièrement à une résistance ouverte de la part des députés communistes.
Lors des élections, le KPRF a également obtenu un score impressionnant de 31 % des voix dans la région de l'Altaï contre 33 % pour Russie unie.
Le KPRF aurait très probablement remporté la victoire au scrutin de liste si deux partis perturbateurs (téléguidés par Poutine), les Communistes de Russie et les Retraités de Russie, n'avaient pas figuré sur les bulletins de vote.
Dans la seule région de l'Altaï en Sibérie, pas moins de 11 membres du KPRF ont été arrêtés au cours des trois derniers mois, dont la vice-présidente de l'assemblée régionale, Daria Zulina. Cette région est un bastion du KPRF et cela représente une gêne pour Russie unie.
Anton Artsibashev, député du Parti communiste à l'assemblée de l'Altaï, explique que ces arrestations font suite à des avertissements de responsables du Kremlin selon lesquels le parti ne devait pas s'opposer au parti au pouvoir, Russie unie, lors des élections régionales prévues en septembre.
"Il s’agit d’un acte d’intimidation", écrit Artsibaschev dans un message diffusé sur la chaîne Telegram du Parti communiste. "Cependant, nous continuerons le combat. Ils ne parviendront pas à nous arrêter."
Le Kremlin ne souhaite pas que les partis d'opposition historique deviennent un point de ralliement pour les votes de protestation.
Les arrestations et les persécutions se multiplient en Russie contre les communistes.
Pour le Kremlin, le Parti communiste doit conserver une certaine crédibilité auprès de ses électeurs, mais ne peut pas se montrer trop contestataire. Autrement, il s'expose à la répression.
Au-delà de la région de l'Altaï, les membres du Parti communiste de Primorié et de Lipetsk, ainsi que de la république de Bouriatie, ont également subi une pression croissante.
Dans la république voisine de l'Altaï, les membres du Parti communiste ont été contraints de faire preuve de prudence après s'être opposés avec véhémence aux réformes controversées imposées par Andreï Tourtchak, chef nommé par le Kremlin, notamment une refonte de l'autonomie locale qui a déclenché l'une des plus importantes manifestations de temps de guerre en Russie l'année dernière.
Une telle pression vise à réduire l'activité militante du Parti communiste et à limiter ses candidatures.
