Les communistes sortent renforcés dans les instances dirigeantes de la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE)
Perspective communiste
Le 39ᵉ congrès de la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) s'est tenu à Héraklion, en Crète, dans un hôtel 5 étoiles, où chaque nuit coûte près de la moitié du salaire d'un travailleur.
Lors de ce congrès, la "Coordination militante démocratique" (DAS), dirigée par le PAME et le Parti communiste de Grèce (KKE), a pris la seconde place dans les instances dirigeantes de la GSEE et a imposé un discours de classe contre la direction sortante.
Article et traduction Nico Maury
La direction de la GSEE, qui représente une ligne de cogestion du capitalisme, s'est enfermée (empêchant des syndicalistes d'approcher du bâtiment) dans un hôtel de luxe à Héraklion, en Crète, loin de la classe ouvrière. Le 39ᵉ congrès a vu s'affronter deux logiques : la lutte des classes vs la cogestion patronale, cette « internationale du paternalisme ouvrier » qui a tenté de frauder au maximum les votes pour réduire l'influence des communistes.
Le millionnaire Yannis Panagopoulos, dirigeant de la GSEE, s'est livré à un délire anticommuniste et anti-PAME nauséabond lors de son discours. Pendant 25 minutes, il s'est exprimé contre le PAME et le KKE. À aucun moment il ne s'est attaqué aux politiques antiouvrières du gouvernement. Son véritable adversaire n'est ni le patronat, ni sa classe, mais bien les travailleurs et leurs organisations autonomes de la bourgeoisie.
Ce 39ᵉ congrès ne servait qu'à renouveler les instances dirigeantes du syndicat : le conseil d'administration, la commission de contrôle et le conseil général. Lors de ce congrès, huit factions ont pris part aux élections et 429 délégués ont voté. 114 délégués ont voté pour les communistes (+26).
Alors que la direction de la GSEE et les principales factions politiques ont accompagné la régression sociale, la progression des communistes montre que les luttes trouvent un écho.
Le DAS, formé par les syndicalistes du PAME, représente la seconde tendance politique de la GSEE. Avec 26,57 % des voix (+3,59), le DAS disposera de 12 sièges (+1) au conseil d'administration de la GSEE.
La PASKE, tendance liée au PASOK (Mouvement socialiste panhellénique), conserve sa première place avec 42,89 % des voix et 19 sièges (=). Le DAKE, tendance liée à la Nouvelle Démocratie (droite au pouvoir), reste à la troisième place avec 16,32 % et 9 sièges (=). Les différentes tendances issues de la galaxie social-démocrate de l'ex-SYRIZA remportent 5,59 % et 2,33 % des voix, soit 2 et 1 siège Enfin, la tendance Unité conserve son siège.
Le millionnaire Yannis Panagopoulos, dirigeant de la GSEE, s'est livré à un délire anticommuniste et anti-PAME nauséabond lors de son discours. Pendant 25 minutes, il s'est exprimé contre le PAME et le KKE. À aucun moment il ne s'est attaqué aux politiques antiouvrières du gouvernement. Son véritable adversaire n'est ni le patronat, ni sa classe, mais bien les travailleurs et leurs organisations autonomes de la bourgeoisie.
Ce 39ᵉ congrès ne servait qu'à renouveler les instances dirigeantes du syndicat : le conseil d'administration, la commission de contrôle et le conseil général. Lors de ce congrès, huit factions ont pris part aux élections et 429 délégués ont voté. 114 délégués ont voté pour les communistes (+26).
Alors que la direction de la GSEE et les principales factions politiques ont accompagné la régression sociale, la progression des communistes montre que les luttes trouvent un écho.
Le DAS, formé par les syndicalistes du PAME, représente la seconde tendance politique de la GSEE. Avec 26,57 % des voix (+3,59), le DAS disposera de 12 sièges (+1) au conseil d'administration de la GSEE.
La PASKE, tendance liée au PASOK (Mouvement socialiste panhellénique), conserve sa première place avec 42,89 % des voix et 19 sièges (=). Le DAKE, tendance liée à la Nouvelle Démocratie (droite au pouvoir), reste à la troisième place avec 16,32 % et 9 sièges (=). Les différentes tendances issues de la galaxie social-démocrate de l'ex-SYRIZA remportent 5,59 % et 2,33 % des voix, soit 2 et 1 siège Enfin, la tendance Unité conserve son siège.
