Les députés communistes lancent un boycott bureau de l'Assemblée !
Nicolas Maury
Les députés communistes et républicains ont proposé à Jean-Marc Ayrault (SRC) de boycotter le bureau de l'Assemblée plutôt que les séances publiques en représailles de la séance houleuse sur les retraites, ont-ils dit mardi lors de la clôture de leur journée parlementaire
"Nous refusons de nous laisser enfermer dans ce rôle très réduit imparti au Parlement et aux groupes minoritaires en son sein", a déclaré mardi Roland Muzeau, le porte-parole du groupe des députés communistes et apparentés.
"Nous venons de faire la proposition au groupe PS de riposter en boycottant les instances de l'Assemblée nationale, laissant ainsi le Président en tête à tête avec sa majorité godillot", a-t-il ajouté. Il propose également de ne pas déposer de candidature lors du renouvellement du bureau en octobre.
"Ne faut-il pas envisager également le boycott de la conférence des présidents" ou "les bureaux des commissions", écrit M. Muzeau à son homologue du PS, Jean-Marc Ayrault, dans un courrier dont l'AFP a eu copie.
"Nous venons de faire la proposition au groupe PS de riposter en boycottant les instances de l'Assemblée nationale, laissant ainsi le Président en tête à tête avec sa majorité godillot", a-t-il ajouté. Il propose également de ne pas déposer de candidature lors du renouvellement du bureau en octobre.
"Ne faut-il pas envisager également le boycott de la conférence des présidents" ou "les bureaux des commissions", écrit M. Muzeau à son homologue du PS, Jean-Marc Ayrault, dans un courrier dont l'AFP a eu copie.
La journée parlementaire du PCF s'est tenue à l'Assemblée en lieu et place de deux jours à Clermont-Ferrand, déplacée en raison de la manifestation du 23. Députés et sénateurs ont notamment passé en revue les projets sur les retraites, en présence mardi matin du secrétaire général du PCF Pierre Laurent, ainsi que ceux relatifs à l'immigration et au budget.
"Immigration, délinquance, sécurité et maintenant xénophobie, tout est prétexte pour draguer l'électorat le plus à droite possible, au risque d'exacerber un populisme primaire", a déclaré M. Muzeau à l'issue de la journée.
Mais, a-t-il prévenu, le vote du recul de l'âge légal de la retraite "ne siffle pas la fin du match", évoquant une "détermination intacte" sur les sujets à venir que sont "immigration, réforme pénale, loi de finances et financement de la sécurité sociale".
"Immigration, délinquance, sécurité et maintenant xénophobie, tout est prétexte pour draguer l'électorat le plus à droite possible, au risque d'exacerber un populisme primaire", a déclaré M. Muzeau à l'issue de la journée.
Mais, a-t-il prévenu, le vote du recul de l'âge légal de la retraite "ne siffle pas la fin du match", évoquant une "détermination intacte" sur les sujets à venir que sont "immigration, réforme pénale, loi de finances et financement de la sécurité sociale".
