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Ni en Guadeloupe ni à La Réunion les mesures d’intimidations ne feront taire les peuples

Nicolas Maury

Samedi matin, le Collectif d’organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (COSPAR) a remis une motion à la Préfecture pour réaffirmer sa solidarité avec la lutte du peuple guadeloupéen

« Le COSPAR présente à la famille du camarade Jacques Bino ses condoléances attristées. Jacques Bino, syndicaliste de la CGTG a été tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi à Pointe-A-Pitre.
Le COSPAR rappelle qu’il avait mis en garde les autorités de l’Etat contre toute mesure de répression ou d’intimidation dans son communiqué du 15 février.

Le LKP guadeloupéen a émis des doutes sur la version officielle de la mort de notre camarade mais quel que soit le résultat de l’enquête judiciaire, cette mort est une mort de trop, une mort qui n’aurait pas du se produire si le peuple guadeloupéen avait été écouté plus tôt.

Les actes de violence de ces derniers jours sont la conséquence directe des atermoiements du gouvernement et de son désir à peine voilé de remettre la Guadeloupe au pas : la fin de non recevoir du Premier ministre apportée aux revendications du LKP a été immédiatement suivie de l’acheminement massif de forces de l’ordre, ce qui a été vécu comme une véritable provocation par la population.

C’est un risque délibéré que fait courir le gouvernement aux militants du LKP.

Au point que son principal porte parole est aujourd’hui contraint de s’entourer de gardes du corps.
Le COSPAR s’indigne de cette situation : faut-il donc des morts pour que la parole, les revendications des peuples d’outremer soient enfin entendues ?

Le COSPAR renouvelle sa mise en garde : ni en Guadeloupe ni à La Réunion les mesures d’intimidations ne feront taire les peuples.

Le COSPAR rappelle qu’il fera tout pour que la journée du 5 mars soit l’expression de la lassitude et de la colère des travailleurs et de la population réunionnaises. »


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