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PS : 8 élections, 8 défaites depuis l'élection de Hollande

Perspective communiste

Un bilan électoral catastrophique pour une politique catastrophique. Hollande paie de plein fouet sa politique sarkoziste libérale

Depuis que Hollande est installé à l'Elysée, huit élections partielles ont été organisées. Dans cinq circonscriptions, le siège était détenu par le PS. Au bout du compte, il n'en aura plus aucun. Pis, à quatre reprises, le candidat socialiste n'a même pas été en mesure de se maintenir au second tour. Dans cette série noire, l'UMP a déjà gagné quatre sièges et l'UDI deux.

Pareille dérouillée pour le parti du président reste exceptionnelle, quoi qu'on en dise rue de Solférino. En janvier 1982, trois défaites d'un coup dans des partielles avaient sans doute sonné la fin de l'état de grâce. Mais la vague rose, six mois plus tôt, avait été d'une telle ampleur que la perte de ces circonscriptions arrachées de justesse à la droite avait quelque chose de presque naturel.

Plus récemment, dans les cinq partielles organisées durant l'année suivant l'élection de Sarkozy en 2007, la stabilité avait été totale. L'UMP avait alors conservé ses quatre sièges et le PS, le sien. Dans tous les cas de figure, les seconds tours avaient alors opposé un candidat sarkozyste et un candidat socialiste sans que le FN ne se mêle jamais à la compétition finale. Il avait fallu attendre novembre 2008 pour que la chute spectaculaire de popularité du président de la République ait des répercussions notables dans les urnes avec la perte du siège détenu par l'UMP dans la 8e circonscription de la Gironde.

Dès la première partielle organisée début décembre 2012 dans la 1re circonscription du Val-de-Marne, l'effondrement du PS a été spectaculaire. Son candidat, d'un scrutin à l'autre, a alors perdu près de 9.000 voix et s'est trouvé du même coup dans l'impossibilité de participer au second tour. Dans cette longue série, pas une seule fois le candidat du PS (ou soutenu par le PS) n'a réussi à sauver les meubles. Ses alliés du gouvernement - Verts, radicaux de gauche ou MRC - n'ont pas été logés à meilleure enseigne, dans les rares occasions où ils ont pris le risque de présenter des candidats sous leurs propres couleurs.

Sur fond d'abstention massive, c'est la droite dans ses diverses composantes qui tire le mieux son épingle du jeu.


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