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Total : le raffinage de brut de La Mède va fermer, 178 postes supprimés

Perspective communiste

178 des 430 postes de la raffinerie vont être supprimés, sans licenciements ; la Mède sera reconvertie avant la fin 2017 en production de biocarburants. Total va pour cela investir 600 millions d'euros - 400 millions pour Donges, 200 pour La Mède. Les autres raffinerie, Feyzin, Grandpuits et Normandie, resteront en activité

178 des 430 postes de la raffinerie vont être supprimés, sans licenciements ; la Mède sera reconvertie avant la fin 2017 en production de biocarburants. Total va pour cela investir 600 millions d'euros - 400 millions pour Donges, 200 pour La Mède. Les autres raffinerie, Feyzin, Grandpuits et Normandie, resteront en activité.

L'avenir est désormais aux biocarburants, pense Total. Qui va donc fermer son activité de raffinage de pétrole brut à La Mède, dans les Bouches-du-Rhône. 178 postes seront supprimés d'ici la fin 2016, sur les 430 du site. Le plan de restructuratiojn a été présenté ce jeudi matin en Comité central d'entreprise.

Au total, 600 millions d'euros seront investis, 200 millions pour La Mède, et 400 millions pour la raffinerie de Donges en Loire-Atlantique. Total ne touchera pas aux trois autres raffineries restantes, Feyzin, Grandpuits et de Normandie.

« Des méga raffineries au Moyen-Orient »

Une grève, qui a débuté jeudi à 4 heures ce jeudi matin, paralyse « les expéditions de tous les produits » qui sortent de la raffinerie, a-t-il précisé. Une assemblée générale sera organisée par le syndicat vendredi à 15 heures sur le site.

De son côté FO, qui n'appelle pas à la grève, estime « (qu')il n'y a pas de surprise » dans les annonces de la direction de Total, soulignant que les suppressions de postes où les fermetures de sites en France sont les conséquences de « la stratégie du groupe qui construit des méga raffineries au Moyen-Orient », a expliqué Bruno Casano, délégué FO au CE.

La CGT pour "le maintien de l'activité et des emplois à Total La Mède"

"Total et sa Raffinerie génèrent 500 emplois directs, 250 sous-traitants permanents et 1500 emplois indirects dans les services, le commerce, les services publics... De plus, cette Raffinerie n’est qu’un maillon de la chaîne des activités pétrochimiques du pourtour de l’Etang de Berre. Sa remise en cause fragiliserait l’ensemble des sites", expliquent leurs représentant dans un communiqué. "Tous ensemble, avec les salariés de Total, nous mettrons tout en œuvre pour pérenniser l’outil de raffinage, maintenir les capacités de raffinage et les emplois.
Si d’autres projets industriels doivent voir le jour, ils doivent venir s’adosser aux activités existantes et non remplacer".


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