Valls : Surenchère raciste et frénésie sécuritaire
Perspective communiste
Nordine Idir,
secrétaire général du MJCF
Encore un ministre de l’intérieur qui organise une grande conférence de presse sur « ses résultats chiffrés » dans la lutte contre la délinquance. A coup sûr c’est encore une sale journée en vue pour les jeunes. Sale journée en vue pour les Rroms aussi à en croire les Unes des journaux. Ainsi une fois de plus nous aurons droit à une grand-messe médiatique pour ériger en France la menace d’une multitude d’ « ennemis de l’intérieur ».
Statistiques à l’appui, nous verrons combien jeunes et migrants sont les premiers pourvoyeurs de délinquants dans le pays. Alors nous aurons de nouvelles zones de sécurités, de nouvelles brigades expérimentales, de nouvelles technologies de dissuasion pour la défense de l’ordre républicain. Ce sera la conclusion logique des évènements.
Efficacité nulle
Mais tout ce que révèleront les chiffres du ministère c’est d’abord que malgré les discours c’est bien la politique du chiffre qui est encore toute puissante dans la police en France. Et par voie de conséquence c’est cette politique qui oriente les policiers sur la répression d’une délinquance facile. Traquer les migrants en situation irrégulière ou la fumette de quelques jeunes qui n’ont pas les abris des beaux quartiers pour consommer est bien plus évident que de traquer la fraude fiscale ou de démanteler un réseau de trafic de prostituées.
Ce que révèlera M. Valls va bien au-delà de savoir s’il est raciste, vulgaire ou outrancier. M. Valls nous révèlera comme Hortefeux, Sarkozy ou Guéant avant lui que la politique du ministère de l’intérieur est structurellement raciste et anti-jeunes et qu’il s’agit d’une grande honte pour notre pays. C’est une politique de classe qui choisit d’épargner la grande délinquance financière tout en refusant de s’outiller convenablement pour traiter la délinquance quotidienne. M. Valls se contente de brigades et de caméras pour cacher les problèmes. Voilà la véritable menace pour la République.
Un peu de courage madame Taubira
Nous sommes en attente d’un débat sérieux sur ces questions qui s’émancipe des ambitions personnelles de quelques politiciens carriéristes. Autour de son projet de réforme pénale Mme Taubira a posé l’ambition de renouer avec un traitement personnalisé de la délinquance. Avec la suppression des peines planchés, mettre fin à une logique de répression mécanique est une très bonne chose. Mais peut-on prétendre renouer avec une véritable justice éducative dans notre pays en se contentant d’ajouter une nouvelle peine – fut-elle de probation – à l’arsenal répressif érigé sous 10 années de pouvoir de l’UMP ?
Alors que certains élus perdent l’esprit en appelant l’armée à investir nos quartiers sans se rendre compte qu’ils appellent à la guerre civile, nous appelons à ce que le débat sur la police et la justice soit libéré en France des fanatiques et des industriels des technologies de répression et de surveillance. Formation, missions et moyens alloués aux policiers comme aux juges, réalités de la vie des jeunes et réalités de la criminalité et de la délinquance en France méritent autre chose que cette prise en otage qui dure depuis trop longtemps. Nous investirons tous les espaces nécessaires pour combattre la frénésie sécuritaire.
Statistiques à l’appui, nous verrons combien jeunes et migrants sont les premiers pourvoyeurs de délinquants dans le pays. Alors nous aurons de nouvelles zones de sécurités, de nouvelles brigades expérimentales, de nouvelles technologies de dissuasion pour la défense de l’ordre républicain. Ce sera la conclusion logique des évènements.
Efficacité nulle
Mais tout ce que révèleront les chiffres du ministère c’est d’abord que malgré les discours c’est bien la politique du chiffre qui est encore toute puissante dans la police en France. Et par voie de conséquence c’est cette politique qui oriente les policiers sur la répression d’une délinquance facile. Traquer les migrants en situation irrégulière ou la fumette de quelques jeunes qui n’ont pas les abris des beaux quartiers pour consommer est bien plus évident que de traquer la fraude fiscale ou de démanteler un réseau de trafic de prostituées.
Ce que révèlera M. Valls va bien au-delà de savoir s’il est raciste, vulgaire ou outrancier. M. Valls nous révèlera comme Hortefeux, Sarkozy ou Guéant avant lui que la politique du ministère de l’intérieur est structurellement raciste et anti-jeunes et qu’il s’agit d’une grande honte pour notre pays. C’est une politique de classe qui choisit d’épargner la grande délinquance financière tout en refusant de s’outiller convenablement pour traiter la délinquance quotidienne. M. Valls se contente de brigades et de caméras pour cacher les problèmes. Voilà la véritable menace pour la République.
Un peu de courage madame Taubira
Nous sommes en attente d’un débat sérieux sur ces questions qui s’émancipe des ambitions personnelles de quelques politiciens carriéristes. Autour de son projet de réforme pénale Mme Taubira a posé l’ambition de renouer avec un traitement personnalisé de la délinquance. Avec la suppression des peines planchés, mettre fin à une logique de répression mécanique est une très bonne chose. Mais peut-on prétendre renouer avec une véritable justice éducative dans notre pays en se contentant d’ajouter une nouvelle peine – fut-elle de probation – à l’arsenal répressif érigé sous 10 années de pouvoir de l’UMP ?
Alors que certains élus perdent l’esprit en appelant l’armée à investir nos quartiers sans se rendre compte qu’ils appellent à la guerre civile, nous appelons à ce que le débat sur la police et la justice soit libéré en France des fanatiques et des industriels des technologies de répression et de surveillance. Formation, missions et moyens alloués aux policiers comme aux juges, réalités de la vie des jeunes et réalités de la criminalité et de la délinquance en France méritent autre chose que cette prise en otage qui dure depuis trop longtemps. Nous investirons tous les espaces nécessaires pour combattre la frénésie sécuritaire.
