EDITO: Le guetteur du lac et le Mag de Stanislas

Henri Vario-Nouioua

Il y avait si longtemps que je n’étais revenu à Angers et sur le bord du lac de Maine. Un Irigo m’amène à lui. Il fait froid. Le guetteur me tourne le dos, il fixe un point sur le lac ...

Il y avait si longtemps que je n’étais revenu à Angers et sur le bord du lac de Maine. Un Irigo m’amène à lui. Il fait froid. Le guetteur me tourne le dos, il fixe un point sur le lac et lorsque je m’approche pour lui parler, j’entends sa voix résonner dans ma tête : «Ne fouille pas dans mon lac. Si tu le fais parce c’est ton job, essaie de ne pas te satisfaire de ce que tu y voies. Va au-delà des ténèbres qu’il renferme, des débats que nous y avons engloutis. » Je m’assieds, allume ma pipe, m’accroche à son fourreau. Mon regard cherche ce que le guetteur peut bien avoir aperçu dans le lac. Il me montre du doigt un tout petit rayon de lumière qui monte vers le gris du ciel.
Je sais depuis lors que tous les drames dissimulent un fragment de lumière même si, quelquefois, il faut le poursuivre jusque dans les ténèbres. C’est ce que nous essayons de faire dans ce mag qui prétend que derrière chaque fait divers, une histoire vraie, ses détresses, ses joies, dépassent la fiction. Une façon, somme toute, de positiver l’événementiel en lui redonnant sa véritable dimension. Stanislas et ses amis proposent encore des fictions, des romans, de la poésie et des textes classiques, parfois si contemporains.

Vous aussi pouvez faire de même et nous rejoindre.

Les 28 pages de ce format papier mènent à un contenu quantitativement plus important dans la version web du Mag de Stanislas qui n’est pas limitée par la sauvegarde des arbres et s’attache aux 27 000 pages d’Editoweb Magazine.


Commentaires (0)
Nouveau commentaire :