Sarkozy a besoin d’argent
Henri Vario-Nouioua
Ce n’est pas une simple rumeur, l’ancien président Sarkozy, peut-être parce que la campagne électorale de 2007 a coûté trop cher, pleurniche partout qu’il a besoin d’argent. Le lien avec le fait qu’un juge d’instruction ait désigné un psychologue expert pour, notamment, examiner Eric Woerth peut-être établi. Parallèlement, et à l’heure où nous mettons sous presse, la crise Fillon-Coppé semble peu à peu, non se résoudre, mais tout au moins s’occulter.
Malgré les 12 000 euros mensuels que lui verse l’Etat au titre de sa présence ou non au Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, fait le projet de créer un cabinet conseil.
On pourrait imaginer qu’il a l’intention de facturer des honoraires à François Fillon et Jean-François Copé; mais cela le ferait sortir de son obligation de réserve liée à ses fonctions de membre du Conseil constitutionnel. Notre ancien président - dont il est constant qu’il ne partage pas les revenus music-hall de Carla Bruni - explique: «je veux pouvoir offrir ce que je veux à ma femme et à mes enfants et prendre des avions privés comme j’en ai envie. Ceux qui me conseillent de ne pas le faire, je les emmerde.»
Mais de combien a donc besoin Nicolas Sarkozy? D’autant que son statut d’ancien président lui amène d’autres avantages tels que bureau privé, secrétariat, etc. Statut envié, soit dit en passant, par certains présidents africains, lesquels, lorsqu’ils sont évincés, risquent, outre le tribunal pénal international (sort qui a été réservé à Konan-Bédié, ancien président de Cote d’Ivoire), l’indigence - sauf, naturellement, à s’entendre avec leur successeur; ce qui est fort rare: dans la majorité des cas, ils sont tout simplement traités de voleurs.
Ce n’est pas le cas pour notre Sarko sorti pour l’instant presque indemne de l’affaire Béttencourt, puisque le juge instructeur Gentil vient d’ordonner l’expertise psychologique de tous les mis en examen du dossier, y compris l’ancien ministre et trésorier de l’UMP, Eric Woerth. Naturellement, le fait que l’expert désigné soit celui qui a examiné Mohamed Merah en prison avant qu’il ne devienne le tueur de Toulouse n’est qu’une simple coïncidence – en tout cas, c’est ce qu’il faut penser.
Sarkozy a besoin d’argent, Eric Woerth d’un psy. Nous voici donc dans une configuration où Nicolas Sarkozy pourrait être le conseiller conjugal de Copé-Fillon et le psy du dossier Béttencourt déclarer tous les mis en examen irresponsables. Décidément, on ne peut s’empêcher de penser que le statut de témoin assisté est tout de même un privilège.
On pourrait imaginer qu’il a l’intention de facturer des honoraires à François Fillon et Jean-François Copé; mais cela le ferait sortir de son obligation de réserve liée à ses fonctions de membre du Conseil constitutionnel. Notre ancien président - dont il est constant qu’il ne partage pas les revenus music-hall de Carla Bruni - explique: «je veux pouvoir offrir ce que je veux à ma femme et à mes enfants et prendre des avions privés comme j’en ai envie. Ceux qui me conseillent de ne pas le faire, je les emmerde.»
Mais de combien a donc besoin Nicolas Sarkozy? D’autant que son statut d’ancien président lui amène d’autres avantages tels que bureau privé, secrétariat, etc. Statut envié, soit dit en passant, par certains présidents africains, lesquels, lorsqu’ils sont évincés, risquent, outre le tribunal pénal international (sort qui a été réservé à Konan-Bédié, ancien président de Cote d’Ivoire), l’indigence - sauf, naturellement, à s’entendre avec leur successeur; ce qui est fort rare: dans la majorité des cas, ils sont tout simplement traités de voleurs.
Ce n’est pas le cas pour notre Sarko sorti pour l’instant presque indemne de l’affaire Béttencourt, puisque le juge instructeur Gentil vient d’ordonner l’expertise psychologique de tous les mis en examen du dossier, y compris l’ancien ministre et trésorier de l’UMP, Eric Woerth. Naturellement, le fait que l’expert désigné soit celui qui a examiné Mohamed Merah en prison avant qu’il ne devienne le tueur de Toulouse n’est qu’une simple coïncidence – en tout cas, c’est ce qu’il faut penser.
Sarkozy a besoin d’argent, Eric Woerth d’un psy. Nous voici donc dans une configuration où Nicolas Sarkozy pourrait être le conseiller conjugal de Copé-Fillon et le psy du dossier Béttencourt déclarer tous les mis en examen irresponsables. Décidément, on ne peut s’empêcher de penser que le statut de témoin assisté est tout de même un privilège.