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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 


La situation de Brignoles n'est pas simple a analyser. Les enjeux nationaux et locaux ont joué, ce qui est sûr, la "gauche" (sans différenciation) a été sanctionné. Une ébauche d'analyse de la situation


Brignoles : Le FN et la sanction électorale pour les partis politiques
Le Front national est arrivé largement en tête du premier tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles, dans le Var. Son candidat, Laurent Lopez, a obtenu 40,4 % des voix, devant la candidate UMP, Catherine Delzers, qui arrive en deuxième position avec 20,8 % des voix.

Les deux candidats de gauche, PCF (14,6 % des suffrages) et EELV (8,9 %) ont été éliminés dès le premier tour du scrutin, dans ce canton remporté par la gauche en 2012. Un candidat d'extrême droite dissident, Jean-Paul Dispard, ayant obtenu 9,1 % des voix, l'extrême droite réunit au total plus de 49 % des voix lors de ce premier tour marqué par une forte abstention (67 %).

Brignoles : Le FN et la sanction électorale pour les partis politiques
Analysons en détail ce vote :

L'abstention :

L'abstention ne fait qu'augmenter dans ce canton depuis 2011. Elle montre que les électeurs ne intéressent pas ou peu à ces scrutins locaux.
2011: 56,01% d'abstention
2012: 61,89% d'abstention
2013: 67% d'abstention, un record révélateur soit d'un raz-le-bol des guéguerres politiciennes (3 élections en 3 ans) ou un défaitisme par rapport à la politique nationale menée par le PS et EELV.

La droite (UMP+apparentés): l'illusion du vote sanction

Cette dernière ne profite pas de l'affaiblissement du vote à "gauche", ni du raz-le-bol de la politique de Hollande. On constate que l'UMP reçoit que 20,8% des voix, en 2012 la droite recueillait 25,4% des voix (23,69% en 2011).

En regardant de plus près, on constate que l'UMP n'est pas le vote de sanction contre les politique gouvernementales. Lors de ce scrutin seulement 1397 voix sont venues soutenir le parti de Jean François Copé contre 1991 (25,4%) en 2012 et 1981 (23,69%) en 2011. 600 électeurs de droite sont aller voter pour le parti d'extrême droite (préférant le discours original à la copie) ou ont voté pour Christian Proust qui recueille 422 voix (6,3 %). Dans tous les cas, l'UMP recule et n'incarne pas le vote sanction.

Le Front National : Une électorat stable et mobilisé

Il n'y a pas eu de percée massive, ou de "sursaut patriotique". Le candidat du FN a rassemblé sur son nom ceux qui lors des élections précédentes votaient déjà pour le parti d'extrême droite. On constate que le FN arrive en tête (40,4%) et obtient 2718 suffrages. Le nombre d'électeurs du FN baisse par rapport à 2012 et 2011. En 2011, ce parti recueillait 2757 voix et 2734 en 2012.

Son poids, lors du scrutin de dimanche, vient de la forte abstention et de son électorat qui est mobilisé. Dans le sud, le vote frontiste est fort et mobilisé.

Le volume électoral du FN est atteint, au second tour, pourtant , il est fort probable que le FN gagne ce canton. Cette victoire viendra d'un report des voix venus du candidats dissident FN (9,1 %).


La "gauche" : un énième désastre qui sanctionne tous les partis dit de "gauche"

EELV, les diviseurs ?

Les écologistes d'EELV (avec le soutien du PS de Brignoles) apparaissent comme des responsables de l'élimination de la "gauche" lors de ce premier tour. EELV obtient 8,9% des voix (598 suffrages). Rapporté au résultats du candidat PCF, on peut mathématiquement accuser EELV d'avoir qualifier la droite pour le second tour. Mais l'analyse n'est pas juste.

EELV recule aussi (malgré le renfort des socialistes locaux). En 2011 ce parti recueillait 11,80% des voix (987 suffrages) et aujourd'hui il perd un peu moins de 400 voix. On peut facilement dire que ces suffrages perdus avaient poney ce dimanche.

De plus EELV, chez les militants républicains (anti-FN), portera la responsabilité de l'élimination de la "gauche". Mathématiquement c'est juste mais politiquement c'est assez faux.

Pour le candidat commun du PCF et du PS, la sanction a été violente.

Alors que le conseiller général communiste sortant (et maire de la ville de Brignoles) ne se représentait pas, le candidat commun a subit une défaite qui se base avant tout sur 3 facteurs :

-Un vote sanction contre le PS au pouvoir. Oui le PCF est victime d'un vote sanction contre la politique du PS (EELV semble moins concerné). Il paye ses alliances longues et répétées avec ce parti de collaboration de classe qu'est le PS. Le PCF, plutôt bien implanté dans cette région, perd plus de 2100 voix entre 2012 et 2013. L'électorat communiste et socialiste est resté chez lui et n'a pas pris part à cette énième élection. Pour le second tour, il ne se déplacera pas non plus.

-Une abstention très forte, avec des électeurs qui ne voient plus l’intérêt d'aller voter. La déception de l'élection de Hollande est immense, les électeurs s'attendaient à tout sauf a élire un président qui mènerait la même politique de Nicolas Sarkozy. Ce facteur entre en jeu pour expliquer cette très faible mobilisation.

-L'incapacité a mobiliser. Pourquoi voter pour un candidat communiste alors que les médias, des élus et des ministres du PS hurlent aux loups (au côté du FN) pour dénoncer une "invasion" de Roms en France ? Pour dénoncer les assistés sociaux et tous ces soit-disant profiteurs ? Pourquoi voter pour un candidat communiste lors que Jean Luc Mélenchon (Président du PG), notre soit-disant allié dans le Front de gauche, gueule sur les communistes en les traitant de collabo et de vendus au PS ? Pourquoi voter pour un candidat communiste alors que ces derniers courent derrière de PS, notamment sur Paris (et quelques autres villes médiatiquement couverte), pour quelques sièges ?

Brignoles : Le FN et la sanction électorale pour les partis politiques
Des enseignements sont a tirer de cette élection :

1- l'Union de la gauche n'existe plus, politiquement elle ne pèse plus rien.
2- la menace du FN ne fonctionne plus et le vote républicain contre ce dernier ne marchera pas le weekend prochain. La banalisation de ce vote va de pair avec la banalisation de ses idées (Valls, Collomb, Bret, Bernardini en sont l'exemple)
3- le PCF doit s'autonomiser du PS et mener un travail de lutte contre les politiques libérales.
4- le FN ne profite pas la crise pour se renforcer, son électorat est juste plus mobilisé que celui des autres partis.
5- Jean Luc Mélenchon n'incarne pas la politique qui permettra la mobilisation des masses, ça politique est la même que celle de Besancenot.
6- le peuple de gauche est un concept creux (beaucoup d'ouvriers votent à droite) qui n'a pas de fondements réels.
7- le FN va faire très mal aux prochaines municipales, de nombreuses villes vont tomber entre ces griffes, et le PCF aura un rôle à jouer, celui de la résistance contre les fascistes. Le PCF devra retrouver l’esprit du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France pour contrer celui du Front national des Le Pen.

Brignoles : Le FN et la sanction électorale pour les partis politiques
Cacophonie et panique dans les états-majors des partis politiques

1- MÉLENCHON ACCUSE... L’ÉLYSÉE ET LE PCF

"On élit un président de la République social-démocrate et que fait-il? Il démantèle les acquis sociaux du pays". Selon lui, "le principal pourvoyeur des voix du FN est à l'Élysée" dont la politique déboussole l'électorat de gauche, qui s'est massivement abstenu dimanche. "Nous aussi, le Front de gauche, par notre confusion, notre irrésolution, nous donnons l'impression de ne pas savoir où nous allons".

2- LE PS ACCUSE... L'UMP ET LA DIVISION


"Ce résultat doit sonner comme un sévère avertissement pour tous les partis de gauche : lorsque le Front national est fort, la division produira souvent le même résultat", lançait dès dimanche soir le secrétaire national en charge des élections au PS, Christophe Borgel en pointant du doigt le maintien du candidat EELV à Brignoles. "Si on additionnait les voix du Parti communiste et des Verts, là on était au deuxième tour", a renchéri le porte-parole du PS, David Assouline.

Le Parti socialiste accuse également la droitisation de l'UMP d'alimenter le Front national. "Le score de l'UMP montre qu'il n'y a pas d'appétence pour l'opposition. La droite devrait comprendre qu'à force d'ouvrir la porte au vocabulaire et aux thématiques du FN, une partie de ses électeurs s'y engouffrent dès le premier tour", estime le parti dirigé par Harlem Désir... Et Manuel Valls ? et les 16 maires PS qui signent un texte de soutien aux propos racistes de Valls contre les Roms ?

3- LES COMMUNISTES ACCUSENT... EELV ET LE GOUVERNEMENT

"Même si le second tour aurait été difficile, EELV porte la responsabilité de la seule présence de l'UMP et du FN", accuse le Parti communiste dans un communiqué. Le PCF pointe également "la désespérance que la politique du gouvernement suscite chez les électeurs de gauche" pour expliquer la forte abstention (plus de 66%) dans le Var.

4- EELV ACCUSE HARLEM DESIR ET LE PCF

"la gauche est partie divisée", le PCF présentant un candidat "sans discussion préalable. "L'élimination de la gauche dès le premier tour est un tsunami". "Le national porte une lourde responsabilité dans la déstabilisation de l'électorat de gauche", a-telle ajouté, accusant le secrétaire national du PS Harlem Désir d'avoir appelé à soutenir le candidat PCF alors que, selon elle, le PS local soutenait sa candidature à elle.

5- L'UMP SE TAIT MAIS ACCUSE... L'ABSTENTION

"le vrai vainqueur de cette élection à Brignoles, c'est l'abstention". "Quand on regarde attentivement, le FN n'a pas pris beaucoup de voix par rapport au précédent scrutin", estime-t-il. "La responsabilité de ma famille politique est de redonner de l'espoir, c'est de redonner de la crédibilité au politique"

Quelqu'un s’intéresse aux Brignolais ?

Tout le monde accuse tout le monde, mais au final qui ira voir les 67% d'abstentionnistes pour comprendre ce refus de voter ? Sait-on pourquoi cette situation ? NON mais le PCF a le devoir d'y aller !

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Nicolas Maury
[Fr] Perspective communiste, blog francophone ayant pour vocation le partage d’informations nationales et internationales. De proposer des analyses marxistes de l’actualité et du débat d’idée. Ainsi que de parler de l’actualité du Parti Communiste Français et du Mouvement des Jeunes Communistes de France.

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