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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Elections européennes du 26 mai 2019

À choisir, le nouveau secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, préfère plusieurs listes à gauche qui représentent «toutes les sensibilités» aux européennes plutôt qu'une liste commune qui «gomme toutes les différences»


Fabien Roussel confirme qu'il n'y aura pas d'effacement du PCF aux élections européennes
Il y a encore trois jours, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, annonçait partir au «combat» pour mener le «rassemblement» de la grande maison de la gauche, «fragmentée comme jamais». Une première porte semble déjà sur le point de se fermer: celle des communistes. Devant la presse lundi matin, le nouveau secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a expliqué qu'il n'était pas forcément favorable à une liste commune. «On a déjà essayé plein de fois, ça n'a pas marché», rappelle-t-il. «Une liste unique gomme la diversité des propositions, des sensibilités qui peuvent exister à gauche. Ne vaut-il pas mieux conserver cette diversité?», s'interroge-t-il.

Le secrétaire national communiste ne se veut pas inquiet - «No stress!» - quant au risque d'une dispersion des voix. Selon lui, la gauche divisée au moment de l'élection se retrouvera un peu plus tard, au Parlement européen. «Il peut y avoir des listes différentes et, pour certains, on arrivera à se retrouver dans le même groupe. Même si on est dispersé, il peut y avoir des surprises. Avec 5% des voix une liste obtient au moins deux ou trois élus. On additionnera à la fin pour voir combien ça fait», affirme, optimiste, Fabien Roussel. À côté de lui, Ian Brossat, le porte-parole du parti et tête de liste aux européennes, poursuit dans la même veine. Lui estime notamment qu'il «faut passer moins de temps à discuter avec les forces politiques et en prendre davantage pour parler des idées et convaincre tous ceux qui s'abstiennent».

La condition du PCF à Hamon

Le PCF souhaite donc se reconcentrer sur le fond, sur les propositions, sur la colère des «gilets jaunes» qui «va monter au fur et à mesure»... Mais les discussions avec les autres mouvements occupent bien les esprits. Notamment celles avec Benoît Hamon, à la tête de Génération-s. Depuis des mois, un accord est pressenti entre l'ancien candidat socialiste à la présidentielle et le PCF. À la différence que, désormais, Fabien Roussel pose publiquement ses conditions. «Nous discutons, mais la question au final est de savoir si son mouvement acceptera de se ranger derrière notre tête de liste, Ian Brossat?». Pas d'autre alternative possible selon lui. Le bras de fer peut commencer.

Le cas Mélenchon

Tout juste élu, Fabien Roussel doit aussi apprendre à dialoguer avec Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France Insoumise - qui se veut central à gauche - entretenait des relations très fraîches avec Pierre Laurent, l'ancien secrétaire national communiste. «Avec Mélenchon, nous n'avons pas la même manière de faire, mais on tape sur le même clou», avance aujourd'hui - prudent et beau joueur - le nouveau chef du PCF. Il développe finalement: «Jean-Luc Mélenchon est plus dans une logique de combat avec le peuple contre les élites. Il ne s'attaque pas forcément au système, comme nous le souhaitons. Nous, nous croyons aux valeurs de la gauche, à la justice sociale, à la répartition des richesses...»

Il ne faut cependant pas trop s'attarder sur le nom du chef des Insoumis place du Colonel-Fabien. «Tout le monde nous pose la question du rassemblement derrière lui. Mais c'est à lui qu'il faut poser la question! C'est lui qui a fait le choix de créer une force politique supplémentaire à gauche. Le PCF a un ancrage territorial depuis très longtemps et a une efficacité sur le terrain pour améliorer la vie des gens», souligne Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et porte-parole du parti.

Fabien Roussel doit rencontrer la semaine prochaine tous les responsables de gauche. Le ton des discussions est déjà donné.

Le Figaro

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

i[Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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