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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Espace hellénique (Grèce, Chypre)

La Grèce a envoyé dimanche un message incertain au premier tour des élections locales, donnant un coup de fouet à la gauche radicale à Athènes et sa région mais confortant en province beaucoup de sortants de la coalition droite-socialistes au pouvoir, une semaine avant les européennes. Quelques résultats en détails - article et traduction Nico Maury




La dernière confrontation électorale remonte aux législatives de juin 2012 dans un climat tendu par les conjectures sur une sortie de la Grèce de la zone euro. La gauche radicale, qui plafonnait jusqu'alors à moins de 5% des votes, avait été propulsée seconde force politique du pays avec 27% des voix, derrière Nouvelle démocratie.

Si le scrutin local se polarise sur le duel Nouvelle Démocratie/Syriza, il révèle aussi l'atomisation du paysage politique après des décennies de bipartisme et confirme la tendance à une abstention massive: 40% des dix millions d'électeurs ne se sont pas déplacés.

Percée de Syriza dans l'Attique

En 2010 les élections régionales dans l'Attique avaient été remportée par le PASOK qui avait obtenu la majorité des voix (52.87% au second tour). Syriza avait obtenu 6.23% des voix et le KKE 14.44%.

Lors des élections de dimanche Rena Dourou, qui conduisait la liste de Syryza arrive en tête des élections avec 23.76% des voix (+17,53 points). Le PASOK qui se présentait sous les couleurs de l'Olivier talonne la gauche avec 22,15% des voix (-1,9% points). Le KKE obtient 10,64% des voix, un score en recul (-3,8 points). La droite au pouvoir (ND) obtient 14.12% des voix.

En Macédoine orientale et Thrace

La droite (ND) obtient 31.12% des voix (41.08% en 2010), la sociale-démocratie arrive second avec 27.67% (41.75% en 2010). Syriza arrive second avec 11.27% des voix (4,62% en 2010). Le parti de droite ANEL recueille 8,47%, les néonazis de l'Aube dorée 6,17% et le KKE 5,47% (7.74% en 2010).

Nord Egée

La droite (ND) arrive en tête des élections avec 31.47% des voix (38,28% en 2010 en coalition avec le LAOS). La sociale démocratie recule à la seconde place avec 25.92% des voix (36.32% en 2010). Syriza recueille 19.37% des voix et la troisième place (4.21% en 2010). On saluera le bon score du KKE qui obtient 14.70% des voix (15.74% en 2010).

Grèce occidentale

L'olivier (PASOK) arrive en tête des élections avec 23.03% des voix (43.32% en 2010), la droite (ND) recueille 19.91% des voix (26.7% en 2010). Syriza recueille 16.84% des voix et la troisième place (3,70% en 2010). La Gauche démocratique obtient 12,65% des voix, le Parti communiste (KKE) recueille 8,80% des suffrages (11.14% en 2010).

Macédoine occidentale

La droite (ND) arrive de nouveau en tête avec 36.17% des voix contre 46.30% en 2010, Theodore Karypidis (diss-PASOK) arrive second avec 28.92% des voix. Syriza arrive troisième avec 10,82% des voix (3.26% en 2010). La sociale démocratie (Olivier-PASOK) recueille 10,73% (38,40% en 2010), le KKE recueille 6,83% des voix (8.22% en 2010).

Continent

La droite arrive en tête et majoritaire dans cette préfecture, elle recueille 50.79% des voix (44,76% en 2010). La seconde place est remportée par Syriza qui recueille 24.56% des voix contre 3.59% en 2010. La sociale démocratie s'effondre à 9,68% (38.70% en 2010). Le Parti communiste (KKE) recueille 8,09% des voix (8.36% en 2010).

Thessalie

La droite est en tête avec 42.62% des voix, la sociale démocratie recueille 17.32% des voix suivit de Syriza avec 13.27%. Le parti communiste (KKE) recueille le score de 10,47% des voix.Les néonazis de l'Aube dorée obtiennent 6,91%.

Îles ioniennes

Tout c'est joué a quelques centaines de voix, mais la droite arrive en tête de pas grand chose face à Syriza, la ND recueille 21.83% des voix (30,4% en 2010) et son rival de gauche 20.50% (4.38% en 2010). La sociale démocratie obtient 14.48% des voix (25.55% en 2010). Le Parti communiste recueille 11.44% des voix (15,30% en 2010). Les néonazis obtiennent 5,18%.

Macédoine centrale

La coalition de la droite indépendante (ANEL) et de l’extrême droite (LAOS) arrive en tête des élections dans cette préfecture avec 32.79% des voix. La droite recueille 18.71% des voix (43,19% en 2010). Syriza réalise le score de 11.65% (3.64% en 2010). Les néonazis recueillent 8,73%, le KKE 7,88% (9.09% en 2010).

Crète

En Crète le PASOK arrive en tête avec 40.84% des voix (il avait été élu au premier tour en 2010). La droite recueille 26.13% des voix, 18.82% pour Syriza et 5,76% pour le KKE.

Sud de l'Égée

La droite est en tête avec 35.71% des voix (31,08% en 2010), le PASOK perd son leadership et recueille 32.10% (50.90% en 2010). Syriza arrive troisième avec 18.39% des voix (5.14% en 2010) et le KKE recueille 8.02% des voix (9.04% en 2010).

Péloponnèse

La domination de la droite est sans partage, elle recueille 43.35% des voix lors de ce premier tour, Syriza qui arrive second ne recueille que 15.63% (3.93% en 2010), elle est suivit de près par la sociale démocratie qui conserve 15.45% des voix (41.71% en 2010). Les néonazis obtiennent 8,97% des voix et le KKE 6,43% des voix (6.79% en 2010).

Grèce continentale

Ici aussi la domination de la droite est sans partage, la ND arrive en tête avec 41.18% des voix (35.20% en 2010), Syriza s'impose à la seconde place avec 18.53% des voix (3,70% en 2010). Une liste dissidente de droite obtient 14.92% et les néonazis 8.90% des voix. Le KKE recueille 8,76% des voix (10.87% en 2010).

Pour les municipales

A Athènes, la sociale démocratie (olivier-PASOK) arrive en tête avec 21.05% des voix (28.38% en 2010). Syriza arrive second avec 19.99% des voix (5.79% en 2010). La droite recule à 16.92% (34,97% en 2010) et perd son électorat au profit des néonazis de l'Aube dorée qui réalise le score dégueulasse de 16,12%. Le KKE réalise 7,42% des voix contre 13,73% en 2010.

A Thessalonique, la sociale démocratie (olivier-PASOK) arrive en tête avec 36.05% des voix (33.58% en 2010). La droite recueille 26.21% des voix (37.91% en 2010), Syriza 10,55% (3.67% en 2010). L'Aube dorée recueille 7,70% suivit du KKE avec 6,21% (9.50% en 2010).




Le KKE réalise de bons scores dans plus de 20 municipalités, à Sérifos avec 49,39% des voix, à Icaria 26,32%, à Πετρουπόλεως 26,32%, à Patras 25.28%, à Skopelos 24,44%, à Kaisarianis 22,32%, à Aliartou 21,54%, à Levadeon 20,95%, 20,39% à Corfou, 19,13% à Tyrnavou, 18,43% à Haidari, 15,42% à Samos, 14,88% à Zagora, 14,86% à Anargiron, 14,79% à Ithaca, 14,05% à Keratsinioy, 13,83% à Aigaleo, 13,39% à Preveza, 13,12% à Korydallou, 13,21% à Fournoi Korseon.

Elections régionales et municipales, principes et organisation

Une importante réforme de l’échelon régional a été mise en œuvre en 2010 en Grèce. Le pays comptait jusque-là 54 préfectures et ne compte depuis 2010 plus que 13 périphéries, dotées d’un parlement régional élu au suffrage universel pour une période de quatre ans. Des élections régionales ne sont organisées en Grèce que depuis 1994. Le système électoral en vigueur est un original système proportionnel à deux tours, à l’image du système mis en place pour les élections communales en Italie. La liste obtenant la majorité absolue des voix au premier tour ou arrivant en tête du second tour obtient automatiquement une majorité absolue des sièges au parlement régional. Les autres listes se partagent les sièges restant de manière proportionnelle.




La Grèce compte 325 municipalités disposant toutes d’un parlement – le conseil municipal – et d’un maire élus directement par la population. Le nombre de municipalités a été très fortement réduit au cours des deux dernières décennies pour arriver à 325 au moment des élections municipales de 2010. L’élection d’un conseil dans les communautés – le second niveau de gouvernance local, inférieur au municipalité, est supprimée depuis 2010. Le mode d’élection des autorités municipales grecques est similaire à celui en vigueur pour les élections régionales (voir ci-dessus).

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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