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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Luttes sociales et politiques en Outre-Mer (DROM-COM-TOM)

Editorial de Georges Erichot, Secrétaire Général du Parti Communiste Martiniquais pour Justice l'hebdo communiste de Martinique


Ici comme ailleurs, luttes sociales et luttes politiques : un combat indissociable
Certes, les propos de ce haut cadre du premier syndicat ouvrier français doivent d’abord être replacés dans le contexte de la situation sociale de la France, qui se traduit chaque mois par la destruction de dizaines de milliers d’emplois. Et c’est parce qu’elle a pleinement conscience qu’elle a en face d’elle un gouvernement qui reste sourd aux revendications des travailleurs et qui n’a d’oreille que pour le patronat, que la CGT française propose de faire la liaison entre luttes sociales et luttes politiques.

Dans tous les pays, les se sont mobilisés pour exprimer leur rejet de ce système capitaliste libéral qui repose sur l’argent roi et qui ne vise que le profit par l’exploitation de plus en plus féroce ou subtile de la classe ouvrière.

En France, la multiplication et le durcissement des luttes sociales illustrent le refus des salariés de faire les frais d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

Et ce n’est pas un hasard si 72 % des Français ont approuvé ou ont éprouvé de la sympathie à l’égard de la mobilisation du 1er mai, alors que seulement 9 % s’y déclaraient hostiles ou opposés. Pour la première fois depuis 1948, toutes les centrales syndicales ont défilé sous une bannière unitaire réclamant une autre politique économique et sociale face à la crise, l’amélioration du pouvoir d’achat, le maintien d’une protection sociale efficace et du service public.

Mais ces manifestations unitaires avaient aussi une connotation politique.

“Nous sommes dans la construction d’un rapport de forces pour obtenir d’autres choix économiques et politiques”, expliquait dans une interview Maryse Dumas, secrétaire de la CGT.

Certes, les propos de ce haut cadre du premier syndicat ouvrier français doivent d’abord être replacés dans le contexte de la situation sociale de la France, qui se traduit chaque mois par la destruction de dizaines de milliers d’emplois. Et c’est parce qu’elle a pleinement conscience qu’elle a en face d’elle un gouvernement qui reste sourd aux revendications des travailleurs et qui n’a d’oreille que pour le patronat, que la CGT française propose de faire la liaison entre luttes sociales et luttes politiques.

Certes, les propos de ce haut cadre du premier syndicat ouvrier français doivent d’abord être replacés dans le contexte de la situation sociale de la France, qui se traduit chaque mois par la destruction de dizaines de milliers d’emplois. Et c’est parce qu’elle a pleinement conscience qu’elle a en face d’elle un gouvernement qui reste sourd aux revendications des travailleurs et qui n’a d’oreille que pour le patronat, que la CGT française propose de faire la liaison entre luttes sociales et luttes politiques.

Cependant la question à laquelle se trouve aujourd’hui confronté le peuple martiniquais, tout en présentant des points communs avec celle qui se pose en France, est fondamentalement différente.

Car dans cette néo-colonie départementale qu’est la Martinique, les effets de cette crise sont encore plus violents et ont aggravé les maux dont souffre notre pays : chômage massif, pauvreté accrue, vie chère, pouvoir d’achat en baisse, développement de la précarité, faiblesse de l’appareil de production, consommation quasi-totale de produits importés. En un mot, le mal-développement induit par le système colonial départemental de domination.

Les récentes propositions du fameux rapport Bolliet qui proposent de fermer les activités de production de la SARA au profit de l’importation de produits pétroliers finis montrent l’ampleur des ravages que peut provoquer dans ce pays déjà si mal développé une politique d’inspiration libérale et l’urgence de changer radicalement de cap.

Le puissant mouvement social du 5 février, qui a pendant trente-huit jours mobilisé le peuple martiniquais, a traduit l’exaspération de notre peuple face à l’incapacité du pouvoir à satisfaire ses légitimes revendications et une crise sociétale qu’il a voulu ignorer.

Les succès obtenus (augmentation des salaires, baisse des prix des produits de première nécessité, des carburants et de certains services, etc…) n’ont été possibles que grâce à l’unité syndicale autour du collectif du 5 février et à l’adhésion populaire. Et c’est pour court-circuiter ce mouvement populaire que Sarkozy, Fillon et Jego ont organisé à la hâte leurs Etats généraux.

Une grand-messe qui n’a d’autre but que de décrédibiliser le vote du Congrès en faveur de l’article 74 avec une perspective d’autonomie qui donnerait aux Martiniquais(es), à travers leurs élus, le pouvoir de mettre en oeuvre démocratiquement une autre politique de développement répondant à leurs aspirations. Une grand-messe qui, en relançant le débat autour de l’article 73 (assimilation), tente de mettre en danger les progrès déjà réalisés sur la voie de l’autonomie.

Il est temps de chacun comprenne que dans un pays encore sous le joug néocolonial, plus qu’ailleurs, les luttes sociales sont indissociables des luttes politiques. Car sans un vrai pouvoir politique, comment garantir le maintien des quelques avantages arrachés grâce à la mobilisation populaire ? Comment mettre en oeuvre cette nouvelle politique de développement durable et endogène réclamée par ces milliers de nos compatriotes, sans un véritable changement de statut ? Face aux ruses du pouvoir colonial allié au patronat, seul un front uni rassemblant les acteurs du mouvement social et les forces politiques favorables à une véritable évolution institutionnelle peut nous permettre d’avancer sur la voie de la responsabilité politique et du développement véritable.

C’est l’une des leçons à tirer du mouvement du 5 février

Ici comme ailleurs, luttes sociales et luttes politiques : un combat indissociable
Sommaire

Sa ka Pasé p. 2

Edito p. 3
- Luttes sociales et politiques

Mémoire du Peuple p. 4/5
- Les 89 ans de “Justice”

Luttes Sociales p. 5/6
- 1er mai, Journée internationale de la lutte des travailleurs
- colère des universités françaises

Société p. 6/8
- Grippe porcine
- plan d’urgence pour l’emploi des jeunes

Politique p. 8/12
- Le cncp tire les leçons du 5 Février
- quadrillage des etats Généraux
- elections européennes

Dans le Monde p. 12/14
- mumia abu-Jamal
- parti communiste ouvrier hongrois
- crise mondiale
- L’equateur aussi choisit la Gauche
- manuel rosales : refugié politique

Annonces Légales p. 14/19

Rdv Culturels p. 20

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

i[Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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