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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Communisme en Allemagne et en ex-RDA

Le 17 Août 1956, seulement 11 ans après la défaite d'Hitler et du fascisme, le Tribunal constitutionnel fédéral , à la demande du gouvernement de Konrad Adenauer, proclame l'interdiction du Parti Communiste d'Allemagne (Kommunistische Partei Deutschlands - KPD) - article et traduction Nico Maury


Il y a 60 ans, le Parti Communiste (KPD) était interdit en Allemagne de l'Ouest
Le KPD fondé par Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht, et Wilhelm Pieck en 1918, avait déjà été interdit par Hitler suite à "l’incendie du Reichtag". Sur les 330.000 membres du KPD, plus de 150.000 ont été déporté dans des camps de concentrations, environ 30.000 ont été tués. Le président du Parti communiste, Ernst Thälmann a été liquidée sur les ordres directs d'Hitler après 11 ans d'isolement cellulaire, le 18 août 1944. Les pertes du KPD furent de loin plus importantes que tous les autre groupe de résistance ou parti d'Allemagne.

Le mouvement pacifiste attaqué

L'interdiction du KPD doit être mise en relation avec le contexte de guerre froide et d'opposition du bloc occidental capitaliste contre l'Union soviétique. Avec la division de l'Allemagne après 1945 et ce contexte, en 1949, est créé par les puissances occidentales un Etat séparé d'Allemagne de l' Ouest.

Le gouvernement Adenauer commence, en 1949, secrètement le réarmement de l'Allemagne. La construction d'une nouvelle Wehrmacht est lancée, elle est encadrée par d'anciens généraux d'Hitler. Un large sentiment anti-militariste s'exprime avec le KPD et d'autres forces de paix, des manifestations et protestations sont organisées. Un référendum contre le réarmement est même lancé. Sur le territoire de la RFA, la Jeunesse libre allemande lutta contre le réarmement décidé par Adenauer. Le 19 septembre 1950 intervint la première réaction de la part du gouvernement : les membres de la FDJ, du KPD et de l'Union des Victimes du Régime nazi se virent interdire d'occuper des emplois dans l'administration.

Il y a 60 ans, le Parti Communiste (KPD) était interdit en Allemagne de l'Ouest
Cela n'empêcha pas la Jeunesse libre allemande de préparer un référendum contre le réarmement. Elle espérait qu'elle obtiendrait une adhésion massive en raison de l'antimilitarisme très répandu chez les jeunes Allemands dans l'immédiat après-guerre. Le 24 avril 1951, le gouvernement fédéral interdit le référendum par décret en le déclarant anticonstitutionnel. Le même jour, la FDJ d'Allemagne de l'Ouest (FDJ in Westdeutschland) fut également interdite en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avant d'être interdite sur tout le territoire de la RFA le 26 juin 1951.

L'interdiction du KPD

La résistance contre le réarmement de l'ouest doit être criminalisé et brisé selon les dirigeants de l'époque. Après la FDJ, le KPD, doit être mis hors la loi le communisme et mis au ban du mouvement ouvrier et syndical. Entre 1950 et 1968 près de 200.000 personnes ont été suspectées d'activités communistes et surveillées, 10.000 militants communistes furent emprisonnés.

Après l'interdiction des membres du KPD ont connu la répression politique après avoir maintenu des structures clandestines du Parti. Le symbole de cette répression est Josef Angenfort qui a été arrêté à plusieurs reprises et condamné à de la prison pour avoir revendiqué ses opinions communistes. Il faudra attendre le 25 septembre 1968, pour que le mouvement communiste ouest-allemand puisse retrouver un parti. Le Parti communiste allemand (Deutsche Kommunistische Partei - DKP) est fondé par des membres du KPD (avec le soutien de la RDA et de la SED).

L'interdiction KPD est encore un levier politique important même après 1990. L'interdiction du KPD est un moyen de dissuasion et donc tous les efforts pour réhabiliter les victimes des injustices pénales ont échoué jusqu'à présent. À ce jour, le Parti Communiste d'Allemagne est toujours interdit en République fédérale d'Allemagne.

Il y a 60 ans, le Parti Communiste (KPD) était interdit en Allemagne de l'Ouest
Même sort pour le Parti communiste de Sarre (Kommunistische Partei Saar)

Le land de Sarre est inclus dans la zone d'occupation française et devient de droit un véritable état sous protectorat français doté d’une souveraineté propre, mais amené à se rapprocher de la France. Suite à un vieux contentieux sur l'avenir de la Sarre (La France souhaite que la Sarre, qui bénéficie d'un gouvernement régional doté d'une autonomie politique, demeure néanmoins sous la tutelle économique et militaire française. L'Allemagne souhaite au contraire la fin du statut spécial de la Sarre et sa réincorporation au sein de la nouvelle République fédérale d'Allemagne), les Sarrois s'expriment par référendum le 23 octobre 1955 et rejettent le statut de la Sarre par 67,7 % des voix. Les Accords de Luxembourg, signés par la France et la RFA le 27 octobre 1956, permettent à la Sarre d'être rattachée à l'Allemagne de l'Ouest.

En 1957, Après l' adhésion de la Sarre dans la République fédérale, le KPS est considéré comme une organisation du KPD déjà interdit il y a quelques mois. Le 9 Avril 1957, le parti est finalement interdit par le ministre de l'Intérieur de la Sarre. Les bureaux du parti sont fermés, les fichiers confisqués, le journal du parti "Neue Zeit" saisi.

Les deux élus communistes présent au Landtag, Fritz Basel et Erich Walch sont démis de leurs mandats. Le KPS avait remporté 6,6% des voix et 2 élus lors des élections de 1955.

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Les publications sur ce blog n'engagent pas la responsabilité de la section de Vaulx-en-Velin du PCF, mais uniquement de son auteur.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Les publicacions en aquest bloc no comprometen la responsabilitat de la secció de Vaulx-en-Velin, però només el seu autor.

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