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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Position des communistes iraniens, du Parti Tudeh (interdit depuis 1982), sur la farce électorale du régime théocratique des Ayatollahs. Un texte que certains "communistes" (fort heureusement hors du PCF) devraient lire avant de diffuser la propagande des gardiens de la révolution islamique. Les communistes iraniens continuent le combat, les communistes français (les vrais, pas les rouges-bruns qui se cachent derrière le voile de l'anti-impérialisme) ne peuvent que leurs apporter tous notre soutien - traduction Nico Maury


Iran : Le show des élections parlementaires est fini, mais la lutte contre la dictature continue (Parti Tudeh)
Les candidatures aux législatives ont été filtrées avant le vote : sur 12.000 postulants, seuls 6 200 ont été autorisés à concourir, et 1 400, pour la plupart indépendants, se sont désistés jeudi au profit des grandes listes. Les réformistes, écartés du champ politique après la répression qui a suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en 2009, ont vu la plupart de leurs candidatures invalidées.

Le camp "réformateur" remporte 30 % des sièges au Parlement, contre 40 % pour le bloc conservateur et 17 % pour les indépendants. Pour les quelque 13 % restants (34 sièges), un second tour aura lieu en avril

Le taux de participation s’élève à environ 60 %.


Communiqué en date du 25 février

Le vendredi 26 Février, se tiendra en Iran une élection considérée comme «cruciale et importante» par Ali Khamenei, le guide suprême [du régime théocratique], ainsi que par toutes les factions du régime. Ils poussent le peuple a participer pour être crédible. Les voix de ces spectres appellent le peuple à prendre part à une «élection» dans laquelle les candidats sont proposées par le Conseil des gardiens, et à laquelle la condition préalable pour être candidat est d'exprimer pleinement sa loyauté envers le régime politique actuel, à savoir la dictature théocratique et ses politiciens véreux.

Plus de 50% des candidats ont été rejetés par le Conseil des gardiens et 75% de ceux qui ont fait objection à leur interdiction ont été rejeté, il faut considéré ces actions comme une répétions générale de chaque faction au pouvoir sur le rôle qu'elles vont jouer dans la farce électorale du 26 Février.

Le point clé ici est qu'avec ces re-disqualifications, il est maintenant clair qu'il n'y aura aucun changement, même minime, avec ces élections. Les droits du peuple ne seront pas respectés. Les politiques des dirigeants du régime sont claires. Tout comme le régime monarchique précédent [d'avant 1979], dans "l'Iran islamique" les droits fondamentaux du peuple ne peuvent être défendu par le régime despotique du guide suprême. Le peuple ne peut participer à une «élection» dont les candidats sont passés à travers les filtres des crépusculaires esprits des membres du Conseil des Gardiens.

Ils ont sauvagement disqualifié un grand nombre de candidats favorables à la réforme, les dirigeants du régime ont fait comprendre aux dissidents, aux forces politiques du pays, ainsi qu'à la société en générale, que les réformes commencées avec les élections présidentielles de 1997 et qui ont conduit à l'élection de Mohamad Khatami ne continuera pas.

Iran : Le show des élections parlementaires est fini, mais la lutte contre la dictature continue (Parti Tudeh)
Dans la période précédant le vote, le chef suprême voulait que l'élection reconnaisse le "droit des peuples". Cependant, après des spéculations optimistes de certaines forces politiques sur les bonnes intentions du leader, les larges déchéances des candidats favorables à la réforme, au profit des "Fondamentalistes" montre que le régime veut contrôler les élections législatives. Khamenei avait précédemment déclaré que tous les iraniens doivent participer à l'élection, même ceux qui "s'opposent au régime", mais après les vastes épurations, réalisées avec son consentement, il précise son intention " ... cela ne signifie pas qu'ils peuvent élire et envoyer au parlement des personnes opposées au régime ... Tous les électeurs, même ceux qui critiquent le régime, doivent participer ...". Son message au peuple et les forces politiques du pays est clair: il a besoin du vote populaire pour justifier le maintien du régime. Les gens n'ont pas le droit d'élire librement leurs candidats. C'est un processus malhonnête du système électoral du régime théocratique d'Iran contre les personnes ou les forces politiques de la nation.

De toute évidence, une assemblée constituée des vrais représentants du peuple ne sortira pas de ce spectacle électoral, le futur parlement, globalement, poursuivra la même politique. L'élection parlementaire du 26 février est la continuation de la tendance actuelle du régime théocratique d'Iran. Le résultat final verra un équilibre entre les factions dirigeantes autour d'allégeance au leadership du Guide suprême. Par conséquent, il ne serait pas faux de dire que l'équilibre et la répartition du pouvoir entre les factions du régime a été organisé au cours des dernières semaines dans les coulisses. Le résultat du vote du 26 février n'aura pas d'impact sur ce qui a déjà été décidé "en haut".

Le fait est que le régime théocratique d'Iran doit acquérir une légitimité politique aux yeux du monde pour préparer le terrain pour ses plans pour la JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action, accord entre l'Iran et les 5+ 1 sur la question de la non prolifération nucléaire). Le régime va essayer d'encourager les différentes couches de la société à prendre part à son élection par la propagande et des slogans vides.

Si les forces pro-réforme iraniennes considèrent avoir une mission et un rôle dans cette phase cruciale de l'histoire de notre nation, ils ont seulement un moyen de réussir, et peuvent essayer de mobiliser le mouvement populaire, dans le même façon que M. Mir-Hossein Mousavi avait fait lors de l'élection présidentielle de 2009.

Iran : Le show des élections parlementaires est fini, mais la lutte contre la dictature continue (Parti Tudeh)
La volonté d'une participation forte à cette élection, à tout prix, par tous les moyens, doit permettre de se soumettre aux exigences du guide suprême religieux, et casser le droit du peuple à avoir une élection libre. Ici le peuple pourra voter pour des candidats triés sur le volet par le Conseil des Gardiens. Ces magouilles ne peuvent pas être considérées comme des élections. Ceci n'aura comme résultat la continuation d'une situation désastreuse. C'est seulement à travers une lutte commune et par des protestations organisées de toutes les forces populaires que le régime despotique actuel pourra vaciller, il sera contraint de céder aux exigences du peuple.

On ne peut pas prétendre mener une lutte pour le «changement» démocratique et en même temps garder le silence sur les principaux objectifs de cette élection. L'illusion ne peut pas être masquer les exigences et les attentes de la population en termes socio-économiques - dont le dos a été rompu sous la pression économique et la répression politique infligée par le régime théocratique - qui peuvent être réalisés et atteints grâce à une telle élection.

Le Parti Tudeh d'Iran estime qu'il faut affronter et combattre les complots du régime qui veut consolider son pouvoir grâce à cette élection, il est nécessaire qu'un large éventail des forces de gauche, des forces populaires démocratiques, progressistes prennent un rôle particulier pour rassembler dans les luttes pour défaire le projet de renforcement de la confiance avec le régime.

Ceux qui soutiennent le régime théocratique tentent, une fois de plus, de faire croire au peuple qu'il faut choisir entre le «mauvais» et le «pire». Cependant, l'essence de ce régime dictatorial restera la même, et qu'il ne pourra y avoir que quelques changements superficiels et insignifiants dans la vie du peuple, aucun autre point de vue est imaginable. Cela a pour but de cacher 37 ans de désastres pour le peuple d'Iran, qui est passé de la dictature de l'ancien régime, qui conduit à la victoire de la révolution islamique de 1979, à une autre.

Il ne fait aucun doute qu'après l'élection du 26 février, les factions du régime, et ses cercles politiques, vont jouer avec les statistiques et les chiffres pour créer des analyses colorées dans les médias afin de décrire le résultat la «participation massive» du peuple comme une victoire. Cependant, les contradictions entre la nation et le régime théocratique ne seront pas résolus par des tactiques et des statistiques. Après les élections, peu importe cla réaction du peuple, les attentes de la population après la JCPOA, pour sortir de la situation économique désastreuse, seront beaucoup plus élevé qu'avant.

Si le régime et son Conseil des gardiens réactionnaires n'avait pas vidé le futur parlement de sa vraie substance, le 26 février aurait pu révéler l'incapacité des candidats triés sur le volet par la dictature à tenir leurs promesses, face à des candidats dévoués et fidèles à une véritable réforme et à la défense les droits du peuple dans la période post-JCPOA.

Iran : Le show des élections parlementaires est fini, mais la lutte contre la dictature continue (Parti Tudeh)
La lutte contre la dictature doit passer par la phase démocratique car l'évolution est imparable. La situation économique gravement désastreuse souligne l'importance des changements politiques en faveur de la liberté, d'une part, et des changements économiques en faveur de la justice sociale, de l'autre. Aucun argument superficiel ne peut justifier la poursuite de la dictature théocratique. L'avenir de notre pays est doit se faire par des développements majeurs. Le régime théocratique passe d'une crise à l'autre et son seul moyen de faire face aux crises est la répression, comme toutes les dictatures. Dans la période suivant la JCPOA et après une élection dans laquelle le régime a choisi la composition du Parlement, foulant ainsi aux pieds les droits du peuple, nous pouvons et devons défier la dictature théocratique par l'action unie des mouvements sociaux et des forces politiques prônant le changement démocratique. Il faut créer une force nécessaire pour obtenir un développement politique réelle afin d'établir la démocratie. L'établissement d'une large unité entre toutes les forces qui croient en la démocratie et en la justice sociale dans le pays.

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

i[Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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