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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Espace nord-américain : Etats-Unis-Canada-Québec

Cette émission revient sur l'histoire de la Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada - dont on connait toutes et tous la chanson pour "vaincre la bourgeoisie forgeons notre parti" - et comment les combats pour l'autodétermination des francophones (acadien.ne.s) des provinces maritimes et la lutte des classes sont liées



Durant les années 1970, les militants communistes ont été de toutes les luttes syndicales et nationalistes visant à améliorer les conditions de vie des Acadiens, à une époque où ceux-ci étaient particulièrement vulnérables économiquement. Puis, ils ont disparu aussi vite qu'ils sont apparus, stigmatisés et désillusionnés. Philippe Volpé, chercheur et auteur, raconte à Jacques Beauchamp que l'émergence du marxisme-léninisme acadien a coïncidé avec celle du nationalisme acadien.

Au début des années 1970, le keynésianisme et les vagues de rationalisation, d’urbanisation et d’industrialisation d’après-guerre ont laissé des marques dans la Péninsule acadienne. Dans les secteurs de la pêche et des forêts, notamment, les emplois se font rares. Le nord-est du Nouveau-Brunswick a un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne nationale, atteignant parfois 19,5 %. Certaines communautés comptent jusqu’à 30 % d’assistés sociaux.

Un terreau fertile pour la contestation

Pour ceux qui ont un emploi, la situation n’est pas toujours plus reluisante. Les mauvaises conditions de travail sont à la source de blessures, et les salaires sont si bas que le chômage devient un choix avantageux. C’est ce qui pousse les employés de l’usine Cirtex, sous propriété japonaise, à déclencher une grève qui dure 13 mois.

Ces remous mènent à la fondation du Parti acadien, de la revue de gauche L’acayen, de conseils régionaux d’aménagement et du Front de libération de l'Acadie.

"Il y a une convergence entre les questions économiques et nationales. Les Acadiens sont défavorisés en raison de leur statut socioculturel. On lit Albert Memmi, Frantz Fanon, Jacques Berque… […] Être pauvre, au Nouveau-Brunswick, c’est un peu être francophone. Le grand mot d’ordre, c’est de libérer l’Acadie. Il faut l’émanciper de son oppresseur. L’oppresseur est le méchant anglophone, qui sera tantôt incarné par l’État ou par les industries." - Philippe Volpé

D’un parti à l’autre

Voué à la décolonisation des francophones des Maritimes, le Parti acadien compte notamment des partisans marxistes-léninistes. Ces derniers souhaitent habiliter politiquement les francophones et s’opposent à la politique d’aménagement territorial du gouvernement, qui consiste à dégarnir les régions au profit des villes afin de simplifier l’administration des services. Ils favorisent plutôt le développement régional par l’ouverture de jardins communautaires, de comptoirs alimentaires et de coopératives.

De fil en aiguille, l’idéal de la lutte des classes prend le pas sur celui de la décolonisation. La question de l’affirmation acadienne devient secondaire à la lutte globale contre le capitalisme. Le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili avive l’idéal révolutionnaire.

Les militants marxistes-léninistes rejoignent en bloc la Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada, qui devient le Parti communiste ouvrier. Lors de la crise du hareng, en 1979, marquée par l’opposition des petits pêcheurs côtiers aux pêcheurs hauturiers, ils font des grèves tournantes, bloquant l’accès aux quais.

Une étiquette qui fait mal

L’Union des pêcheurs des maritimes (UPM) sort minée de son affiliation avec le Parti communiste ouvrier. Une centrale syndicale de Moncton refuse l’accès à ses membres et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick menace de désaffilier l’UPM. Les préjugés forcent les partisans à militer dans la clandestinité.

En 1983, il ne reste plus rien du mouvement marxiste-léniniste. Le peu de gains obtenus au fil des ans, la dureté de la lutte et la découverte des crimes commis en Chine au nom du maoïsme achèvent de désengager même les plus convaincus.

Selon Philippe Volpé, les marxistes-léninistes d’hier ont pu tirer profit de leurs apprentissages dans d’autres combats, comme le féminisme, l’écologie, le syndicalisme et la coopération internationale.

Emission Ici Radio Canada

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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